Gabriel-Marie Garrone

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Gabriel-Marie Garrone
Image illustrative de l'article Gabriel-Marie Garrone
Stèle funéraire du cardinal Gabriel-Marie Garrone au Séminaire pontifical français de Rome
Biographie
Naissance
Aix-les-Bains (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 92 ans)
Rome (Italie)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Paul VI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Sabina
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Émile Guerry
Président du
Conseil pontifical pour la culture
20 mai 1982 – 19 avril 1988
Pro-prefet de la Congrégation pour les séminaires et les universités
puis préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique
26 janvier 1966 – 15 janvier 1980
Archevêque de Toulouse
5 novembre 1956 – 5 mars 1966
Archevêque titulaire de Lemnus
archevêque coadjuteur de Toulouse
24 avril 1947 – 5 novembre 1956

Blason
« Omne bonum a Patre »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Gabriel-Marie Garrone, né à Aix-les-Bains (France) le et mort à Rome le , est prêtre catholique français du diocèse de Chambéry, théologien, professeur et directeur de séminaire. Nommé archevêque coadjuteur de Toulouse en 1947, il participe activement au concile Vatican II et est nommé en 1966 préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique. En 1967 il est créé cardinal par le pape Paul VI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au collège de la Villette, à La Ravoire, en Savoie, à l’université de Grenoble et à l’Université grégorienne à Rome, il a été ordonné prêtre à Rome le 11 avril 1925 pour le diocèse de Chambéry. Diplômé d’études de philosophie, docteur en philosophie scolastique et en théologie, il a été nommé professeur au collège de La Villette en octobre 1925 puis au Grand Séminaire de Chambéry, l’année suivante.

Capitaine de réserve au 97e RIA, il fut mobilisé en 1939 et fait prisonnier. À son retour, en 1945, il a été nommé supérieur du Grand-Séminaire.

Ordonné archevêque coadjuteur de Toulouse le 24 juin 1947, il assista le cardinal Jules-Géraud Saliège à Toulouse avant de lui succéder en 1956 (archevêque de Toulouse). Il participa activement au Concile Vatican II (1962-1965) et il occupa la vice-présidence de la Conférence des évêques de France de 1964 à 1966.

En 1966, il a été appelé à diriger à Rome la Congrégation des séminaires et universités, puis la Congrégation pour l'éducation catholique. Il reçoit alors le titre d'archevêque titulaire de Turres, en Numidie. Il joua un rôle important dans la réforme des études cléricales.

Créé cardinal par le pape Paul VI lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Sainte-Sabine, il participa aux conclaves qui élurent Jean-Paul Ier puis Jean-Paul II.

Il démissionna en 1980, tout en restant chargé du rapport entre le Saint-Siège et la Culture: il fut le premier président du Conseil pontifical pour la culture de 1982 à 1988. Ses écrits ont été couronnés par l’Académie française en 1974.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'action catholique, son histoire, sa doctrine, son panorama, son destin, Fayard, 1958.
  • Pourquoi prier ?, Privat, 1962.
  • Concile œcuménique Vatican II. Documents conciliaires, Le Centurion, 1965.
  • Le Concile : orientations, Les Éditions Ouvrières, 1966.
  • Que faut-il croire ?, Desclée 1967.
  • Ce que croyait Thérèse de Lisieux, Mame, 1968.
  • Ce que croyait Pascal, Mame, 1969.
  • Qu'est-ce que Dieu ?, 2° éd., Desclée, 1969.
  • L'Église : 1965-1972, Le Centurion, 1972.
  • La Foi, Le Centurion, 1973.
  • Aller jusqu'à Dieu, Le Centurion, 1975.
  • Les prêtres, Éditions Universitaires, 1975.
  • Marie, hier et aujourd'hui, Le Centurion, 1977.
  • Ce que croyait Anne-Marie Javouhey, Mame, 1979.
  • Je suis le chemin, la clé de la morale chrétienne, Le Centurion, 1981.

Articles connexes[modifier | modifier le code]