Saint-Genix-sur-Guiers

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Saint-Genix-sur-Guiers
Saint-Genix-sur-Guiers
Saint-Genix-sur-Guiers - place de l'Église.
Blason de Saint-Genix-sur-Guiers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Bugey savoyard
Intercommunalité Communauté de communes Val Guiers
Maire délégué Joël Primard
2019-2020
Code postal 73240
Code commune 73236
Démographie
Gentilé San-Genestois
Population 2 376 hab. (2016 en augmentation de 4,3 % par rapport à 2011)
Densité 194 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 05″ nord, 5° 38′ 07″ est
Altitude Min. 208 m
Max. 489 m
Superficie 12,27 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Saint-Genix-les-Villages
Localisation

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Saint-Genix-sur-Guiers est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le , elle a fusionné avec les communes de Gresin et Saint-Maurice-de-Rotherens pour former la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Genix-sur-Guiers est à la fois la commune la plus occidentale et la moins élevée du département de la Savoie. Sous influence de la métropole lyonnaise, elle se situe d'ailleurs à moins d'une heure en voiture de Lyon, à 80 kilomètres à l'ouest, et est la commune savoyarde la plus proche de l'aire urbaine de Lyon, qui commence quelques kilomètres à l'ouest aux Avenières.

La commune se situe à la confluence du Rhône et du Guiers, au carrefour des départements de Savoie, de l'Isère et de l'Ain, qui domine le Rhône par l'extrémité sud du Bugey.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Genix-sur-Guiers est composé du nom de la paroisse, « Saint-Genix », au syntagme « -sur-Guiers ». L'origine du nom de la paroisse n'est pas certain. Il est à mettre en relation avec la christianisation de la région depuis l'axe du Rhône[1]. Saint-Genix peut faire référence à saint Genest (ou Genès), originaire d'Arles, martyr du IVe siècle[1].

La plus ancienne mention de l'église et de la villa date de 1023, « ecclesia Beati Genesii/Sancti Genesii », d'après le cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne[2]. On trouve au cours du XIIe siècle les formes suivantes Aqud Sanctum Genesieum (1115), Ad Sanctum Genesieum (1146, 1160) et Petrus de Sancto Genesio (1185)[3]. Au siècle suivant, la paroisse devient Parrochia Sancti Genesii (1239)[3], et apparait les premières mentions du castrum (1244, 1286)[2].

Au cours de la période médiévale, on disait Aouste Saint-Genis, devenue Saint-Genis d'Aoste, qui va perdurer jusqu'au début du XXe siècle[1]. On trouve par ailleurs les formes de Genesio (XIVe siècle), Sancti Genesii (1454), Saint Genys (1481), Sangenisieum (1581), Saint Genis d'Hoste (1691), Saint Genis/Saint Genix (1729), Saint Genis en Savoye (1731)[3]. Au cours de la période révolutionnaire, la commune devient Entre Rives (1793)[3],[4], Saint-Génix-d'Aoste (1801)[4]. Enfin, la forme actuelle Saint-Genix-sur-Guiers (1908)[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San Ni (graphie de Conflans) ou Sant-Genès / Genix (ORB)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Le bourg de Saint-Genix se trouve être une possession des Humbertiens, futurs comtes de Savoie, dès le XIe siècle[2]. La première mention du lieu est celle de l'église et d'une villa, en 1023, d'après le cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne[2]. L'origine du nom de la paroisse semble liée à la christianisation de la région à partir de l'axe rhodanien[1]. Il provient très certainement de saint Genest que l'on invoquait pour se protéger eaux dévastatrices[1]. Ainsi « les nautonniers — celui qui conduit une barque — en péril, les cités menacées par les eaux dévastatrices imploraient sa protection »[1]. La fête patronale a lieu le dernier week-end d’août.

Sancti Genesii fait l'objet lors de cette année 1023 d'une « concession » par Burchard à l'église de Vienne[6],[7]. Cette date est retenue comme celle de la fondation du prieuré[2],[7]. Ce prieuré semble accueillir les corps de Burchard, frère du comte Humbert-aux-Blanches-Mains, et de Aymon, le fils de Burchard[8]. Le corps de ce dernier reposerait au prieur voisin des Échelles[8].

