Wihr-au-Val
| Wihr-au-Val | |
Vue du village. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Haut-Rhin |
| Arrondissement | Colmar-Ribeauvillé |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de Munster |
| Maire Mandat |
Gabriel Burgard 2020-2026 |
| Code postal | 68230 |
| Code commune | 68368 |
| Démographie | |
| Gentilé | Wihriens |
| Population municipale |
1 195 hab. (2023 |
| Densité | 95 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 03′ 15″ nord, 7° 12′ 23″ est |
| Altitude | Min. 288 m Max. 960 m |
| Superficie | 12,54 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Colmar (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Wintzenheim |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.wihr-au-val.fr/ |
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Wihr-au-Val (en allemand Weier-im-Tal, en alsacien Wihr ìm Dàl) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
Elle est située à 15 km de Colmar et à 85 km de Strasbourg.
Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
C'est un petit village vinicole faisant partie de la vallée de Munster. Les habitants sont appelés les Wihriens.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune de Wihr-au-Val est située dans le département du Haut-Rhin, dans la région Grand-Est[1]. Elle est installée dans la vallée de Munster, entre Gunsbach et Walbach. Son territoire s’étend des deux côtés de la vallée. Il englobe au nord les vallons de l’Altenbach et du Thormattenbach, ses limites au nord étant le Zwergberg et le Grand Hohnack. Du côté sud, il s’étend sur les pentes du Staufen, qui constitue son extrémité méridionale[2].
La ville la plus proche est Munster, située à 5,28 km à l’ouest, sans que Soultzbach fasse pour autant partie de son unité urbaine. Elle est en revanche une commune de la couronne de l’aire d'attraction de Colmar, qui est située à 11,68 km à l’est[1],[3],[4].
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 1 254 hectares ; son altitude varie entre 288 et 960 mètres. Les forêts occupent 730 hectares, soit près de 60 % du ban communal.
Le point culminant du ban communal est situé à 960 m, sur les flancs du Kuhberg, aux confins des bans d'Orbey et de Gunsbach.
Le sommet le plus haut de la commune est le Zwergberg situé à 951 m d'altitude, au nord du village, et son sommet le plus emblématique est le Staufen à 899 m d'altitude, situé au sud.
Le village est situé sur un substrat alluvial. Le massif au nord du ban est essentiellement granitique jusqu'à 900 mètres d'altitude. La crête est constituée de grès rose. Le massif du Staufen, au sud, est constitué essentiellement de schiste[5].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Fecht et le Krebsbach[6],[7],[Carte 1].
La Fecht, d'une longueur de 49 km, prend sa source dans la commune de Metzeral et se jette dans l'Ill à Illhaeusern, après avoir traversé 19 communes[8]. Les caractéristiques hydrologiques de la Fecht sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 4,34 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 59,1 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 82,9 m3/s, atteint le [9].
Le village est traversé par le ruisseau du Grosswasserbach ou Thormattenbach partiellement enterré, affluent rive gauche de la Fecht. Le Muehlcanal est un ancien canal de dérivation situé en rive gauche de la Fecht, qui alimentait les anciens moulins. Le Krebsbach, affluent en rive droite de la Fecht traverse également le ban communal[10].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[13] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[14]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 971 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Munster à 6 km à vol d'oiseau[17], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 053,5 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Wihr-au-Val est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Colmar, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[1]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,5 %), terres arables (11,7 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %), zones urbanisées (5,1 %), cultures permanentes (4,2 %), prairies (4,1 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Le village est situé au bord de la D417 (ancienne Route Nationale 417) reliant Colmar à Remiremont par le col de la Schlucht.
Il est traversé par la D10 reliant Ingersheim à Sondernach.
Il est desservi par la ligne de chemin de fer Colmar-Metzeral, Gare de Wihr-au-Val-Soultzbach.
