Robert Laurent-Vibert

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Robert Laurent-Vibert (Saint-Genix-d'Aoste 1884 - Lyon 1925) est un historien et un industriel français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils adoptif de l'industriel François Vibert (1846-1912), il entra à l'École normale supérieure puis fut élève de l'École pratique des hautes études. Agrégé d'histoire, il devint membre de l'École française de Rome (1907-1909) où il étudia l'industrie à la fin de la République romaine.

De retour en France, il fut un temps professeur au lycée de Lons-le-Saunier puis il prit la direction de l'entreprise familiale, Pétrole Hahn, dont les usines étaient à Lyon, qu'il développa considérablement et pour laquelle il se montra un patron social. Il organisa et présida le syndicat de la parfumerie à Lyon.

Pendant la Première guerre mondiale, il fut envoyé en mission en Grèce. Chef du cabinet du sous-secrétaire d'État à la Marine marchande en 1918, plénipotentiaire (Commission économique) à la conférence de la Paix, il fonda la Revue franco-macédonnienne, restaura le château de Lourmarin qu'il légua par testament en 1923, avec ses collections, à l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix pour y installer la Fondation Laurent-Vibert de Lourmarin qui accueille les mois d'été de jeunes artistes en résidence, sur le modèle de la Villa Médicis à Rome.

Il publia plusieurs ouvrages.

Il meurt le 26 avril 1925 à Lyon des suites d'un accident de voiture. Une rue de Lyon et d'Aix en Provence porte son nom.

Publications[modifier | modifier le code]

  • André Piganiol et Robert Laurent-Vibert, « Recherches archéologiques à Ammaedara (Haïdra) », dans Mélanges d'archéologie et d'histoire, v. 32, éd. École française de Rome, Rome, 1912, p. 69-229
  • Les Affaires et la pensée, Lyon, M. Audin, 1921, 55 p.
  • Le sophisme de la compétence, Lyon, "Terrasses" de Lourmarin, 1922, 35 p.
  • Voyages, routiers, pèlerins et corsaires aux Échelles du Levant, Paris, G. Grès, 1923, 255 p.
  • L'Orient en mai 1923, notes de voyage, Lyon, M. Audin, 1923, 44 p.
  • La Mise en valeur de nos colonies, rapport présenté au Congrès national des conseillers du commerce extérieur. Lyon, octobre 1924, Lyon, M. Audin, 1924, 67 p.
  • Ce que j'ai vu en Orient : Mésopotamie, Palestine, Syrie, Égypte, Turquie, notes de voyage, 1923-1924, Paris, G. Crès, 1924, 310 p.

Nécrologie[modifier | modifier le code]

  • La parfumerie moderne, revue scientifique et de défense professionnelle, no 7, juillet 1925, p. 161-162.
  • R. Laurent-Vibert par un groupe de ses amis, Lyon, 1926.
  • R. Laurent-Vibert. In memoriam, 1971.

Liens externes[modifier | modifier le code]