Record du monde du 100 mètres

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Record du monde du
100 m
Image illustrative de l'article Record du monde du 100 mètres
Usain Bolt en 2009 à Berlin lors de son record du monde.
Caractéristiques du record
Discipline 100 mètres
athlétisme
Instance
homologatrice
IAAF
Genre Hommes /Femmes
Portée Monde
Record actuel masculin
Valeur 9 s 58

(vit. : 37,58 km/h)

Vent + 0,9 m/s
Titulaire Usain Bolt
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Date du record
Circonstance Championnats du monde 2009
Site Stade olympique
Berlin
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Record actuel féminin
Valeur 10 s 49

(vit. : 34,31 km/h)

Vent 0 m/s
Titulaire Florence Griffith-Joyner
Drapeau des États-Unis États-Unis
Date du record
Circonstance Sélections olympiques 1988
Site IU Michael A. Carroll Track & Soccer Stadium
Indianapolis
Drapeau des États-Unis États-Unis

Les records du monde du 100 mètres sont actuellement détenus par le Jamaïcain Usain Bolt avec le temps de 9 s 58, établi le en finale des championnats du monde, à Berlin en Allemagne, et par l'Américaine Florence Griffith-Joyner, créditée de 10 s 49 le en quart de finale des sélections olympiques américaines d'Indianapolis, aux États-Unis[1].

Le premier record du monde du 100 m homologué par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme est celui de l'Américain Don Lippincott le 6 juillet 1912 lors des Jeux olympiques de Stockholm, avec le temps de 10 s 6. En 1968, à l'occasion des Jeux de Mexico, son compatriote Jim Hines devient avec 9 s 95 le premier détenteur du record mondial du 100 m mesuré à l'aide du chronométrage électronique. Côté féminin, le temps de 13 s 6 établi le 5 août 1922 par la Tchécoslovaque Marie Mejzlikova constitue officiellement le premier record du monde du 100 m féminin. L'Américaine Wyomia Tyus établit en 1968 à Mexico le premier record mondial mesuré électroniquement, en 11 s 08.

Record du monde masculin[modifier | modifier le code]

Premiers records[modifier | modifier le code]

Le premier record du monde masculin du 100 mètres homologué par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) est celui de l'Américain Don Lippincott qui établit le temps de 10 s 6 le 6 juillet 1912, à Stockholm, en séries des Jeux olympiques[2]. Aux États-Unis, et depuis la fin du XIXe siècle, les épreuves de sprint court se disputent quasi-exclusivement sur la distance de 100 yards (91,44 m), ou plus rarement sur 110 yards (100,58 m), mais contrairement à d'autres épreuves, l'IAAF ne reconnait pas ces distances comme record du monde. En outre, l'usage des starting-blocks, mis en place depuis la seconde moitié des années 1920 aux États-Unis et qui permet de faciliter le départ des coureurs, ne sera admis par l'IAAF qu'à partir de 1937[3]. Le record du monde du 100 m de Don Lippincott est égalé le 16 septembre 1920, toujours à Stockholm, par son compatriote Jackson Scholz, puis battu le 23 avril 1921 par l'autre américain Charley Paddock, champion olympique sur cette distance en 1920 à Anvers, qui établit le temps de 10 s 4 à Redlands en Californie[4].

En 1929, son compatriote Eddie Tolan égale à deux reprises le record du monde de Charley Paddock : une première fois le 8 août à Stockholm et une seconde fois le 25 août à Copenhague. Le 9 août 1930, à Toronto, le Canadien Percy Williams est le premier athlète à être chronométré en 10 s 3 sur 100 m, performance égalée ensuite par cinq autres athlètes : Eddie Tolan le 1er août 1932 à l'occasion de sa victoire aux Jeux olympiques de Los Angeles[5], ses compatriotes Ralph Metcalfe (le 12 août 1933 à Budapest, puis les 15 et 23 septembre 1934 à Osaka et Dairen) et Eulace Peacock (le 6 août 1934 à Oslo), le Néerlandais Christiaan Berger (le 26 août 1934 à Amsterdam) et enfin le Japonais Takayoshi Yoshioka (le 15 juin 1935 à Tokyo)[6].

De Jesse Owens à Bob Hayes[modifier | modifier le code]

Jesse Owens porte le record du monde du 100 m à 10 s 2 en 1936.

