Mouvement populaire (Maroc)

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Mouvement populaire
(ar) الحركة الشعبية
(ber) ⴰⵎⵓⵙⵙⵓ ⴰⵖⵔⴼⴰⵏ
Présentation
Secrétaire générale Mohand Laenser
Fondation 1957
par Abdelkrim El Khatib - Lougouti - Driss CHERRADI et rejoint par Mahjoubi Aherdane
Siège 66 rue Patrice Lumumba, Rabat
Presse écrite Arabe : Al Haraka
Symbole Épi[1]
Positionnement Centre droit
Idéologie Libéralisme économique
Libéral-conservatisme
Monarchisme
Agrarisme
Affiliation internationale Internationale libérale
Réseau libéral africain (en)
Couleurs Jaune, blanc
Site web http://www.alharaka.ma/fr/
Représentation
Représentants
27 / 395
Conseillers
10 / 120

Le Mouvement populaire (en berbère: Amussu Aɣerfan ou M.Ɣ.) est un parti politique marocain de droite, d'idéologie berbériste,[2] créé en 1957 par Mahjoubi Aherdane.

Ce parti est libéral sur les questions économiques et conservateur sur les questions de mœurs ; il fait partie de la fédération Internationale libérale[3].

Lors du 11e congrès national tenu le , Mohand Laenser a été reconduit au poste de secrétaire général pour quatre ans supplémentaires. Lors des élections législatives de 2011, le parti a obtenu 32 sièges à la chambre basse du parlement marocain, ce qui représente une perte de 9 sièges par rapport au scrutin de 2007.

Il est membre fondateur du Réseau libéral Al Hurriya[4].

Historique[modifier | modifier le code]

L'immédiat post-indépendance a vu la création du Mouvement populaire, prolongement politique légitime de la résistance et de l'Armée de libération. Cette création a servi de déclenchement au processus du pluralisme et des libertés publiques au Maroc. D'abord interdit et combattu avec acharnement par le gouvernement de l'époque, le MP a pu tenir son congrès constitutif, après la promulgation du dahir des libertés publiques du . Le militantisme du jeune parti de l'espoir qu'il suscitait lui ont permis de s'implanter rapidement à travers toutes les régions du Maroc. Malgré les différentes crises qu'il a vécu, le MP a réalisé un parcours honorable, entièrement voué, avec abnégation, dans le gouvernement comme dans l'opposition, à la défense des institutions et à l'édification d'un Maroc pluriel, démocratique et moderne. Le , le MP s'est engagé dans une nouvelle voie, celle de la réunification de ses différentes composantes, pour d'abord concilier le MP avec son histoire et ensuite constituer une force de propositions, à l'heure des grands défis.

Le , le MP annonce son adhésion à la coalition hétéroclite, l'Alliance pour la démocratie.

Lors des législatives de novembre 2011, le parti arrive sixième avec 32 sièges. Le , le bureau politique du Mouvement populaire vote à l'unanimité le ralliement au Parti de la justice et du développement — vainqueur du scrutin —, outrepassant les réticences de la frange réformatrice de la base du parti[5].

Représentation législative[modifier | modifier le code]

Évolution du Mouvement populaire depuis sa création en 1957
Législatives 1963[n 1] 1970 1977 1984 1993 1997 2002 2007 2011 2016
Nombre de sièges 69/144 60/240 44/264 47/306 51/333 40/325 27/325 41/325 32/395 27/395
Rang 1er 2e 3e 3e 4e 4e 5e 3e 6e 5e
Participation au gouvernement oui oui oui oui oui

Représentation au sein du gouvernement marocain[modifier | modifier le code]

Arrivé sixième aux élections législatives de 2011, le parti compte quatre portefeuilles sur les trente-et-un constituant le gouvernement Benkirane :

  • Lahcen Sekkouri, ministre de la Jeunesse et des Sports.
  • Driss Merroun,  ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.
  • Lahcen Haddad, ministre du Tourisme.
  • Khalid Berjaoui, ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale et de la formation professionnelle.
  • Mohamed Moubdii, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l'Administration.
  • Hakima El Haite, ministre déléguée auprès du Ministre de l'Énergie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement chargée de l'Environnement.

Dans le gouvernement El Othmani (depuis 2017):

  • Mohamed Laâraj, ministre de la Culture et de la Communication
  • Fatna Lkhiyel, secrétaire d'État chargée de l'Habitat
  • Mohamed EL GHARASS ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale et de la formation professionnelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Participation dans la coalition du FDIC.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Arrêté du ministre de l'Intérieur no 2914-11 du 30 kaada 1432 (28 octobre 2011) fixant les symboles attribués aux listes de candidatures ou aux candidats appartenant aux partis politiques », Bulletin officiel du Royaume du Maroc, no 5992,‎ , p. 2386-2387 (lire en ligne)
  2. « Qui sommes-nous | Mouvement Populaire », sur alharaka.ma (consulté le 12 septembre 2020)
  3. (en) « Full members », sur www.liberal-international.org (consulté le 11 mai 2012)
  4. (ar) « شبكة الحرية الليبرالية تطلق اجتماعها الأول من الأردن عبر منصة "زووم" | ثقافة | وكالة أنباء سرايا الإخبارية - حرية سقفها السماء », sur www.sarayanews.com (consulté le 29 mars 2021)
  5. Reda Mouhsine, « Divisé, le MP rejoint l'équipe Benkirane », Le Soir Échos,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]