Jean Roger-Ducasse

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Jean Roger-Ducasse
Description de l'image Jean Roger-Ducasse.jpg.
Nom de naissance Jean Jules Aimable Roger-Ducasse
Naissance
Bordeaux (France)
Décès (à 81 ans)
Le Taillan-Médoc (France)
Activité principale Compositeur
Style Musique impressionniste
Activités annexes pianiste et organiste
Lieux d'activité Paris
Années d'activité 19001953
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Gabriel Fauré

Compositeur français, Jean Jules Aimable Roger-Ducasse est né le à Bordeaux et mort au Taillan-Médoc (Gironde), le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Il termine ses études au Conservatoire de Paris où il devient l’élève d’André Gedalge et de Gabriel Fauré, dont il demeurera le disciple « préféré », en quelque sorte l’héritier spirituel et l’ami très cher. En 1902, il obtient le Premier Second Prix de Rome. Son Premier Quatuor à cordes, sa Romance pour violoncelle et piano, son Allegro appasionato et ses œuvres symphoniques traduisent sa personnalité.

Il écrit de 1901 à 1905 Au Jardin de Marguerite – où il a su faire passer l’essentiel de la poésie de Goethe – et un poème symphonique avec chant : la Sarabande. En 1909, la Suite française triomphe aux Concerts Colonne, puis Orphée sur un livret écrit par lui-même et qui suit fort bien le mythe. Ce mimodrame est monté par Léo Staats et interprété par Ida Rubinstein en .

Cantegril (personnage représentatif du Midi, entouré d’un monde extrêmement vivant) fut une œuvre moins heureuse car elle demandait beaucoup d’interprètes (32 noms) dont les rôles sont écrits avec beaucoup d’exigences. Il en fait son véritable chef-d’œuvre, qui est représenté le à l’Opéra-Comique sous la direction de Masson et Ricou avec Roger Bourdin en Cantegril d’une vérité remarquable[1]. Il écrit Ulysse et les Sirènes en 1938.

Aux ouvrages déjà cités il convient d’ajouter des pièces de piano et de musique de chambre : Petite suite, Variations sur un thème grave. En 1919, il compose une Marche française où l’on peut entendre un chant funéraire d’une rare émotion, puis Nocturne de printemps (1920) dédié à "ma chère maison des champs" au Taillan-Médoc. Il ne faut pas oublier qu'il a écrit une seule pièce pour orgue, Pastorale, rarement jouée en France de nos jours, d'une part à cause de sa difficulté. En effet, écrite en 1909, elle est une des pièces de virtuosité du début du XXe siècle. D'autre part, elle a été éclipsée par d'autres styles d'écriture plus récents. Cette œuvre jouit néanmoins d'une grande popularité aux États-Unis. Elle est éditée chez Durand.

Il succède en 1935 à Paul Dukas comme professeur de composition au Conservatoire de Paris (Tony Aubin lui succédera en 1946). Il a eu pour élèves Jehan Alain, André Lavagne.

En 1937, il écrit Ulysse et les Sirènes : l’œuvre tout entière sera d’une poésie pénétrante, avec au fond les voix du chœur dans l’orchestre. Un Deuxième Quatuor à cordes - son testament - est créé à Bordeaux le , au château de la Brède.

Il aura exercé son art simplement avec franchise. Pour certains, il pratiquait le « culte de l’impopularité ». En effet, il ne cherchait pas à plaire mais il était très scrupuleux, n’hésitant pas à détruire des œuvres qui ne lui convenaient pas.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Gustave Samazeuilh, Musiciens de mon temps : Chroniques et souvenirs, Paris, Éditions Marcel Daubin, , 430 p., p. 191-197.

Monographies et correspondance[modifier | modifier le code]

  • Laurent Ceillier, Roger-Ducasse : Le musicien, l'œuvre, Paris, Éditions Durand, , 87 p., premier ouvrage consacré au compositeur,
  • Roger-Ducasse par Jacques de Feytaud (1958 - Musica n°46).

Le médecin bordelais Jacques Depaulis a consacré une thèse importante sur la vie et l'œuvre de Jean Roger-Ducasse, et travaillé à une édition d'une partie de sa correspondance :

  • Jacques Depaulis, Roger-Ducasse, un élève fervent de Gabriel Fauré (Thèse en histoire de la musique), 1992,
  • Jacques Depaulis, Roger-Ducasse, Anglet, Éditions Séguier, coll. « Carré Musique », , 154 p. (ISBN 2-840-49252-0), reprenant les éléments de sa thèse de 1992,
  • Jean Roger-Ducasse, Lettres à son ami André Lambinet, Paris, Mardaga, , 246 p. (ISBN 978-2-870-09776-2),
  • Jean Roger-Ducasse, Lettres à Nadia Boulanger, Mardaga, 1999,
  • Jean Roger-Ducasse, Lettres à Marguerite Long et à son mari, Joseph de Marliave, Université de Paris-Sorbonne, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]