Préludes de Debussy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Les Préludes de Claude Debussy sont 24 pièces réparties en deux livres, composées pour le piano entre décembre 1909 et avril 1913.

Avec En blanc et noir et le recueil des douze Études, tous deux composés en 1915, les 24 Préludes marquèrent l'aboutissement de la pensée pianistique de Debussy. C'est en hommage aux 24 préludes de Frédéric Chopin que Debussy choisit cette appellation pour ces compositions très libres. Le compositeur considérait chacune d'entre elles comme une œuvre à part entière.

Bien que considérés comme un sommet de la musique impressionniste, les Préludes de Debussy doivent être regardés comme une invitation au voyage et à la rêverie plus que comme une peinture descriptive. Debussy lui-même avait déclaré à propos de ses Estampes (1903) : « Quand on n'a pas les moyens de se payer des voyages, il faut suppléer par l'imagination. » Le musicien prend soin de n'indiquer les titres de ses Préludes qu'en fin de morceau, entre parenthèses et après points de suspension, de façon à permettre à l'interprète de découvrir ses impressions propres sans être influencé par celles du compositeur. Les titres étaient choisis pour créer chez l'auditeur des associations d'images ou de sensations. Certains restent d'ailleurs équivoques : Voiles, par exemple, peut s'interpréter indifféremment au masculin ou au féminin.

Les numéros 1, 2, 10, 11 du premier livre ont été créés par Debussy le à la Société musicale indépendante, les numéros 5, 8, 9 ont été créés par Ricardo Viñes le à la Société nationale, les numéros 3, 4, 6, 12 par Debussy le aux Concerts Durand. Les numéros 4, 7, 12 du second livre ont été créés par Ricardo Viñes le à la Société nationale.

Premier Livre[modifier | modifier le code]

Hommage à Claude Debussy pour « La Puerta del Vino », Alhambra de Grenade, Espagne.

Il fut composé en un temps très bref de décembre 1909 à février 1910. Certaines pièces ont été rédigées en un seul jour[1].

  1. Danseuses de Delphes : Lent et grave
  2. Voiles : Modéré
  3. Le vent dans la plaine : Animé
  4. «Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir» : Modéré
  5. Les collines d'Anacapri : Très modéré
  6. Des pas sur la neige : Triste et lent
  7. Ce qu'a vu le vent d'ouest : Animé et tumultueux
  8. La Fille aux cheveux de lin : Très calme et doucement expressif
  9. La sérénade interrompue : Modérément animé
  10. La cathédrale engloutie : Profondément calme
  11. La danse de Puck : Capricieux et léger
  12. Minstrels : Modéré

Deuxième Livre[modifier | modifier le code]

Robert Casadesus joue Feux d'artifice (archives INA).

La composition du deuxième Livre s'étend sur trois ans, de 1910 à 1912[1].

  1. Brouillards : Modéré
  2. Feuilles mortes : Lent et mélancolique
  3. La Puerta del Vino (La porte du vin) : Mouvement de Habanera
  4. «Les fées sont d'exquises danseuses» : Rapide et léger
  5. Bruyères : Calme
  6. Général Lavine - Excentric : Dans le style et le mouvement d'un Cake-walk
  7. La terrasse des audiences du clair de lune : Lent
  8. Ondine : Scherzando
  9. Hommage à S. Pickwick Esq. P.P.M.P.C. : Grave
  10. Canope  : Très calme et doucement triste
  11. Les tierces alternées : Modérément animé
  12. Feux d'artifice : Modérément animé

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tranchefort 1987, p. 294–295.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]