Religion en Europe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cet article traite de la religion en Europe.

Sur une population totale d'environ 730 millions d'habitants en 2010, l'Europe compte environ 554 millions de chrétiens (76 %) dont 255 millions de catholiques (35 %)[1], 197 millions d'orthodoxes (27 %)[1] et 102 millions de protestants (14 %)[1]. À cela s'ajoute 44 millions de musulmans (6 %)[2], et 4,3 millions de bouddhistes (0,6 %) [3]. Les personnes n'ayant pas de religion ou pratiquant une autre religion sont environ 128 millions (17,4 %). En règle générale à l'ouest du continent, la majorité des Européens s'identifie comme chrétiens, avec divers niveaux de pratique : jusqu'à 80% en Autriche, en Irlande et en Italie, 83% au Portugal ; avec exception aux Pays-Bas (42% de chrétiens)[4]. La médiane globale est de 71% de chrétiens en Europe occidentale[4].

Répartition des traditions religieuses dominantes. Bleu : christianisme catholique. Rouge : christianisme orthodoxe. Violet : christianisme protestant. Vert clair : islam sunnite. Vert sombre : islam chiite. Jaune : présence significative du judaïsme. Orange : bouddhisme. Bien sûr "tradition" ne signifie pas forcément "pratique".

Histoire[modifier | modifier le code]

Les religions antiques[modifier | modifier le code]

En Europe occidentale, les religions antiques se subdivisent en trois groupes :

  • La foi en les Ases et les Vanes, qu'on appelle aujourd'hui odinisme, est la religion ethnique des Germains.
  • Le druidisme et sa variante irlandaise tardive, la religion des filid, est la religion ethnique des Celtes.
  • La croyance en les dieux de l'Olympe ou orphisme comme on l'appelle aujourd'hui est la religion dans sa forme latinisée des Latins.

L'un des points communs entre ces différentes religions traditionnelles est un polythéisme parfois un panthéisme en fait d'un polythéisme parfois un vrai polythéisme, parfois aussi un animisme.

Le prosélytisme n’était pas répandu parmi les peuples européens, chaque religion étant liée à une ethnie qui avait ses propres Dieux? Ces religions étaient traditionnelles, organiques, et reposaient sur la tri-fonctionnalité indo-européenne.

Religion nordique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion nordique ancienne.

Religion celtique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Religion celtique et Religion gauloise.

Religion grecque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion grecque.

L'essentiel des croyances et des rites de la religion grecque se sont structurés au moment où naquît, à l'époque archaïque (VIIIe-VIe siècle av. J.-C.), une forme d'organisation politique particulière : la cité (polis), avec pour corollaire la redécouverte et la diffusion de l'écriture (v.-800/-700)[5] Notre mot « religion » n'existe pas en grec ancien. Les concepts qui nous servent à décrire les phénomènes religieux contemporains ne sont pas forcément adaptés à l'analyse de ce qu'étaient pour les Grecs le divin. L'opposition entre le profane et le sacré, les limites modernes entre le laïque et le religieux, sont ici incertaines, voire non pertinentes. Les gestes, les comportements, les cérémonies de la vie familiale, sociale et politique comportent presque toujours un aspect religieux[5].

Dans la société grecque, la religion est complètement imbriquée dans tous les domaines de la vie (familiale, publique et sociale)[5]. La religion n'est pas l'affaire d'une croyance privée ; elle est avant tout publique et concerne la communauté, d'où ses implications importantes avec la vie politique. En fait, elle ne se cantonne pas à certaines sphères de la vie quotidienne mais peut concerner tous ses aspects. En sorte, les Grecs de l'Antiquité n'établissaient pas vraiment de différence entre le domaine religieux et le profane : chaque moment de la vie peut être rythmé par un rite plus ou moins formel, une prière, une pratique religieuse. Ses principaux rites sont les prières, les offrandes, les sacrifices, les fêtes publiques et les jeux. Ces rites ne s'excluent pas, au contraire : une offrande s'accompagne d'une prière, un sacrifice également pour couronner une fête publique.

À partir de l'époque archaïque, les caractères dominants de la religion grecque apparaissent : un polythéisme, des dieux (theoi) anthropomorphes munis d'attributs (foudre, trident, arc et flèches, égides, etc.), jouissant de pouvoirs pléthoriques, ayant des secteurs d'intervention, des modes d'actions propres, et dotés d'une mythologie avec ses héros. Mais chacune de ces divinités n'existe que par les liens qui l'unissent au système divin global[5].

