Saint-Maurice-de-Rotherens

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Saint-Maurice-de-Rotherens
Saint-Maurice-de-Rotherens
Vue en direction du bourg
en novembre 2018.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Bugey savoyard
Intercommunalité Communauté de communes Val de Guiers
Maire délégué Daniel Revel
2019-2020
Code postal 73240
Code commune 73260
Démographie
Gentilé San Maurio
Population 215 hab. (2016 en diminution de 1,38 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 18″ nord, 5° 41′ 57″ est
Altitude Min. 376 m
Max. 880 m
Superficie 8,17 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Saint-Genix-les-Villages
Localisation

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Saint-Maurice-de-Rotherens est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le elle a fusionné avec les communes de Gresin et Saint-Genix-sur-Guiers pour former la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cette commune du sud-est de la France est positionnée sur le chaînon du mont Tournier, lui-même situé dans l'Avant-Pays savoyard, dans le département de la Savoie. À vol d'oiseau, Saint-Maurice-de-Rotherens est située à 1,6 km de Gresin et 1,6 km de Gerbaix.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-de-Rotherens compte au total six communes limitrophes, toutes situées dans le département de la Savoie.

Communes limitrophes de Saint-Maurice-de-Rotherens
Champagneux Champagneux / Loisieux Loisieux
Champagneux / Gresin Saint-Maurice-de-Rotherens Saint-Pierre-d'Alvey
Gresin Sainte-Marie-d'Alvey Gerbaix

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements référencé dans la commune était de 108 en 2007 dont :

  • 74 résidences principales;
  • 24 résidences secondaires ou occasionnels;
  • 10 logements vacants.

Hameaux, lieux-dits et écarts de la commune[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Maurice-de-Rotherens est situé en zone de sismicité n°4, comme la plupart des communes de son secteur géographique[1].

Terminologie des zones sismiques[2]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mentionne de la paroisse remonte vers 1061-1070, selon le cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne, avec notamment la mention suivante, Ecclesia Sancti Mauricii sita juxta castrum nomine Conspectum[3]. Selon le chanoine Gros la paroisse s'appelait d'abord Saint-Maurice de Conspet ou Conspey ou encore Compey en lien avec ce château situé à proximité[3].

Les formes suivantes sont San Mauritium (1581), Saint Maurice en Beugey (1670), Saint Morice (1690), ainsi que Parrochia Sancti Mauritii a Rotereno au cours du siècle[4]. On trouve également la forme Saint-Maurice-en-Bieugey, en 1670[5],[3],[6]. C'est donc au cours du XVIIe siècle, que Rotherens fait son apparition, d'après le registre paroissial[3]. Au siècle suivant, on le retrouve de manière systématique dans le toponyme Saint Maurice de Roterens ou Rotterens, en 1729, voire Rotherins en 1766[4]. Alors que le duché de Savoie est occupé par les troupes révolutionnaires françaises depuis 1792, le nom de la commun est transformée en Roc de Rotherens (1793)[4].

Le nom de la commune est constituée du nom du saint de la paroisse, Maurice d'Agaune[5],[6], auquel on a adjoint le nom de Rotherens[3]. Ce dernier désignait probablement un hameau, depuis disparu[3].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San-Meûri (graphie de Conflans) ou Sant-Môris/Mœris (ORB)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Maurice (Ecclesia Sancti Mauricii in Conspectu) ainsi que le château de Conspectus (Castello Conspectu) sont mentionnés pour la première fois vers 1061-1070 dans deux documents cités par le cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne[8].

La seigneurie comprenait Saint-Maurice et le Pin (ancien nom de Gresin)[9]. Elle appartient de 1211 à 1555 successivement aux familles Gerbais, Ravais, Duclos puis de Mareste[9]. François de Mareste la vend en 1555 à la famille de Montbel d'Entremont[9].

Au cours de la période d'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, à la suite du rattachement de 1792, la commune appartient au canton de Saint-Genix, au sein du département du Mont-Blanc[10].

En 1912, l'ingénieur Roberto Galletti lance, depuis le Fil, son premier message radio depuis la commune[9]. A cet emplacement, sera d'ailleurs construit le Relais Herzien commandé par La Doua-Fourvière[9].