Le castrum, dit château de Saint-Genix, est mentionné pour la première fois au XIIIe siècle, le [2]. Il s'agit d'une donation de l'ensemble des droits sur le château et de la châtellenie de Saint-Genix par Marguerite de Genève et son fils, le comte Amédée IV, à leur fils et frère, Thomas de Piémont[2]. En 1286, les « castrum et burgum » sont mentionnés dans un arbitrage opposant le comte Amédée V et son frère Louis[2]. Il s'agit d'un château comtal, puisqu'il appartient directement aux Humbertiens, comtes de Savoie[9]. Il semble être intégré à l'enceinte qui protégeait le bourg[9].

Entre 1232-1257 (Histoire des communes, 1982)[10] ou « 1259-1282, peut être 1270 » (Ruth Mariotte Löber, 1973)[2], le bourg obtient des franchises. Béatrice Fieschi, veuve du seigneur de Piémont, Thomas II, et leur fils, Thomas III, octroient cette charte de franchises[2],[10]. Un marché est installé entre 1259 et 1282[2].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , la commune fusionne avec celles de Gresin et Saint-Maurice-de-Rotherens pour former la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1805 1806 Lasalle[12]    
         
juin 1995 31 décembre 2018 Joël Primard PS Chef d'entreprise retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[13]
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal des jeunes[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée d'un conseil municipal des jeunes de douze membres élus chaque année en juin parmi les élèves de CM1 pour un mandat de 2 ans et renouvelables par moitié chaque année. Il permet de donner la parole aux jeunes en leur offrant la possibilité de participer à la vie de la commune au côté des adultes[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les San-Genestoises et San-Genestois[15].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2016, la commune comptait 2 376 habitants[Note 1], en augmentation de 4,3 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 2841 5351 7642 1001 7861 9611 9051 8121 913
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 8571 8681 8051 8581 8761 9121 9351 8871 833
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 6421 6881 6571 6791 6021 5621 6061 5381 586
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2016 -
1 6921 7351 8172 0942 1332 1722 3412 376-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Même si l’agriculture représente encore une part notable de l’économie de la commune (élevage, viticulture), Saint-Genix accueille aussi plusieurs entreprises œuvrant dans le domaine des technologies. Le tourisme se développe[19] et la commune demeure un centre commercial et administratif local.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare du Chemin de fer de l'Est de Lyon, vue ici au début du XXe siècle, existe toujours, bien que désaffectée.

Ancienne ville frontalière, Saint-Genix-sur-Guiers a perdu ses fortifications, à l’exception d’une porte et de quelques vestiges des remparts le long du Guiers[20]. Son centre historique, regroupé autour de l’église, est remarquablement bien conservé. On y trouve une architecture en pierre, avec des tuiles en écailles et parfois des pignons à redents, comme dans le Bugey voisin. En dehors du centre, l’architecture rappelle celle de la plaine dauphinoise, avec des maisons en pisé.

  • château de Saint-Genix (castellum Sancti Genesii) ou château comtal (XIIe ou XIIIe siècle)[9], disparu. Installé à proximité du Guiers et probablement faisant partie de l'enceinte protectrice du bourg.
  • château de Montdragon (XIVe siècle)[9], installé au croisement des routes de Novalaise et d'Yenne. Édifié par la famille Du Bourg, qui forme une nouvelle branche celle des Montdragon[9]. Il est détruit par le maréchal Lesdiguières au cours du conflit franco-savoyard de 1600[9].