Le 20 juin 1936, au cours des championnats universitaires des États-Unis, à Chicago, l'Américain Jesse Owens, qui remportera le titre lors des Jeux olympiques de 1936, devient le premier athlète à établir le temps de 10 s 2[7].

Le record du monde de Jesse Owens est égalé le 6 juin 1941 à Compton par son compatriote Harold Davis, puis à deux reprises lors de la saison 1948 : le 15 mai à Fresno par le Panaméen Lloyd LaBeach et le 9 juillet à Evanston par l'Américain Barney Ewell[8]. Les 10 s 2 sont établis également par le Britannique McDonald Bailey le 25 août 1951 à Belgrade, puis par l'Allemand Heinz Fütterer le 31 octobre 1954 à Yokohama. Au cours de la saison 1956, les Américains Bobby Joe Morrow, champion olympique à Melbourne, et Ira Murchison égalent le record mondial de 10 s 2 : le 19 mai à Houston, le 22 juin à Bakersfield et le 29 juin à Los Angeles pour Morrow, le 1er juin à Compton et le 29 juin à Los Angeles pour Murchison[9]. Le 3 août 1956, à Berlin, leur compatriote Willie Williams améliore le record mondial du 100 m établi pour la première fois vingt ans plus tôt par Jesse Owens, en atteignant les 10 s 1, record égalé rapidement par l'autre américain Leamon King : dès le lendemain à Ontario en Californie, puis une semaine plus tard, le 27 octobre à Santa Ana, toujours en Californie[10]. Le 18 avril 1959, à San José, son compatriote Ray Norton égale à son tour les 10 s 1.

Le 21 juin 1960, à Zurich, l'Allemand Armin Hary, champion olympique à Rome, devient le premier athlète à atteindre le temps de 10 s 0 juste sur 100 m. Il établit cette performance une première fois mais le starter décide d'annuler le résultat, estimant que l'Allemand a anticipé le départ. Une deuxième course a lieu quarante minutes plus tard dans laquelle Armin Hary réédite son temps de 10 s 0, signant un nouveau record du monde[11]. Le record du monde est égalé à plusieurs reprises, le 15 juillet 1960 à Saskatoon par le Canadien Harry Jerome, puis à deux reprises lors de la saison 1964 : une première fois par le Vénézuélien Horacio Esteves le 15 août 1964 à Caracas, et une seconde fois par l'Américain Bob Hayes le 15 octobre 1964 à Tokyo à l'occasion de sa victoire en finale des Jeux olympiques[12].

Jim Hines, premier sous les dix secondes[modifier | modifier le code]

Jim Hines, premier athlète à descendre sous les dix secondes sur 100 m.
Articles détaillés : Night of Speed et Barrière des dix secondes.

Le record du monde de 10 s 0 est égalé à deux reprises en 1967 : par l'Américain Jim Hines le 27 mai Modesto, par le Cubain Enrique Figuerola le 17 juin à Budapest, puis de nouveau en 1968 par le Sud-africain Paul Nash le 2 avril à Krugersdorp et par l'Américain Oliver Ford le 31 mai à Albuquerque.

Le 20 juin 1968, lors des championnats des États-Unis d'athlétisme de 1968 qui ont lieu à Sacramento en Californie, cinq records du monde du 100 m sont égalés ou battus dans la même soirée, et ce en l'espace de h 30 seulement. La compétition est surnommée « The Night of Speed » (La nuit de la vitesse). Dès les séries, l'Américain Charles Greene et le Français Roger Bambuck égalent le record du monde de 10 s 0[13]. Dans la première demi-finale, Jim Hines devient le premier athlète à descendre sous la barrière des dix secondes en établissant le temps de s 9 avec un vent favorable régulier de 1,4 m/s[14]. Ronnie Ray Smith, deuxième de la course dans le même temps, égale le record du monde de Hines[15], tout comme Charles Greene dans la deuxième demi-finale qui l'emporte également en s 9[16].

Le 14 octobre 1968, Jim Hines égale le record du monde de s 9 à l'occasion de sa victoire en finale des Jeux olympique de 1968, à Mexico, et devient par ailleurs le premier détenteur du record du monde mesuré au chronométrage électronique, en s 95[17]. Cette performance est réalisée dans des conditions idéales : une piste en matière synthétique, un temps chaud et sec, une altitude supérieure à 2 000 mètres et un vent favorable de 0,3 m/s[18].