Toponymie
[modifier | modifier le code]La première origine connue du nom date d'un document de 896 sous le nom de « Bonifacii Villare », c’est-à-dire la villa de Bonifacius, duc franc d'Alsace. D'après ce document, Bonifacius vers 660 s'était fait ériger un pavillon de chasse où il séjournait quand il venait chasser ; son souvenir lui survit dans le nom du village portant désormais son nom. Par la suite « Villare » est devenu, « Wilre » (1120), « Wilr bi Girsperg » (1344), « Wilr im Munstertal » (1475), « Weiller » (1572), puis « Wihr »[24].
Il était toujours précisé « Weiller im Gregorienthal (aujourd'hui encore les bornes marquant le ban communal portent les lettres « WIG », « WG » ou « GW »), ou « Wihr au Val Saint Grégoire » à compter de 1648. Après 1789, la mention à Saint Grégoire disparaît et la ville devient Wihr-au-Val.
La commune s'est appelée Weier im Thal entre 1871 et 1918 et entre 1940 et 1945, périodes d'occupations de l'Alsace par l'Allemagne.
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Le site de Wihr fait partie des possessions de l’abbaye de Munster au VIIe siècle avant d’entrer en possession de l’évêché de Bâle à la fin du XIe siècle. Peu de temps après, vers 1100, le village est donné en fief aux Ribeaupierre qui ont font par la suite le chef-lieu d’un baillage regroupant leurs territoires situés entre Turckheim et Munster. Signe de son importance, le lieu est protégé par des fortifications, une enceinte et un château, à partir du XIIIe siècle. Une chapelle dédiée à sainte Barbe est également construite intra-muros vers 1300. À cette époque, l’activité économique est essentiellement centrée autour de la vigne, cultivée depuis au moins le milieu du XIIIe siècle, les moulins à farine exploitant l’énergie hydraulique de la Fecht, et les tuileries[25].
Époque contemporaine
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L’activité économique est profondément modifiée par le développement de l’industrie textile, avec la fondation du tissage Jean Kiener et Fils en 1834 et du tissage Immer-Klein en 1895. Le développement industriel entraîne à sa suite une extension du village en dehors de ses murs à la fin du XIXe siècle et au cours de la première moitié du XXe siècle, localisée essentiellement le long au sud le long de la rue de la Gare et à l’ouest le long de la route de Gunsbach. Le besoin d’ouvrir davantage le centre bourg se traduit par la démolition d’une grande partie des fortifications, mais le village sort de la Première Guerre mondiale sans trop de dommages, alors que les villages situés en amont ont souvent été en grande partie rasés par les bombardements[25].
Wihr-au-Val ne réchappe toutefois pas à la Seconde Guerre mondiale : le , en représailles à la résistance de soldats français à proximité et pour semer la terreur, les Allemands bombardent le village avec des obus incendiaires, entraînement la destruction presque totale du village intra-muros. Une première campagne de reconstruction a lieu entre 1942 et 1943 sous l’administration de l’occupant et une seconde entre 1949 et 1952 sous la direction du ministère de l’urbanisme et de la reconstruction. L’extension urbaine se poursuit au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, cette fois essentiellement vers l’est, tandis que l’activité agricole se réduit, la surface des parcelles de vigne n’étant plus que de 50 ha en 1990[25].
Politique et administration
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Découpage territorial
[modifier | modifier le code]La commune de Wihr-au-Val est membre de la communauté de communes de la Vallée de Munster[26], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Munster. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[27].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[26].
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Wintzenheim pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[28].
Élections municipales et communautaires
[modifier | modifier le code]Élections de 2020
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal de Wihr-au-Val, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[29], pour un mandat de six ans renouvelable[30]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de quinze[31]. Les quinze conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 23,13 %. Tous sont issus de la liste menée par Gabriel Burgard (Ensemble pour Wihr-au-Val), unique candidat pour cette élection[32],[33].
