Soultzbach-les-Bains

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Soultz-les-Bains, commune du Bas-Rhin
Soultzbach-les-Bains
L'église.
L'église.
Blason de Soultzbach-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Munster
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de Munster
Maire
Mandat
Jean-Louis FEUERSTEIN
2014-2020
Code postal 68230
Code commune 68316
Démographie
Population
municipale
714 hab. (2012)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 18″ N 7° 12′ 17″ E / 48.0383333333, 7.2047222222248° 02′ 18″ Nord 7° 12′ 17″ Est / 48.0383333333, 7.20472222222
Altitude Min. 306 m – Max. 899 m
Superficie 7,06 km2
Localisation

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Soultzbach-les-Bains

Soultzbach-les-Bains (all. Bad Sulzbach) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village sur la route des Vins d'Alsace. Le village est situé à l'entrée d'un vallon latéral de la grande et belle vallée de Munster. Soultzbach-les-Bains est traversé par le Krebsbach et le Runsbach et se situe à 6 km de Munster et à 14 km de Colmar. Les communes limitrophes sont Wasserbourg, Griesbach-au-Val et Wihr-au-Val.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Krebsbach
  • Runsbach

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Soultzbach (de sultz, sel et bach, ruisseau) a connu plusieurs métamorphoses au fil des siècles :

  • Sulzpach, en 1222 ;
  • Mendat ze Sulzpach, en 1274 ;
  • Castellum Sulzpach Muris et Fossalo Cingitur en 1275 ;
  • Acidelas ex Sulzpach en 1627.

Le village s'est vu gratifier de l'ajout « les Bains » en 1923, grâce à Xavier Sengelin, directeur d'école, correspondant et historien local.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette petite ville est connue par ses eaux minérales, dont la principale source, découverte en 1603 jaillit au pied d'un mamelon de lœss ou lehm, l'Oberfeldbach, au-dessus duquel est une couche très compacte d'un conglomérat granitique cimenté par de l'hydrate de protoxyde de fer.

Soultzbach-les-Bains est cité pour la première fois en 1211. L'origine de son nom vient de Sulcebach : Sulz, source salée, et Bach, ruisseau. Soultzbach relevait autrefois des ducs de Lorraine qui l'inféodèrent aux nobles de la famille des Hattstatt. Les seigneurs de Hattstatt le fortifièrent en 1275 et en firent une ville. Sur son cimetière on voit encore deux pierres tumulaires assez remarquables: l'une de 1351, représente une religieuse tenant son chapelet dans les mains, l'autre de 1514 représente le seigneur Jacques de Hattstatt et sa femme Mergen de Rathsamhausen. Le sanctuarium sur le côté gauche du chœur de l'église, en pierre sculptée, mérite aussi d'être cité. Après leur extinction en 1585 leurs héritiers, les Schauenburg, transformèrent le château en hôtel de bains. Les bains de Soultzbach, lancés vers 1615, furent très appréciés au XVIIe et XVIIIe siècle dans toute l'Europe comme lieu de cure et de loisirs. Près de la limite de Soultzbach et de Gueberschwihr se trouve le château de Schrankenfels, bâti au début du XIIIe siècle par les seigneurs de Gueberschwihr. Au XIVe siècle il a appartenu aux Hattstatt, avant d'être détruit au XVe siècle.

Les Schauenbourg[modifier | modifier le code]

Cette illustre famille, originaire d'Allemagne possédait deux châteaux, l'un dans l'Ortenau (près d'Offenbourg), l'autre près de Bâle. D'après Jean-Daniel Schoepflin, c'est du premier que sont issues les branches d'Alsace, de Brisgau, de Moravie, du Luxembourg. Puissante dynastie qui servit au même titre l'Empire, le Royaume de France et Soultzbach.

Période allemande[modifier | modifier le code]

Les petites communes de moins de 2 000 habitants sont administrées par un maire secondé par deux adjoints, à ses côtés, un conseil municipal composé de dix membres élus au suffrage universel. Lors des débats portant sur la gestion financière de la commune le conseil municipal est complété par les dix plus importants contribuables du village, avec pouvoir de délibération. Le maire, un conseiller élu est désigné et nommé par le Bezirksleiter l'équivalent du sous-préfet actuel, pour une durée identique à celle du conseil municipal, soit six ans. Exceptionnellement, le maire peut être une personne hors du conseil. Les séances du conseil municipal ne sont pas publiques, sauf décision spéciale des conseillers. C'est le contraire aujourd'hui.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Soultzbach-les-Bains

Les armes de Soultzbach-les-Bains se blasonnent ainsi :
« De gueules à la bordure nébulée d'azur et d'argent, au sautoir d'or brochant. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs (durant la période de 1808-2008)

Liste des maires successifs (durant la période de 1808-2008 )
Période Identité Étiquette Qualité
1808   Jean Gissinger    
1815   Joseph Liechty    
1820   Sébastien Ellminger    
1825   François Joseph Weiwer    
1827   Jean Léon Mettauer    
1849 Laurent Liechty    
Xavier Kaeuffer père    
Joseph Haby père nommé par le Bezirksleiter    
Joseph Haby fils    
Joseph Straub    
Albert Wolschlegel puis révoqué par le Kreisleiter    
Paul Bendele    
Hermann Brett de nationalité allemande
nommé Bürgermeister par ordre du Landkommissar
   