Les s 9 sont atteints à trois reprises lors de la saison 1972 : par les Américains Eddie Hart et Rey Robinson le 1er juillet à Eugene lors des sélections olympiques américaines[18], et par leur compatriote Steve Williams le 21 juin à Los Angeles[18] ; à trois reprises lors de la saison 1975 : par le Cubain Silvio Leonard le 5 juin à Ostrava, et par Steve Williams le 16 juillet à Sienne et le 22 août à Berlin[19] ; et à quatre reprises lors de la saison 1976 : par Steve Williams le 27 mars à Gainesville, par son compatriote Harvey Glance le 3 avril à Columbia et le 1er juin à Bâton-Rouge, et enfin par le Jamaïcain Don Quarrie le 22 juin à Modesto[20].

De Carl Lewis à Maurice Greene[modifier | modifier le code]

Carl Lewis, détenteur du record du monde de 1988 à 1994.

À partir du 1er janvier 1977, l'IAAF ne valide que les records du monde mesurés au chronométrage électronique. La performance de s 95 de Jim Hines établie lors des Jeux olympiques de 1968 constitue le premier temps de référence[21].

Approché par le Cubain Silvio Leonard, qui réalise s 98 en 1977 à Guadalajara, en altitude, le record du monde de Jim Hines est amélioré de 2/100e de seconde le 3 juillet 1983 à Colorado Springs, également en altitude, par l'Américain Calvin Smith qui établit le temps de s 93 avec un vent favorable d'1,4 m/s[22]. Le 30 août 1987, en finale des championnats du monde, à Rome, le Canadien Ben Johnson, qui a établi le temps de s 95 l'année précédente, remporte le titre mondial en s 83, devant l'Américain Carl Lewis (s 93), améliorant de 10/100e de seconde le record du monde de Calvin Smith[23]. Les deux hommes se retrouvent l'année suivante, le 24 septembre 1988, en finale du 100 m des Jeux olympiques, à Séoul, où Ben Johnson remporte la course en s 79, améliorant de 4/100e son propre record du monde. Mais, convaincu de dopage trois jours plus tard, Johnson est destitué de son titre olympique, entraînant la non-homologation de son record du monde[24]. Suspendu par la Fédération internationale quelques mois plus tard, son titre mondial de 1987 et son record du monde de s 83 sont annulés rétroactivement[25]. Carl Lewis, qui a terminé deuxième des mondiaux de Rome et des Jeux olympiques de Séoul, récupère les titres vacants et devient le nouveau détenteur du record mondial en s 92, même si sa performance de s 93 de Rome, qui égalait le record du monde de Calvin Smith, n'a jamais fait l'objet d'homologation de la part de l'IAAF.

L'Américain Leroy Burrell, qui établit s 94 en 1989, et s 96 en 1990, améliore de 2/100e de seconde le record du monde de Carl Lewis, le 14 juin 1991 lors du meeting de New York en s'imposant dans le temps de s 90 (+ 1,9 m/s)[26]. Le 25 août 1991, en finale des championnats du monde, à Tokyo, Carl Lewis s'approprie de nouveau le record mondial en remportant la course en s 86 (+ 1,2 m/s), devant Leroy Burrell, deuxième en s 88[27]. Le 6 juillet 1994, lors du meeting Athletissima de Lausanne, Leroy Burrell reprend son bien en portant le record du monde à s 85 (+ 1,2 m/s), record amélioré d'un centième de seconde le 27 juillet 1996 à Atlanta en finale des Jeux olympiques par le Canadien Donovan Bailey, champion du monde en 1995, qui s'impose dans le temps de s 84 (+ 0,7 m/s)[28]. Le 16 juin 1999, à Athènes, l'Américain Maurice Greene, champion du monde en 1997, 1999 et 2001, et champion olympique en 2000, devient le nouveau détenteur du record mondial en établissant le temps de s 79 (+ 0,1 m/s)

Asafa Powell et Usain Bolt[modifier | modifier le code]

Usain Bolt est l'actuel détenteur du record du monde du 100 m avec son temps de s 58, établi en 2009.

