Ahmed Toufiq

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Ahmed Toufiq
أحمد التوفيق
Fonctions
Ministre marocain des Habous et des Affaires islamiques
En fonction depuis le
(18 ans, 6 mois et 9 jours)
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Driss Jettou
Abbas El Fassi
Chef du gouvernement Abbas El Fassi
Abdel-Ilah Benkiran
Saâdeddine El Othmani
Gouvernement Jettou I et II (2002-2007)
El Fassi (2007-2012)
Benkiran I et II
El Othmani I et II
Législature VIIe législature
VIIIe législature
IXe législature
Prédécesseur Abdelkebir M’Daghri Alaoui
Biographie
Nom de naissance Ahmed Toufiq
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Marigha
Nationalité Marocaine
Parti politique Aucun
Diplômé de Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat
Profession Historien

Ahmed Toufiq, né le à Marigha dans le Haut Atlas[1], est un homme politique marocain. Il est l'actuel ministre marocain des Habous et des Affaires islamiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et diplômes[modifier | modifier le code]

Ahmed Toufiq a mené ses études primaires et secondaires à Casablanca et a obtenu une licence ès lettres (option histoire) de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat en 1968. Il est également titulaire d'un Certificat d'archéologie et d'un diplôme de 3e cycle, soutenu à la Faculté des lettres de Rabat.

Fonctions occupées[modifier | modifier le code]

Il a été le vice-doyen de la Faculté des lettres de Rabat (de 1976 à 1978), où il a été professeur d'histoire. Il a été par la suite nommé comme directeur de l'Institut des études africaines (poste qu'il a occupé de 1989 à 1995), puis directeur de la Bibliothèque nationale.

En 2002, il est nommé ministre des Affaires islamiques.

Le , il est reconduit à son poste par Mohammed VI dans le gouvernement Abbas El Fassi.

Le , il est nommé par le roi Mohammed VI, président de la Fondation de la mosquée Hassan II de Casablanca[2].

Le 13 juillet 2015, il est nommé[3] par le roi Mohammed VI, président délégué de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains.

Après avoir connu des attentats islamistes meurtriers (Casablanca en 2003, Marrakech en 2011), l'État marocain reprend en main ses 52 000 mosquées et les imams qui y officient, de même que ceux envoyés en Europe ou dans d'autres pays d'Afrique. Sous l'égide du ministre des Affaires religieuses Ahmed Toufiq, en poste depuis 2002, l'Institut Mohammed-VI de Rabat vise à former les futurs imams et mourchidates selon les préceptes de l'islam marocain. Par ailleurs, le ministère surveille et contrôle les mosquées afin de contrer toute radicalisation ou emprise du politique sur ces lieux d'enseignement religieux. En 2004, la radio Mohammed-VI est enfin lancée afin de contrer les chaînes salafistes concurrentes[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de nombreuses études et communications sur l'histoire du Maroc. Comme études, il a notamment écrit :

  • La société marocaine au XIXe siècle - Inoultane 1850 - 1912
  • Islam et développement
  • Les juifs de Demnat
  • Le Maroc et l'Afrique occidentale à travers les âges

Il a également mené plusieurs activités scientifiques et a collaboré à la rédaction de l'encyclopédie du Maroc, avec pour titre Le Dictionnaire alphabétique des connaissances concernant le passé et le présent du Maroc. Ahmed Toufiq était aussi membre du comité de rédaction de La revue de la Faculté des lettres de Rabat et de l'annuaire bibliographique « Le livre marocain », publié par l'Association des hauteurs marocains pour la publication.

Ahmed Toufiq s'est également distingué en tant que romancier, avec Jarat Abi Mussa (Les voisines d'Abi Mussa, 1997), (ISBN 978-2-87623-215-0), puis Assayl (Le Torrent, 1998) et L'arbre et la lune.

Ahmed Toufiq, avait souligné, l'importance d'ouvrir un débat profond et élargi entre les musulmans sur les répercussions de l'acceptation de l'initiative populaire suisse visant à l'interdiction d'ériger des minarets sur les mosquées et déterminer la manière de traiter ce genre de questions à l'avenir. Le ministre, qui s'exprimait lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, a rappelé que le Maroc a condamné cette décision, à travers le communiqué rendu public par le Conseil supérieur des Ouléma, présidé par le roi Mohammed VI. Le Conseil a exprimé son étonnement de cette position, qu'il estime « contraire à l'image civilisée que les Musulmans se font de la Suisse », la considérant comme une forme d'extrémisme, a-t-il encore rappelé. M. Toufiq a également relevé que dans le prêche de vendredi, l'imam de la mosquée Imam Ali Ibn Abi Talib à Imilchil a souligné, en présence du roi, que le Maroc a vigoureusement dénoncé l'interdiction de la construction de minarets sur les mosquées, puisqu'il ne saurait admettre que l'humanité soit privée de l'appel à la prière, cinq fois par jour, un appel pour le bienfait et la félicité, soulignant que cette dénonciation s'inscrit dans le cadre de la défense des valeurs et institutions de la religion. Le Conseil supérieur des Ouléma avait condamné l'annonce en Suisse de l'interdiction d'ériger des minarets sur les mosquées, souhaitant que les sages de ce pays conçoivent une démarche qui annulerait cette interdiction. Cette annonce du Conseil supérieur des Ouléma démontrait une profonde méconnaissance des institutions démocratiques suisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]