Saint-Genix-sur-Guiers

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Saint-Genix-sur-Guiers
Saint-Genix-sur-Guiers - place de l'Église.
Saint-Genix-sur-Guiers - place de l'Église.
Blason de Saint-Genix-sur-Guiers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Bugey savoyard
Intercommunalité Communauté de communes Val Guiers
Maire
Mandat
Joël Primard
2014-2020
Code postal 73240
Code commune 73236
Démographie
Gentilé San-Genestois
Population
municipale
2 368 hab. (2014)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 05″ nord, 5° 38′ 07″ est
Altitude Min. 208 m – Max. 489 m
Superficie 12,27 km2
Localisation

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Saint-Genix-sur-Guiers

Saint-Genix-sur-Guiers est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Genix-sur-Guiers est à la fois la commune la plus occidentale et la moins élevée du département de la Savoie. Sous influence de la métropole lyonnaise, elle se localise d'ailleurs à moins d'une heure en voiture de Lyon, située à 80 kilomètres à l'ouest, et est la commune savoyarde la plus proche de l'aire urbaine de Lyon, qui commence quelques kilomètres à l'ouest aux Avenières.

La commune se situe à la confluence du Rhône et du Guiers, au carrefour des départements de Savoie, de l'Isère et de l'Ain, qui domine le Rhône par l'extrémité sud du Bugey.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il est difficile de dire comment l’agglomération placée sur cette rive du Guiers a reçu le nom de Saint-Genix. L’origine étymologique est discutée, car on peut l’attribuer à deux martyrs différents, quoique de noms proches : saint Genix, comédien, martyr à Rome sous Dioclétien, ou saint Genest, greffier, martyr à Arles, mort en 300.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San Ni (graphie de Conflans) ou Sant-Genès / Genix (ORB)[1].

On dit que les cités menacées par les eaux dévastatrices du Rhône imploraient la protection de saint Genest afin qu'il les préserve de la mort et de la ruine. On aurait donc donné le nom de Saint-Genest (devenu plus tard Saint-Genix) au petit village pour le mettre sous la protection du grand martyr d’Arles.

La fête patronale a lieu le dernier week-end d’août.

Quelques noms attribués à la localité au fil du temps :

  • Apud Sanctum Genesium (vers 1115) ;
  • Capellanus de Genesio (XIVe siècle) ;
  • Castellanus Sancti Genesii (1454) ;
  • Saint-Genys (1481) ;
  • Sangenisium (1581) ;
  • Saint-Genis-d’Hoste (1691) ;
  • Saint-Genis ou St-Gennix (1729) ;
  • Saint-Genis-en-Savoye (1731) ;
  • Entre-Rives (1793) ;
  • Saint-Genix-d’Aoste ;
  • Saint-Genix-sur-Guiers (1908).

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre 1259-1282 (v.1270 ?), Béatrice Fieschi, veuve du seigneur de Piémont, Thomas II, et leur fils, Thomas III, octroient une charte de franchises au bourg de Saint-Genix-sur-Guiers[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 18 avril 2014)
Joël Primard   Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Conseil municipal des jeunes[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée d'un conseil municipal des jeunes de douze membres élus chaque année en juin parmi les élèves de CM1 pour un mandat de 2 ans et renouvelables par moitié chaque année. Il permet de donner la parole aux jeunes en leur offrant la possibilité de participer à la vie de la commune au côté des adultes[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 368 habitants, en augmentation de 6,52 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 284 1 535 1 764 2 100 1 786 1 961 1 905 1 812 1 913
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 857 1 868 1 805 1 858 1 876 1 912 1 935 1 887 1 833
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 642 1 688 1 657 1 679 1 602 1 562 1 606 1 538 1 586
1982 1990 1999 2008 2013 2014 - - -
1 692 1 735 1 817 2 172 2 341 2 368 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Même si l’agriculture représente encore une part notable de l’économie de la commune (élevage, viticulture), Saint-Genix accueille aussi plusieurs entreprises œuvrant dans le domaine des technologies. Le tourisme se développe et la commune demeure un centre commercial et administratif régional (collège).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare du Chemin de fer de l'Est de Lyon, vue ici au début du XXe siècle, existe toujours, bien que désaffectée.

Ancienne ville frontalière, Saint-Genix-sur-Guiers a perdu ses fortifications, à l’exception d’une porte et de quelques vestiges des remparts. Son centre historique, regroupé autour de l’église, est remarquablement bien conservé. On y trouve une architecture en pierre, avec des tuiles en écailles et parfois des pignons à redents, comme dans le Bugey voisin. En dehors du centre, l’architecture rappelle celle de la plaine dauphinoise, avec des maisons en pisé.

Chapelle de Pigneux[modifier | modifier le code]

La chapelle de Pigneux[9],[10] (ou Notre-Dame-du-Gage) est un oratoire situé sur une colline à quelques centaines de mètres du centre de Saint-Genix, sur l’itinéraire du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Son origine, mystérieuse, pourrait être liée à une victoire sur les Maures (VIIe siècle) ou à un conflit religieux du XVIe siècle. Elle a été dotée d’un chapelain par l’évêque de Belley au XVIe siècle. Ruinée à la Révolution française, la chapelle a été relevée en 1816, agrandie en 1875 et totalement rénovée en 2001.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un Saint-Genix.
Article détaillé : Gâteau de Saint-Genix.

Le gâteau de Saint-Genix est une spécialité gastronomique de Saint-Genix-sur-Guiers, créée par la famille Labully vers 1860. La marque Gâteau Labully fut déposée dès 1880 pour défendre le savoir-faire. Cette brioche ronde (environ 600 g) a la particularité d'être recouverte de sucre et ornée de pralines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Costa de Beauregard, marquis de Saint-Genix de Beauregard en 1700 ;
  • Robert Laurent-Vibert (1884-1925), industriel et historien français né à Saint-Genix ;
  • Pierre-Marie Descotes (1877-1964), révérend père et savant, il a effectué de brillants travaux dans différents observatoires d'Amérique latine ;
  • Pierre Labully, pâtissier, il a inventé le gâteau de Saint-Genix à la fin du XIXe siècle (sous le nom de « gâteau Labully ») ;
  • Louis Mandrin, contrebandier français, condamner à plusieurs reprises. Un jeu de piste lui est consacré dans la ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2, lire en ligne), p. 162-163, « Saint-Genix-sur-Guiers ».
  3. « Liste des 305 maires du département », Élections municipales et communautaires, Préfecture de la Savoie, (consulté le 17 août 2014).
  4. « Le Conseil Municipal Jeunes », sur http://saint-genix-sur-guiers.net, (consulté le 17 août 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Présentation de la chapelle sur le site touristique de la Savoie.
  10. Site de la paroisse.