Le 14 septembre 2002, lors de la Finale du Grand Prix, à Paris, l'Américain Tim Montgomery améliore d'un centième de seconde le record du monde de Maurice Greene en le portant à s 78, aidé par un vent favorable de 2 m/s[29]. Ce record est battu d'un centième de seconde, trois ans plus tard, le 14 juin 2005 à Athènes, par le Jamaïcain Asafa Powell qui franchit la ligne d'arrivée en s 77 (+ 1,6 m/s)[30]. Le 13 décembre 2005, le Tribunal arbitral du sport confirme la suspension et l'annulation du record du monde établi en 2002 par Tim Montgomery, convaincu de dopage dans le cadre de l'Affaire Balco[31]. Le 12 mai 2006, lors du meeting de Doha, l'Américain Justin Gatlin égale le record du monde d'Asafa Powell de s 77 (+ 1,7 m/s)[32], performance que réédite Powell moins d'un mois plus tard, le 11 juin 2006 à Gateshead (+ 1,5 m/s)[33], puis une troisième fois le 18 août 2006 lors du meeting Golden League du Weltklasse, à Zurich (+ 1,0 m/s)[34]. Le 23 août 2006, l'USADA, l'agence américaine antidopage, suspend Justin Gatlin pour dopage pour une durée de huit ans. Toutes ses performances depuis la date du contrôle, et parmi elles son record du monde établi en mai 2006, sont annulées[35]. Le 9 septembre 2007, lors du meeting de Rieti, Asafa Powell retranche trois centièmes de seconde à son propre record du monde en établissant le temps de s 74 (+ 1,7 m/s)[36].

Le 31 mai 2008, lors du Meeting de New-York, le Jamaïcain Usain Bolt améliore de deux centièmes de secondes le record du monde de son compatriote Asafa Powell en le portant à s 72 (+ 1,7 m/s)[37]. Le 16 août 2008, Usain Bolt améliore de 3/100e de seconde son propre record du monde en établissant le temps de s 69 à l'occasion de sa victoire aux Jeux olympiques de 2008, à Pékin[38].

Le 16 août 2009, un an jour pour jour après sa performance de Pékin, Usain Bolt améliore de 11/100e de seconde le record du monde en le portant à s 58 en finale des championnats du monde 2009, à Berlin[39]. Déjà premier homme sous les s 70, il devient aussi le premier à passer sous les s 60. Il établit à cette occasion l'amélioration la plus nette du record du monde dans cette discipline (11/100e) depuis que le passage au chronométrage électronique, et devient le premier à améliorer trois fois de suite le record du monde du 100 m. Lors de cette course, il parcourt les 100 mètres à la vitesse moyenne de 37,58 km/h et atteint une vitesse maximale de 44,72 km/h entre 60 et 80 m[40],[41].

Progression du record du monde[modifier | modifier le code]

67 records du monde masculins du 100 m ont été homologués par l'IAAF.

Chronométrage manuel[modifier | modifier le code]