Chacun d'eux peut être invoqué sous divers aspects en fonction du lieu, du culte et de la fonction qu'il remplit. Ces puissances dotées de pouvoirs surnaturels, sous le même nom, peuvent présenter une multiplicité d'aspects. Des épithètes culturelles (les épiclèses) signalent alors leur nature et leur domaine d'intervention. Il y a, par exemple, Zeus Ouranos (du ciel, père de tous les Dieux), Polieus (gardien de l'ordre politique, des murs de la cité), Horkios (garant des serments et des pactes), Ktésios (protecteur de la propriété), Herkeios (gardien de l'enclos), Xenios (protecteur des hôtes et des étrangers), Kéraunos (foudroyant). Les autres figures du panthéon grec suivent aussi ce schéma[5].

L'empire romain[modifier | modifier le code]

Un polythéisme adoptant[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion de la Rome antique.

Débuts du christianisme[modifier | modifier le code]

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Carte de la premiere croisade.jpg

Expansion du christianisme[modifier | modifier le code]

Après la fin du VIIIe siècle, l'expansion du christianisme passe par la conversion des souverains, qui s'impose ensuite à leurs peuples. En Scandinavie, le rôle des rois danois, à la suite d'Harald à la Dent bleue baptisé vers 960, est le premier déterminant. En Suède, c'est lors de la dynastie du Götaland que le christianisme s'impose dans les années 1060. L'influence politique des rois chrétiens est également déterminante en Pologne. Le duc Mieszko Ier reçoit le baptême en 966, à la suite d'un voyage chez le prince de Bohême Boleslas Ier, dont il a épousé la fille chrétienne.

Les Chrétiens à partir de la Réforme grégorienne devinrent la religion officielle de l'Occident après avoir bataillé tout le haut Moyen Âge durant contre des courants païens anticléricaux, mouvements qui prirent souvent une forme syncrétique du fait de deux facteurs :

  • le déracinement à grande échelle par les Romains de divinités de tout le bassin méditerranéen et leur implantation à Rome puis sous forme romanisée ou non dans tout l'Empire où ces nouvelles divinités se mêlèrent aux croyances des populations autochtones des différentes provinces. Phénomène qui existait déjà auparavant mais à moindre échelle pour suppléer à une forme de la divinité alors inexistante: il existe ainsi chez les Celtes l'implantation du culte d'Isis bien avant l'arrivée des Romains en les Gaules, lequel culte donnera à la France ses fameuses vierges noires aux temps de la christianisation. Cet engouement particulier des Romains pour les autres religions s'explique par le fait que la croyance romaine en leur dieu n'a jamais été très forte contrairement aux Grecs, les Romains ayant hérité des Étrusques ce principe de la pax deorum, soit la paix avec les dieux, qui s'obtient par tout un rituel qui permet à l'homme de s'éloigner les dieux. Un tel système de croyance ne pouvait qu'amener les Romains à perdre toute spiritualité et à chercher celle-ci ailleurs.
  • la persécution chrétienne obligea les païens à pratiquer en cachette leur religion qui perdit en cohésion nationale, qui évolua vite de génération en génération n'ayant plus accès bien souvent aux textes écrits ou oraux de leurs traditions pourrait on dire et en l'absence d'un clergé, qui fut tôt assimilé à des sorciers et démonistes, ce qui provoqua l'apparition de tout un tas de charlatans qui se firent passer pour des sorciers

Vous pouvez aider en ajoutant des références ou en supprimant le contenu inédit. Voir la page de discussion pour plus de détails.

Ce syncrétisme est essentiel pour comprendre la naissance du néo-paganisme.

L'slam en al Andalus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Convivencia.

Séparation des Églises d'Orient et d'Occident[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Réforme[modifier | modifier le code]

Inquisition[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Inquisition et Chasse aux sorcières.

Expansion de l'Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expansion de l'Empire ottoman.

Moscou, troisième Rome[modifier | modifier le code]

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'impact des révolutions[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Concordat et Révolution russe.

Shoah[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Shoah.

Religions[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Saints patrons de l'Europe.
  • Ligne nord/sud : l'Europe se distingue par un nord protestant et un sud catholique ainsi que quelques foyers calvinistes dispersés dans toute l'Europe.
  • Fracture à l'est : depuis le Grand schisme d'Orient, une grande partie de l'Europe de l'Est est orthodoxe.

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catholicisme en Europe.

Le catholicisme est la religion la plus importante en Europe de l'Ouest et du sud-ouest et du centre, où elle regroupe plus de 50 % de la population de cette région du monde (France, Belgique, Luxembourg, Espagne, Portugal, Italie, Malte, l'Irlande, l'Autriche, Hongrie, Pologne, Lituanie, Slovaquie)[citation nécessaire].