Les deux sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes de la Vallée de Munster vont à la liste de Daniel Thomen[33].
| Tête de liste | Suffrages | Pourcentage inscrits | Pourcentage exprimés | Siège(s) CM | Siège(s) CC | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Gabriel Burgard[33] | 241 | 23,12 % | 100 % | 15 | 2 | |
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Finances communales
[modifier | modifier le code]En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[35] :
- total des produits de fonctionnement : 966 000 €, soit 740 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 736 000 €, soit 563 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 135 000 €, soit 103 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 80 000 €, soit 61 € par habitant ;
- endettement : 296 000 €, soit 227 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 6,31 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,16 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 42,01 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]Dans les années 1830, la commune comporte une classe unique comptant environ deux cents élèves. La majorité ne fréquente toutefois l’école qu’en hiver, leurs parents préférant les faire travailler le reste de l’année. Une nouvelle école est construite en 1838 pour les garçons, les filles restant dans l’ancienne école. Une nouvelle école de fille est construite vers 1850, mais détruite dans un incendie peu de temps après en 1858. À peine reconstruite, elle brûle une nouvelle fois, ce qui impose la tenue des cours dans l’école des garçons pendant une période prolongée[36].
En 2023, Wihr-au-Val dispose d’une école maternelle avec une classe de vingt-quatre élèves, ainsi que d’une école primaire comptant cinquante-six élèves répartis en trois classes[37]. Pour l’enseignement secondaire général, les établissements les plus proches sont le collège Frédéric Hartmann et le lycée général Frédéric Kirschleger, tous deux situés à Munster. Pour l’enseignement secondaire professionnel, les établissements les plus proches sont le lycée polyvalent Lazare de Schwendi à Ingersheim et le lycée horticole du Pflixbourg à Wintzenheim.
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].
En 2023, la commune comptait 1 195 habitants[Note 5], en évolution de −5,38 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Revenus de la population et fiscalité
[modifier | modifier le code]En 2017, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 780 €[42].
Emploi
[modifier | modifier le code]En 2017, la population âgée de 15 à 64 ans comptait 78 % d'actifs en 2016, dont 72.6 % ayant un emploi et 5,4 % de chômeurs.
On comptait 337 emplois dans la zone d'emploi en 2016, contre 378 en 2011. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 568, l'indicateur de concentration d'emploi est de 59,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins de 0,6 emplois par actif.
Entreprises et commerces
[modifier | modifier le code]Au , Wihr-au-Val comptait 123 établissements : 11 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 7 dans l'industrie, 21 dans la construction, 62 dans le commerce-transports-services divers et 22 étaient relatifs au secteur administratif.
Vignoble
[modifier | modifier le code]Le vignoble de Wihr-au-Val, dont les coteaux montent jusqu'à 500 mètres d'altitude, constitue le vignoble le plus élevé de l'ensemble de l'appellation Vins d'Alsace.
Bénéficiant des appellations Linsenberg, Herrenreben, Holder et Val Saint Grégoire, ces vins produits sur sol granitique et en altitude présentent un caractère spécifique.
Tourisme
[modifier | modifier le code]Le village dispose de deux campings, plusieurs gîtes et chambres d'hôtes.
Plusieurs itinéraires circulaires balisés par le Club Vosgien permettent de découvrir les environs.
Deux pistes cyclables sont disponibles : la voie verte de la Vallée de Munster et la piste cyclable Wihr-au-Val - Gunsbach - Piscine de Munster.
Le restaurant de la Nouvelle Auberge a été gratifié d'une étoile au Guide Michelin.
Industrie
[modifier | modifier le code]L'activité textile qui avait fait la richesse de Wihr-au-Val a disparu désormais.