Évolution du record du monde masculin[42]
Temps Vent
(m/s)
Auto Athlète Date Lieu
10 s 6 Drapeau : États-Unis Don Lippincott 6 juillet 1912 Stockholm
Drapeau : États-Unis Jackson Scholz 16 septembre 1920 Stockholm
10 s 4 Drapeau : États-Unis Charley Paddock 23 avril 1921 Redlands
0,0 Drapeau : États-Unis Eddie Tolan 8 août 1929 Stockholm
Drapeau : États-Unis Eddie Tolan 25 août 1929 Copenhague
10 s 3 Drapeau : Canada Percy Williams 9 août 1930 Toronto
0,4 10 s 38 Drapeau : États-Unis Eddie Tolan 1er août 1932 Los Angeles
Drapeau : États-Unis Ralph Metcalfe 12 août 1933 Budapest
Drapeau : États-Unis Eulace Peacock 6 août 1934 Oslo
Drapeau : Pays-Bas Christiaan Berger 26 août 1934 Amsterdam
Drapeau : États-Unis Ralph Metcalfe 15 septembre 1934 Osaka
2,0 Drapeau : États-Unis Ralph Metcalfe 23 septembre 1934 Dairen
Drapeau : Japon Takayoshi Yoshioka 15 juin 1935 Tokyo
10 s 2 1,2 Drapeau : États-Unis Jesse Owens 20 juin 1936 Chicago
-0,9 Drapeau : États-Unis Harold Davis 6 juin 1941 Compton
0,7 Drapeau : Panamá Lloyd LaBeach 15 mai 1948 Fresno
10 s 35 Drapeau : États-Unis Barney Ewell 9 juillet 1948 Evanston
0,0 Drapeau : Royaume-Uni McDonald Bailey 25 août 1951 Belgrade
1,1 Drapeau : Allemagne Heinz Fütterer 31 octobre 1954 Yokohama
0,9 Drapeau : États-Unis Bobby Joe Morrow 19 mai 1956 Houston
-1,0 Drapeau : États-Unis Ira Murchison 1er juin 1956 Compton
0,0 Drapeau : États-Unis Bobby Morrow 22 juin 1956 Bakersfield
-1,3 Drapeau : États-Unis Ira Murchison 29 juin 1956 Los Angeles
-0,4 Drapeau : États-Unis Bobby Morrow 29 juin 1956 Los Angeles
10 s 1 0,7 Drapeau : États-Unis Willie Williams 3 août 1956 Berlin
1,0 Drapeau : États-Unis Ira Murchison 4 août 1956 Berlin
1,5 Drapeau : États-Unis Leamon King 20 octobre 1956 Ontario
0,9 Drapeau : États-Unis Leamon King 27 octobre 1956 Santa Ana
1,3 Drapeau : États-Unis Ray Norton 18 avril 1959 San José
10 s 0 0,9 10 s 25 Drapeau : Allemagne Armin Hary 21 juin 1960 Zurich
1,8 Drapeau : Canada Harry Jerome 15 juillet 1960 Saskatoon
0,0 Drapeau : Venezuela Horacio Esteves 15 août 1964 Caracas
1,3 10 s 06 Drapeau : États-Unis Bob Hayes 15 octobre 1964 Tokyo
2,0 10 s 17 Drapeau : États-Unis Jim Hines 27 mai 1967 Modesto
1,8 Drapeau : Cuba Enrique Figuerola 17 juin 1967 Budapest
0,0 Drapeau : Afrique du Sud Paul Nash 2 avril 1968 Krugersdorp
1,1 Drapeau : États-Unis Oliver Ford 31 mai 1968 Albuquerque
2,0 10 s 20 Drapeau : États-Unis Charles Greene 20 juin 1968 Sacramento
2,0 10 s 28 Drapeau : France Roger Bambuck 20 juin 1968 Sacramento
9 s 9 0,8 10 s 03 Drapeau : États-Unis Jim Hines 20 juin 1968 Sacramento
0,8 10 s 14 Drapeau : États-Unis Ronnie Ray Smith 20 juin 1968 Sacramento
0,9 10 s 10 Drapeau : États-Unis Charles Greene 20 juin 1968 Sacramento
0,3 9 s 95 Drapeau : États-Unis Jim Hines 14 octobre 1968 Mexico
0,0 Drapeau : États-Unis Eddie Hart 1er juillet 1972 Eugene
0,0 Drapeau : États-Unis Rey Robinson 1er juillet 1972 Eugene
1,3 Drapeau : États-Unis Steve Williams 21 juin 1972 Los Angeles
1,7 Drapeau : Cuba Silvio Leonard 5 juin 1975 Ostrava
0,0 Drapeau : États-Unis Steve Williams 16 juillet 1975 Sienne
-0,2 Drapeau : États-Unis Steve Williams 22 août 1975 Berlin
0,7 Drapeau : États-Unis Steve Williams 27 mars 1976 Gainesville
0,7 Drapeau : États-Unis Harvey Glance 3 avril 1976 Columbia
Drapeau : États-Unis Harvey Glance 1er juin 1976 Bâton-Rouge
1,7 Drapeau : Jamaïque Don Quarrie 22 juin 1976 Modesto

Chronométrage électronique[modifier | modifier le code]

Pour cause de dopage avéré, trois records du monde du 100 m sont annulés rétroactivement par l'IAAF : celui du Canadien Ben Johnson (s 83 en 1987) et ceux des Américains Tim Montgomery (s 78 en 2002) et Justin Gatlin (s 77 en 2006). Le temps de de s 79 établi par Ben Johnson en finale des Jeux olympiques d'été de 1988, à Séoul, n'a jamais été homologué.

