Sonate pour violoncelle et piano (Debussy)

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La Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur de Claude Debussy fait partie des dernières œuvres du compositeur, écrite en quelques jours entre la fin juillet et le début août 1915, lors du séjour de Debussy à Pourville au bord de la mer, en dépit des premiers signes d'affaiblissement du compositeur.

Historique[modifier | modifier le code]

La création[1] de la Sonate pour violoncelle et piano eût lieu le 4 mars 1916 à Londres et la première à Paris le 24 mars 1917.

Structure[modifier | modifier le code]

Le titre pressenti était Pierrot fâché avec la lune, une allusion probable au peintre Watteau, revue par le Verlaine des Fêtes galantes. La question de savoir si les commentaires descriptifs[2] utilisés par Louis Rosoor dans ses programmes de concerts sont de Debussy reste sans réponse.

En fait, tout en l'écrivant, Debussy était hanté par les arlequinades de la commedia dell'arte. La composition reste un mélange d'humour sarcastique et de poésie mélancolique. Le piano cantonné dans un rôle d'accompagnateur (de continuo) laisse la part belle au violoncelle, dont la sonorité évoque celle de la guitare ou de la mandoline.

La sonate comprend trois mouvements :

  • un Prologue qui débute dans le style d'une ouverture à la française, fière et majestueuse. Le piano revient vite à son rôle d'accompagnateur et laisse s'épanouir le violoncelle dans des épanchements solitaires. Un passage à l'agitation inquiète animando poco a poco ramène le thème initial. Le Prologue se termine en ré mineur sur une quinte à vide dans le registre aigu du violoncelle.
  • La Sérénade, à l'humeur fantasque et capricieuse, n'est pas sans évoquer le prélude pour piano Général Lavine. Sur un rythme de Habanera, le violoncelle fournit pizzicatos, portandos et harmoniques, évoquant la mandoline.
  • Le dernier mouvement Finale s'enchaine, virtuose, évoquant encore des images d'Espagne en particulier les « Parfums de la nuit » d'Iberia.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. François Lesure, Claude Debussy : Biographie critique suivie du Catalogue de l’œuvre, Fayard, 2003, p. 563.
  2. Moray Welsh. « Behind the Moon-eyed Mask ». The Strad (April - June 1992) (en)

Discographie sélective[modifier | modifier le code]