Une usine d'emballage et de conditionnement est actuellement établie sur le ban communal.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Patrimoine religieux et funéraire
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Bien que l’église Saint-Martin soit située à peu près au même emplacement que l’église médiévale, rien ne subsiste de cette dernière. L’édifice actuel est construit entre 1869 et 1873 pour remplacer l’ancienne église, jugée trop petite. À ce titre, la nouvelle église, dessinée par l’architecte Victor Heilmann et inspirée de l’église Saint-Augustin de Moosch, se distingue par ses dimensions imposantes avec trois vaisseaux voûtés d’ogives. Tout comme le bâtiment, le mobilier fabriqué par l’atelier Klem adopte le style néogothique. L’église est fortement endommagée pendant le bombardement du et restaurée entre 1947 et 1949, mais sans les voûtes de la nef et avec un nouveau mobilier moderne[43]. L’église conserve également quelques œuvres anciennes, notamment un Christ en croix réalisé vers 1500 et trois statues du XVIIIe siècle provenant de l’ancien autel baroque[44].

La commune compte par ailleurs plusieurs chapelles. Située dans le cimetière à proximité de l’église, la chapelle-ossuaire Saint-Michel date des environs de 1500 est inscrite aux monuments historiques depuis 1986. Située à l’écart sur le Sonnenberg, la chapelle de la Sainte-Croix est le siège d’un pèlerinage depuis sa construction en 1737. Détruite en 1793, elle est reconstruite dès 1806 et dotée d’un chemin de croix monumental s’étendant le long de la montée à la chapelle depuis le village[43]. La chapelle Sainte-Barbe, construite vers 1300 et située au cœur du village, a toutefois été rasée en 1970 et remplacée par un square[45].
Alors que les croix de chemin sont assez rare dans la vallée de Munster, majoritairement protestante, la commune en compte six, dont les plus anciennes datent du milieu du XVIIIe siècle[46].
Patrimoine militaire
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Des fortifications de Wihr-au-Val construites au XIIIe siècle ne subsiste guère que la porte basse, ou Untertor, le reste ayant été progressivement rasé entre le XVIIIe et XXe siècles. Celle-ci est en outre très fortement restaurée, seule le rez-de-chaussée étant encore en partie d’origine, les étages ayant été reconstruits plusieurs fois entre le XIXe siècle et 1960. La base d’une tour est également visible rue du Château. Ce dernier, appelé Sonnenbourg, a été rasé entre 1814 et 1881 et il n’en subsiste que la terrasse de soutènement[47].
Sur le versant opposé au village, de l’autre côté de la vallée, se trouve le château du Gigersbourg. Construit probablement à la fin du XIIe siècle par les Girsberg, il est détruit en 1291 après un siège de près de six mois mené par Rodolphe Ier de Habsbourg. Reconstruit dès 1296, il passe aux Ribeaupierre en 1316. Détruit à une date indéterminée, il n’en reste plus aucun vestige visible en élévation[48].
Patrimoine civil
[modifier | modifier le code]La maison de vigneron au 25, Grand Rue, construite au XVIIe siècle et transformée au XVIIIe siècle est l’une des rares rescapée du bombardement du , qui a détruit la majorité de l’habitat ancien intra muros. Le cœur de village est ainsi majoritairement issu de deux programmes de reconstruction. Le premier fait partie du projet « Ordre nouveau » lancé par le gauleiter Robert Wagner en 1941. Les deux fermes prolongées d’une grange-étable accolées symétriquement dans la rue du Fossé font notamment partie de cet ensemble. La plupart des habitations datent toutefois de la reconstruction après-guerre pilotée par le ministère de la reconstruction[43].
Patrimoine industriel
[modifier | modifier le code]Du passé industriel de Wihr-au-Val subsiste notamment une partie du tissage Immer-Klein situé au lieu-dit Nouvelle Auberge. L’activité textile de cette usine construite en 1895 a cessé au milieu des années 1930, mais les bâtiments ont été réhabilités pour d’autres usages en conservant la majeure partie des formes d’origines, notamment les ateliers à sheds, la chaufferie et la salle de la machine à vapeur. Les activités antérieures à l’industrie textile sont principalement représentées par l’ancienne tuilerie située rue de la Gare[46].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Médard Burgard, homme politique, né dans la commune ;
- Albert Schweitzer, qui a joué son dernier concert dans la commune ,
- Boniface d'Alsace, duc d’Alsace auquel la création du village est rattaché.