Le , la commune fusionne avec celles de Gresin et Saint-Genix-sur-Guiers pour former la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [11]. Une partie de la population s'est opposée à ce projet[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Luc Revel ... ...
mars 2008 En cours Daniel Revel ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les San-Maurios[6].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2016, la commune comptait 215 habitants[Note 1], en diminution de 1,38 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
370339425450484508429406402
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
407371407360325305313325284
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
255250227216214231199192185
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016 - -
143163166159217214215--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Radio-Musée Galletti
Ruine de château de Conspectus
en août 2012.
Château de Mauchamp
en août 2012.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Le château de Conspectus (Conspet ou Conspey ou encore Compey[3]) a été construit au XIe siècle, à l'origine il ne comprenait qu'une seule salle de 9 m par 13 m, avec des murs de 1 m d'épaisseur. Il est cité dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne, vers 1061-1070, « castrum nomine Conspectum », « Castrum de Conspectus »[3],[8]. Au XIIIe siècle, le château passe aux mains du seigneur de Gerbaix, qui le transforme en une tour avec un escalier de bois longeant la façade. C'est dans les murs de ce château, dit château de Saint-Maurice, que fut signé en 1280, le traité de paix entre Thomas III de Piémont et le Guillaume VII de Montferrat son prisonnier. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, un incendie ravage la tour, les Ravais devenus seigneurs de Saint-Maurice à la suite des Gerbaix font reconstruire un autre château à 500 m de là, le château de Mauchamp.

Le château de Mauchamp a été construit au XIVe siècle. Il domine le vallon de Gresin. Actuellement il ne reste qu'une tour en ruine.

Musée[modifier | modifier le code]

Le Radio-Musée Galletti, en plein cœur du bourg de Saint-Maurice-de-Rotherens, dans un bâtiment mitoyen à la mairie, est consacré aux travaux de Roberto Clemens Galletti di Cadilhac.

Cet ingénieur est un précurseur des radiotélecommunications ayant édifié et utilisé une antenne sur la montagne pour une des premières liaisons TSF depuis la commune, en 1912[9]. C'est suite au don de ses archives par Gladys Muzzarelli, nièce de Roberto Galletti, effectué en 1973 qu'une association organise la création d'un musée en sa mémoire sur le territoire de la commune [17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy et François Hollande, hommes politiques et tous deux candidats à l'élection présidentielle française de 2012 et présidents de la République française auraient selon le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot dans son livre Le Tout-politique, un ancêtre commun, dénommé Claude Labully-Burty, qui vivait à Saint-Maurice-de-Rotherens au XVIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le site internet de la prévention du risque sismique,page sur Saint-Maurice-de-Rotherens
  2. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  3. a b c d e f g et h Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 427.
  4. a b et c Histoire des communes savoyardes 1984, p. 372
  5. a et b Henry Suter, « Saint-Maurice », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en janvier 2018).
  6. a b et c « Saint-Maurice-de-Rotherens », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en janvier 2019), Ressources - Les communes.
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  8. a et b Ulysse Chevalier, Cartulaire de l'abbaye de Saint-André-Le-Bas-de-Vienne, ordre de Saint Benoît ; suivi d'un Appendice de chartes inédites sur le diocèse de Vienne (IX-XII siècles), Lyon, N. Scheuring, , 368-43 p. (lire en ligne), p. 189-191, 247 « Carta Engelbotte et Fratrum Ejus) de Castello Conspectu » ; 249 « Item (Carta Soffredi militis de ecclesia Sancti Mauritii in Conspectu), (1061-1070) ».
  9. a b c d e et f Histoire des communes savoyardes 1984, p. 373, « la seigneurie »
  10. Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 137 p. (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 96-99.
  11. « Arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages », Recueil des actes administratifs spécial n°73-2018-118,‎ (lire en ligne [PDF]).
  12. « À Saint-Maurice-de-Rotherens, la fusion ne provoque pas d’effusion de joie », sur ledauphine.com, (consulté le 16 décembre 2018)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « Présentation », sur le site du radio-musée Galletti, consulté le .