Chapelle de Pigneux[modifier | modifier le code]

La chapelle de Pigneux[21],[22] (ou Notre-Dame-du-Gage) est un oratoire situé sur une colline à quelques centaines de mètres du centre de Saint-Genix, sur l’itinéraire du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Son origine, mystérieuse, pourrait être liée à une victoire sur les Maures (VIIe siècle) ou à un conflit religieux du XVIe siècle. Elle a été dotée d’un chapelain par l’évêque de Belley au XVIe siècle. Ruinée à la Révolution française, la chapelle a été relevée en 1816, agrandie en 1875 et totalement rénovée en 2001.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Genix[7] ;
  • Prieuré[7] ;
  • Les bords du Rhône avec les vestiges d'anciennes digues constituant des abris pour les bateaux naviguant sur le fleuve. Un carnet d'explorateur longeant le Guiers jusqu'à sa confluence avec le Rhône est proposé par l'Office de tourisme à Saint-Genix-Sur-Guiers.
  • Le pont de Saint-Genix, sur le Guiers.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un Saint-Genix.
Article détaillé : Gâteau de Saint-Genix.

Le gâteau de Saint-Genix est une spécialité gastronomique de Saint-Genix-sur-Guiers, créée par la famille Labully vers 1860. La marque Gâteau Labully fut déposée dès 1880 pour défendre le savoir-faire. Cette brioche ronde (environ 600 g) a la particularité d'être recouverte de sucre et ornée de pralines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Costa de Beauregard, marquis de Saint-Genix de Beauregard en 1700 ;
  • Robert Laurent-Vibert (1884-1925), industriel et historien français né à Saint-Genix ;
  • Léon Bouveret (1850-1929), médecin français, a habité la villa Champs de Bataille ;
  • Pierre-Marie Descotes (1877-1964), révérend père et savant, il a effectué de brillants travaux dans différents observatoires d'Amérique latine ;
  • Pierre Labully, pâtissier, il a inventé le gâteau de Saint-Genix à la fin du XIXe siècle (sous le nom de « gâteau Labully ») ;
  • Louis Mandrin, contrebandier français du XVIIIe condamné à plusieurs reprises. Un parcours scénographié lui est consacré à Saint-Genix-Sur-Guiers. Découvrez son histoire à travers une aventure de contrebande pour toute la famille au Repaire Louis Mandrin.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Histoire des communes, 1982, p. 362, « Origine du nom de Saint-Genix ».
  2. a b c d e f g h i j et k Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2, lire en ligne), p. 162-163, « Saint-Genix-sur-Guiers ».
  3. a b c et d Histoire des communes, 1982, p. 362, « Introduction ».
  4. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. Ulysse Chevalier, Cartulaire de l'abbaye de Saint-André-Le-Bas-de-Vienne, ordre de Saint Benoît ; suivi d'un Appendice de chartes inédites sur le diocèse de Vienne (IX-XII siècles), Lyon, N. Scheuring, , 368-43 p. (lire en ligne), p. 154-156 , « 211* (Carta donationis Borchardi de Ecclesia) Sancti Genesii. Jeudi de Juin (1023)
  7. a b c et d Histoire des communes, 1982, p. 366-367, « Les établissements religieux ».
  8. a et b Laurent Ripart, « Les lieux de sépulture des princes de la maison de Savoie », dans La mort en Savoie. Actes du 1er Festival International d'Histoire des Pays de Savoie, La Roche-sur-Foron, 24-26 juin 2011, Bonneville, (lire en ligne [PDF]), p. 32-43.
  9. a b c d e et f Histoire des communes, 1982, p. 365, « les châteaux ».
  10. a et b Histoire des communes, 1982, p. 365, « les franchises ».
  11. « Arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages », Recueil des actes administratifs spécial n°73-2018-118,‎ (lire en ligne [PDF]).
  12. Annuaire statistique du département du Mont-Blanc pour l'an XIV (1805-1806), rédigé par Mr Palluel, secrétaire de la préfecture, Chambéry, page 19 (lire en ligne).
  13. « Liste des 305 maires du département », Élections municipales et communautaires, Préfecture de la Savoie, (consulté le 17 août 2014).
  14. « Le Conseil Municipal Jeunes », sur http://saint-genix-sur-guiers.net, (consulté le 17 août 2014).
  15. « Saint-Genix-sur-Guiers », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en août 2019), Ressources - Les communes.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Site de l'Office de tourisme pays du lac d'Aiguebelette.
  20. Histoire des communes, 1982, p. 365-366, « Le Bourg ».
  21. Présentation de la chapelle sur le site touristique de la Savoie.
  22. Site de la paroisse.