Record du monde homologué
Record du monde homologué mais annulé rétroactivement
Actuel record du monde
Évolution du record du monde masculin (chronométrage électronique)[43]
Temps Vent
(m/s)
Auto Athlète Date Lieu
9 s 95 0,3 Drapeau : États-Unis Jim Hines 14 octobre 1968 Mexico
9 s 93 1,4 Drapeau : États-Unis Calvin Smith 3 juillet 1983 Colorado Springs
9 s 83 1,0 Drapeau : Canada Ben Johnson 30 août 1987 Rome
9 s 92 1,1 Drapeau : États-Unis Carl Lewis 24 septembre 1988 Séoul
9 s 90 1,9 Drapeau : États-Unis Leroy Burrell 14 juin 1991 New York
9 s 86 1,2 Drapeau : États-Unis Carl Lewis 25 août 1991 Tokyo
9 s 85 1,2 Drapeau : États-Unis Leroy Burrell 6 juillet 1994 Lausanne
9 s 84 0,7 Drapeau : Canada Donovan Bailey 27 juillet 1996 Atlanta
9 s 79 0,1 Drapeau : États-Unis Maurice Greene 16 juin 1999 Athènes
9 s 78 2,0 Drapeau : États-Unis Tim Montgomery 14 septembre 2002 Paris
9 s 77 1,6 9 s 768 Drapeau : Jamaïque Asafa Powell 14 juin 2005 Athènes
9 s 77 1,7 9 s 766 Drapeau : États-Unis Justin Gatlin 12 mai 2006 Doha
9 s 77 1,5 9 s 763 Drapeau : Jamaïque Asafa Powell 11 juin 2006 Gateshead
9 s 77 1,0 9 s 762 Drapeau : Jamaïque Asafa Powell 18 août 2006 Zurich
9 s 74 1,7 Drapeau : Jamaïque Asafa Powell 9 septembre 2007 Rieti
9 s 72 1,7 Drapeau : Jamaïque Usain Bolt 31 mai 2008 New York
9 s 69 0,0 9 s 683 Drapeau : Jamaïque Usain Bolt 16 août 2008 Pékin
9 s 58 0,9 9 s 572 Drapeau : Jamaïque Usain Bolt 16 août 2009 Berlin

Record du monde féminin[modifier | modifier le code]

Premiers records[modifier | modifier le code]

Le premier record du monde féminin du 100 mètres homologué par l'IAAF est celui de la Tchèque Marie Mejzlíková qui établit le temps de 13 s 6 le 5 août 1922 à Prague. Ce record est porté à 12 s 8 le 20 août 1922 à Paris par la Britannique Mary Lines, à 12 s 4 le 22 août 1926 à Brunswick par l'Allemande Gundel Wittmann, à 12 s 2 le 20 mai 1928 à Osaka par la Japonaise Kinue Hitomi, et enfin à 12 s 0 le 2 juillet 1928 à Halifax par la Canadienne Myrtle Cook. Le 31 août 1930, la Néerlandaise Tollien Schuurman égale les 12 s 0 de Myrtle Cook, avant de devenir la première athlète sous les douze secondes en établissant le temps de 11 s 9 le 5 juin 1932 à Haarlem. Le 1er août 1932, la Polonaise Stanisława Walasiewicz remporte le titre du 100 m des Jeux olympiques de Los Angeles en égalant le record du monde de 11 s 9 de Tollien Schuurman[44]. Walasiewicz améliore à trois reprises le record du monde en le portant à 11 s 8 le 17 août 1933 à Poznań, à 11 s 7 le 26 août 1934 à Varsovie, et à 11 s 6 le 1er août 1937 à Berlin, performance qu'avait déjà établie l'Américaine Helen Stephens le 20 juin 1935 à Kansas City.

De Fanny Blankers-Koen à Wyomia Tyus[modifier | modifier le code]

Wyomia Tyus égale ou améliore à trois reprises le record du monde du 100 m.