Paul Bendele père    
Léon Wagner père désigné par la préfecture    
Léon Wagner père, élu    
Charles Ellminger    
8 mais 1953 Charles Freymuth    
Jean-Alfred Hoffmeister    
Léon Birgle    
Gérard Antony    
Jean Siry    
en cours Jean-Louis Feuerstein    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 714 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
748 639 705 767 909 950 913 987 1 007
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
973 956 927 848 797 789 756 706 650
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
703 674 646 596 657 651 593 615 607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
599 550 576 573 588 602 644 656 714
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église St-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Base Mérimée

    • chœur daté de 1514 avec tabernacle mural (fin XVe siècle) porté par saint Christophe et entouré d'anges
    • clocher et nef XIXe siècle
    • autels en bois sculpté du XVIIIe siècle
    • pierres tombales du XIVe et XVIe siècles à l'intérieur de l'église.
    • Mur gouttereau du XVe siècle, sur le bas-côté nord-est de l’église paroissiale est peinte une longue bande funéraire, symbole de deuil, ornée d’armoiries. Elle marque visuellement la fin d’une lignée de la famille des Hattstatt-Schauenbourg.
    • Pierre tombale de 1351 en grès jaune (202 x 89 x 11 cm), ce monument funéraire, partiellement mutilé, représente une femme couchée, la tête reposant sur un coussin. Elle est vêtue d’une longue robe et sa tête est recouverte d’un voile. Dans les mains jointes sur la poitrine, elle tient un grand chapelet. Sur le pourtour du monument se déroule une épitaphe altérée qui indique que la défunte était l’épouse de Jean de Hattstatt, et qu’elle est décédée en 1351. Il pourrait s’agir de Johanna Rumler-Schaler, mariée en 1345 à Jean Ier, seigneur de Schrankenfels. (I.M.H. 1997)
    • Custode de 1500, en grès rose, cette custode, ou armoire eucharistique, est surmontée d’un pinacle et se dresse le long du mur nord. Elle constitue un don de Jacques de Hattstatt et Marguerite de Rathsamhausen. Saint Christophe portant l’Enfant soutient l’ensemble. L’armoire est ornée de motifs végétaux qui évoquent un arbre de vie. La partie centrale est entourée par les symboles des quatre évangélistes, par des anges portant des cierges et des encensoirs. Un Christ de douleur ainsi que la Vierge éplorée sont aussi représentés.
    • Pierre tombale de Jacques de Hattstatt et de Marguerite de Rathsamhausen de 1518, en grès jaune (216 x 119 x 20 cm), à l’origine, ce monument funéraire se trouvait dans la chapelle funéraire des Hattstatt. Il représente Jacques, mort le , en armure, et son épouse Marguerite, décédée le . Les deux défunts sont couchés côte à côte, la tête reposant sur un coussin, les pieds posés sur deux lions opposés. Les mains sont jointes dans le geste de la prière. Après la Révolution, le monument est sorti de l’église et apposé contre le mur gouttereau sud. Il est ensuite placé à nouveau à l’intérieur de l’édifice pour le préserver des intempéries.
    • Cette église paroissiale se dresse à l’extérieur de l’ancienne cité fortifiée de Soultzbach. Le chœur date de la fin XVe début XVIe siècle. En 1738, la nef est reconstruite et agrandie, l’ensemble de l’église est rénové en 1832. L’année suivante, Joseph Callinet (1795-1857), originaire de Rouffach, réalise l’orgue. En 1898, l’édifice est complété par le clocher. L’ensemble est entouré par le cimetière. (I.M.H.1934).

Chapelle Sainte-Catherine[modifier | modifier le code]

  • Datée du XVe et restaurée au XVIIIe siècle.

Ancien château des Hattstatt-Schauenbourg[modifier | modifier le code]

  • Le château est construit pour les seigneurs de Hattstatt, vers 1275, et reste leur propriété jusqu’à la fin du XVIe siècle. En 1603, il passe aux Schauenbourg, qui le transforment en hôtel à partir de 1615 pour y accueillir les nombreux curistes attirés par les eaux réputées de l’endroit. En 1818, il est acheté par l’abbé Jean-Jacques Bobérieth avant d’être acquis par la congrégation des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé, en 1903. Il devient alors la maison de retraite Sainte-Anne. Cette partie du château, qui correspond au logis central, remonte au XVe siècle.
  • La tour du XIIIe siècle : elle est construite au moment où les Hattstatt font entourer la cité des remparts afin de la défendre des agressions éventuelles des seigneurs des environs. L’emplacement du fossé est désormais occupé par un jardin, entretenu par les sœurs de la maison Sainte-Anne jusqu'en 2007 puis mis en vente.

Fontaine datée de 1601[modifier | modifier le code]

« Notice no PA00085686 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Cartes postales anciennes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Chaque année au mois de juin, le dernier samedi, le feu de la saint Jean, représentant le sommet entre jour et nuit est l'occasion de retrouvailles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]