Héraldique
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Les armes de Wihr-au-Val se blasonnent ainsi : |
Le blason représente deux goupilles de roues, qui évoquent sa position près d'une route commerciale.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 211 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/2006 au 01/04/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Wihr-au-Val » sur Géoportail (consulté le 15 juin 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune de Wihr-au-Val ».
- ↑ « Carte IGN de Wihr-au-Val » sur Géoportail (consulté le 10 février 2026).
- ↑ Stephan Georg, « Distance entre Wihr-au-Val et Munster », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ Stephan Georg, « Distance entre Wihr-au-Val et Colmar », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ Système d’information pour la gestion de l’Aquifère rhénan, « Fiche commune Wihr-au-Val », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines.
- ↑ Sandre, « le Krebsbach »
- ↑ « Fiche communale de Wihr-au-Val », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Fecht »
- ↑ « Station hydrométrique La Fecht à Wihr-au-Val [rue de la Fecht] », sur l'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- ↑ Base Sandre, « Fiche de Wihr-au-Val », sur sandre.eaufrance.fr.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Wihr-au-Val et Munster », sur fr.distance.to (consulté le ).
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- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
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- ↑ Rachel Noël, « Collectivité européenne d’Alsace : ce qu'il faut savoir sur le projet », sur www.francebleu.fr, (consulté le ).
- ↑ Loi no 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51 et son décret d'application no 2013-938 du 18 octobre 2013.
- ↑ « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le )
- ↑ Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
- ↑ « Candidatures au 1er tour pour Wihr-au-Val », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le ).
- « Résultats du 1er tour pour Wihr-au-Val », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le )
- ↑ Résultats des élections Municipales 2008 : Wihr-au-Val
- ↑ Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du sur Internet Archive).
- ↑ Robert Schmitt, « Les écoles munstériennes à travers les siècles. De la fin de l'ancien régime à la guerre de 1870 », Annuaire de la Société d'histoire du val et de la ville de Munster, vol. 30, , p. 37-43 (ISSN 1146-7363, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ INSEE, « Comparateur de territoire - commune de Wihr-au-Val ».
- Raimbault et Schwarz 2011, p. 37.
- ↑ Raimbault et Schwarz 2011, p. 38.
- ↑ Notice no IA68001259, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Raimbault et Schwarz 2011, p. 40.
- ↑ Raimbault et Schwarz 2011, p. 36.
- ↑ Notice no IA68001364, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Pierre Brunel, Gérard Leser et Louis Schlaefli, « Nouvelles découvertes dans la chapelle ossuaire Saint Michel de Wihr-au-Val », in Annuaire de la Société d'histoire du val et de la ville de Munster, 2002, no 56, p. 46-55
- « Les événements du dans la vallée de Munster », in Almanach d'Alsace n°69, 1980.
- Wihr-au-Val à travers les âges, (2000) (ISBN 2-9515999-0-0), Adaptation de Ortsgeschichte von Weier im Tal (1938) de M.
- René Victor Wehrlen, La promenade d'un bataillon d'instruction sur le front de l'Est, et les combats du 21/42e R.I.F. dans la vallée de Munster et au Col de la Schlucht (Vosges) en , 1979.
- Samuel Wernain, Les orgues de Wihr-au-Val et l’orgue Mutin Cavaillé-Coll, Éditions Delatour France, Sampzon, 2006 (ISBN 2-7521-0031-0).
- Albert Zeh, « Wihr-au-Val, », in Annuaire de la Société d'Histoire du Val et de la Ville de Munster, 1999.
- Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, La vallée de Munster, Lyon, Éditions Lieux Dits, , 128 p. (ISBN 978-2-36219-039-1).
- Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

