Oural (entreprise)

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Oural
illustration de Oural (entreprise)

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société à responsabilité limitée (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social IrbitVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 155Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.imz-ural.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d’affaires 672 544 000 ₽ ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Résultat net 8 918 000 ₽ ()[2]Voir et modifier les données sur Wikidata

Oural (en russe : Урал) ou Ural est un constructeur de motos soviétique puis russe.

Historique[modifier | modifier le code]

Side-car Oural

Au début de la Seconde Guerre mondiale, l'Armée rouge utilise encore des chevaux. Elle doit donc se moderniser.

L'origine des premières motos russes est sujette à controverse. La première version serait que les ingénieurs russes auraient acheté discrètement, via des intermédiaires scandinaves, des BMW R71 attelés, dans le but de les démonter et d'en faire des copies. Une version plus récente et moins glorieuse affirme que l'Allemagne aurait fourni les plans, l'outillage et les procédés de fabrication de la R71 à l'Union soviétique, contre l'approvisionnement en matières premières, dans le cadre du pacte germano-soviétique[3]. Les néo-rétros. Selon une troisième version, il s'agirait de prises de guerre effectuées derrière les lignes ennemies. Dans les deux cas, le choix de la R71 n'est pas très judicieux, car sa remplaçante est déjà en cours d'étude en Allemagne et sa technologie est dépassée. Ce fut le dernier modèle BMW à soupapes latérales. La Wehrmacht elle-même ne l'utilisa jamais officiellement.

Le modèle produit reçoit la dénomination M72 (pour Mototsikletny 72) et sort des chaînes de deux sites : Moscou et Leningrad.

En 1941, après l'invasion du territoire soviétique par l'armée allemande, les usines sont transférées vers l'est, hors d'atteinte des attaques allemandes. L'usine de Leningrad est déménagée à Gorki, tandis que celle de Moscou s'installe à Irbit, au cœur de l'Oural. Le nom de l'usine est Irbitski Mototsikletny Zavod (usine de motocycles d'Irbit) ou IMZ. Les motos produites sont de marque « Oural » (ou Ural).

En raison d'un important retard dans la production, des usines situées à Kiev et à Kharkov, en Ukraine, produisirent également des M72. Les États-Unis auraient par la suite fourni des machines-outils pour produire la M72, comme aide à un allié. Certaines de ces machines seraient toujours utilisées.

Après la guerre, la production continue pour fournir l'Armée rouge et le marché civil. En 1957, l'usine de Kiev est dédiée aux modèles militaires, les motos Oural qui en sortirent arboraient le logo « Dniepr ». Les modèles civils étaient fabriqués par l'usine d'Irbit, tandis que la production fut arrêtée à Gorki et les machines vendues à la Chine pour produire la Chang-Jiang.

Fin 2012, l'écrivain Sylvain Tesson entreprend un voyage de Moscou à l'hôtel des Invalides à Paris afin de refaire à moto et side-car Oural le trajet de la retraite de Russie menée par Napoléon Ier deux siècles plus tôt[4].

« Les gars ! dis-je, rien n'arrêtera notre Oural, pas même ses freins ! »

— Sylvain Tesson, Berezina, p. 34.

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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