D'autres pays ont comme 1re religion le catholicisme mais pas la religion de la majorité de la population comme la Suisse (45 % environ), les Pays-Bas (30 % environ)[citation nécessaire], l'Allemagne (30 % environ) [citation nécessaire]

Le siège de l'Église catholique se trouve sur le territoire européen, dans la cité-État du Vatican.

Orthodoxie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Orthodoxie en Europe.

Les chrétiens orthodoxes sont surtout présents en Europe orientale (majoritaires en Russie, Ukraine, Biélorussie, Géorgie; minorités dans les pays baltes) et dans les Balkans (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Macédoine, Monténégro, serbes de Bosnie-Herzégovine), ainsi qu'à Chypre (rattaché politiquement à l'Europe). Ils sont divisés traditionnellement entre les patriarcats de Constantinople et de Moscou. D'autres Églises nationales ont pris progressivement leur indépendance, reconnue ou non par la communion orthodoxe.

L'Arménie est de tradition chrétienne depuis le IVe siècle (Église apostolique arménienne).

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Protestantisme en Europe.
Frauenkirche, église luthérienne de Dresde.

Le protestantisme est la religion la plus importante au nord de l'Europe, dans les pays scandinaves, dans les pays baltes, le nord de l'Allemagne, en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord. Il y a aussi d'importantes minorités aux Pays-Bas, en Suisse, en Hongrie, et dans le sud de l'Allemagne. Des communautés sont présentes en France. Il est à noter que malgré une très forte présence lors de la Réforme, en Autriche et en République tchèque, les protestants ont quasiment disparu d'Europe centrale à la suite des persécutions.

Le protestantisme européen se divise traditionnellement entre luthériens (Allemagne, Scandinavie, pays baltes), réformés (parfois appelés calvinistes : Suisse, Pays-Bas, Écosse...), évangéliques et pentecôtistes. L'Angleterre est de tradition anglicane. Comme un peu partout dans le monde, les chrétiens évangéliques sont en pleine expansion dans certains pays d'Europe, en particulier en France où plus de la moitié des 2068 églises évangéliques recensées en France ont été implantées au cours des trente dernières années[citation nécessaire].

Pour leur part, luthériens, réformés et anglicans ont, depuis leurs origines, toujours connu des mouvements en leur sein que l'on appellerait évangéliques aujourd'hui, à savoir des courants piétistes, professants, orthodoxes-conservateurs et/ou charismatiques.

Islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Islam en Europe.

Selon le Zentralinstitut Islam-Archiv-Deutschland, le nombre de musulmans en Europe en 2007 était d'environ 53 millions, dont 16 millions dans l'Union européenne, 25 millions en Russie, 5,7 millions dans la partie européenne de la Turquie, 5,5 millions en France, 3,5 millions en Allemagne, soit un peu plus de 7 % de la population européenne totale de 730 millions[6].

Certains pays d'Europe de l'Est comme Kosovo (92 % de musulmans), l'Albanie (environ 65 %), la Bosnie-Herzégovine (50 %), la Macédoine (30 %) et la Bulgarie (13 %) [2] ont depuis très longtemps une influence musulmane plus ou moins importante due à leur ancienne appartenance à l'Empire ottoman.

En Europe de l'Ouest, les communautés musulmanes sont apparues majoritairement dans les années 1960, notamment en raison de l'immigration en provenance du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient, du sous-continent indien et d'Afrique de l'Ouest.

Néopaganisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Néopaganisme en Europe.

Le néopaganisme est un phénomène distinct des cultes païens de l'Antiquité. En effet, le néopaganisme englobe généralement l'ensemble des religions qui se proclament païennes depuis l'arrivée de l'ère chrétienne. Le néopaganisme concerne une multitude de religions dans le monde, principalement d'origine européenne.

Le retour à la lumière des religions ethniques des peuples d'Europe, phénomène distinct donc, commença au XVIIIe siècle avec la "renaissance druidique" à Londres, de l'initiative du franc-maçon John Toland. Cette soi-disant renaissance donna lieu à la création du Most Ancient Order of Druids, dont l'une des subdivisions est aujourd'hui l'Order of Druids, reconnu par l'État britannique.

Le religion nordique ancienne redevint un phénomène important plus tardivement, vers la fin du XIXe siècle. Cette religion est aujourd'hui reconnue en Islande, au Danemark, en Norvège, en Suède et en Espagne sous le nom d'Ásatrú, de Forn Siðr ou d'Odinisme, où les croyants ont des institutions officielles de leur culte.

L'Hellénisme (ou Orphisme ou dodécathéisme) connut une résurgence de son engouement populaire plus tardive encore, ancrée dans le milieu universitaire classique bien souvent. Cependant, cette religion est reconnue aujourd'hui en Grèce et les hellénistes ont l'autorisation de pratiquer leur foi dans certains temples de leurs ancêtres.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Judaïsme en Europe.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive a diminué dans des proportions importantes, alors qu'elle représentait jusqu'à 25 % [citation nécessaire] de la population de certaines régions de l'Europe de l'Est.

Toutefois, en termes de valeur numérique absolue, la France comporte toujours la troisième plus grosse communauté juive au Monde (derrière Israël et les États-Unis)

Par ailleurs, la plupart des pays européens comportent de petites communautés.

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme en Europe.

Le bouddhisme est présent de longue date en Kalmoukie (au Nord de la mer Caspienne). Hors de cette région, sa présence est récente. Elle se limite surtout à des groupes de convertis en Europe de l'Ouest.

Irréligion[modifier | modifier le code]

Selon une étude du Pew Forum datant de 2015, 18,8 % de la population européenne de 2010 est sans religion. Des projections pour 2020, 2030, 2040 et 2050 indiquent que cette part devrait atteindre, respectivement, 20 %, 21,2 %, 22,3 % et 23,3 %[7].

Athéisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Athéisme en Europe.
Pourcentage d'athées par pays selon un sondage Eurobaromètre mené en 2005.
Pourcentage de non croyants par pays selon un sondage Eurobaromètre mené en 2005.

Les premières traces d'athéisme remontent à la Grèce antique, dont Démocrite soutenait l'inexistence des dieux.

Par la suite, le mouvement resta extrêmement minoritaire. Jusqu'en Europe de l'Ouest au XVIIIe siècle, avec le mouvement des Lumières et la Révolution française de 1789.

Lors du XIXe siècle, il y eut un retour aux valeurs chrétiennes.

Récemment, l'athéisme fit un retour en force en Europe occidentale et centrale. À titre d'exemple, 60 % de la population tchèque est considérée comme athée ou assimilée. Tandis qu'une étude récente affirme que 70 % des Français entretiennent de très forts doutes sur la religion en général, 28 % des interrogés n'affirmant aucune affiliation religieuse[8] (voir irréligion en France).

L'évaluation de l'athéisme est variable selon les enquêtes :

  • L'Albanie est le premier pays au monde à s’être déclaré athée.
  • Selon l'ouvrage de J. Baubérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus.
  • Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le The Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées.
  • Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.

Agnosticisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agnosticisme en Europe.

Laïcité[modifier | modifier le code]

La laïcité a été formalisée particulièrement en France (voir laïcité en France) et en Turquie (voir laïcité en Turquie), mais la liberté de culte est établie dans presque tous les pays, avec des degrés divers de séparation des Églises et des États. Cependant, au sein de l'Union européenne, de nombreux pays ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'État reconnaît une religion officielle ou dominante (parfois avec plusieurs dénominations) : entre autres, le Royaume-Uni (Église anglicane et Église d'Écosse, cette dernière étant presbytérienne) ; le Danemark, la Norvège, la Suède, et la Finlande (Église du Danemark, Église de Suède, Église de Norvège, et Église évangélique-luthérienne de Finlande, rattachées au luthéranisme) ; l'Irlande, l'Espagne, Monaco, l'Italie, Saint-Marin, (Église catholique romaine) ; la Suisse (variable selon les cantons : Église catholique ou Église protestante, principalement calviniste), la Grèce (Église orthodoxe). Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives (souvent d'ordre financier, parfois juste d'ordre honorifique) sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire l'« héritage chrétien » dans le préambule du texte, mais cela fut écarté au profit d'une référence à l'« héritage religieux et philosophique » de l'Europe[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en)Global Christianity
  2. a et b (en)The Future of the Global Muslim Population
  3. « Les bouddhistes dans le monde | Institut d'Etudes Bouddhiques », sur www.bouddhismes.net (consulté le 17 juin 2015)
  4. a et b (en-US) « Being Christian in Western Europe », Pew Research Center's Religion & Public Life Project,‎ (lire en ligne)
  5. a, b, c, d et e D’après l’Encyclopédie des Religions de Gerhard J. Bellinger.
  6. In Europa leben gegenwärtig knapp 53 Millionen Muslime, Zentralinstitut Islam-Archiv-Deutschland, 2007
  7. (en) « The Pew Forum - Religious Composition by Country, 2010-2050 », sur pewforum.org, .
  8. (en-US) « Être chrétien en Europe de l’Ouest », Pew Research Center's Religion & Public Life Project,‎ (lire en ligne)
  9. Voir à ce sujet Traité de Rome de 2004#Héritage chrétien.
  • Jean Baubérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, Syros, , 300 p. (ISBN 978-2841460014)
  • Pour plus d'information, voir le site Eurel (CNRS / Université de Strasbourg)