Le record du monde de Stanisława Walasiewicz et Helen Stephens n'est amélioré que onze ans plus tard, le 13 juin 1948 à Amsterdam, par la Néerlandaise Fanny Blankers-Koen, championne olympique de la discipline en 1948 à Londres, qui établit le temps de 11 s 5[45]. Quatre ans plus tard, le 22 juillet 1952 en finale des Jeux olympiques à Helsinki, l'Australienne Marjorie Jackson égale les 11 s 5 de Blankers-Koen, avant de réussir quelques semaines plus tard, le 4 octobre 1952 à Gifu, le premier 11 s 4 de l'histoire[46]. Le 4 août 1955, à Varsovie, sa compatriote Shirley Strickland améliore d'un centième de seconde le record mondial de Marjorie Jackson en parcourant la distance en 11 s 3, performance égalée à deux reprises : une première fois par la Russe Vera Krepkina le 13 septembre 1958 à Kiev, et une deuxième fois par l'Américaine Wilma Rudolph le 13 septembre 1960 à Rome en demi-finale des Jeux olympiques (11 s 41 au chronométrage électronique)[46]. Rudolph remporte peu-après la finale dans le temps de 11 s 0 mais ce temps n'est pas homologué en raison d'un vent supérieur à la limite autorisée de 2,8 m/s[47]. Le 19 juillet 1961, à Stuttgart dans conditions régulières, elle porte le record du monde à 11 s 2[46].

Le 15 octobre 1964, en quart de finale des Jeux olympiques, à Tokyo, l'Américaine Wyomia Tyus, championne olympique en 1964 et 1968, égale le record du monde de 11 s 2 de sa compatriote Wilma Rudolph[48]. Ce record sera amélioré le 9 juillet 1965 à Prague par la Polonaise Irena Szewińska qui devient à cette occasion la première athlète à parcourir la distance en 11 s 1[49]. Cette performance est égalée à quatre reprises : par Wyomia Tyus le 31 juillet 1965 à Kiev, par sa compatriote Barbara Ferrell le 2 juillet 1967 à Santa Barbara, par la Soviétique Lyudmila Samotyosova le 15 août 1968 à Leninakan, et enfin de nouveau par Irena Szewińska le 14 octobre 1968 lors des quart de finales des Jeux olympiques de Mexico. Un jour plus tard, le 15 octobre 1968, toujours à Mexico, Wyomia Tyus remporte la finale et devient la première athlète en 11 s 0[50], temps converti en 11 s 08 constituant le premier record du monde féminin au chronométrage électronique au centième de seconde[49].

Sous les onze secondes[modifier | modifier le code]

Marlies Göhr, première athlète à descendre sous les onze secondes sur 100 m (chronométrage électronique).

Le 18 juillet 1970, à Vienne, la Taïwanaise Chi Cheng, invaincue pendant dix-huit mois sur les épreuves de sprint court, égale le record du monde de 11 s 0 de Wyomia Tyus. Elle est rejoint par l'Est-allemande Renate Stecher qui réédite cette performance à trois reprises : une première fois le 2 août 1970 à Berlin, une deuxième fois le 31 juillet 1971, toujours à Berlin, et une troisième fois le 3 juin 1972 à Potsdam (- 1,5 m/s)[51], puis par l'autre Est-allemande Ellen Stropahl qui établit le temps de 11 s 0 le 15 juin 1972, toujours à Potsdam, et enfin par la Tchèque Eva Glesková le 1er juillet 1972 à Budapest. Le 2 septembre 1972, Renate Stecher remporte le titre du 100 m des Jeux olympiques de Munich et améliore d'un centième de seconde le record du monde au chronométrage électronique de Wyomia Tyus en le portant à 11 s 07[51]. Renate Stecher améliore à deux reprises le record du monde au chronométrage manuel : 10 s 9 le 7 juin 1973 à Ostrava et 10 s 8 (11 s 07 au chronométrage électronique) le 20 juillet 1973 à Dresde[51].

Longtemps accroché, le record du monde de 11 s 07 de Renate Stecher est amélioré à deux reprises lors de la saison 1976 : une première fois le 13 juin à Fürth par l'Allemande de l'Ouest Inge Helten qui réalise le temps de 11 s 04, et une deuxième fois le 25 juillet au cours des demi-finales des Jeux olympiques à Montréal, par sa compatriote Annegret Richter qui quelques minutes avant son titre olympique, établit le temps de 11 s 01[52]. À partir du 1er janvier 1977, l'IAAF ne valide que les records du monde mesurés au chronométrage électronique.

Le 1er juillet 1977, au cours des championnats nationaux de Dresde, l'Est-allemande Marlies Göhr devient la première athlète féminine à couvrir un 100 m en moins de onze secondes. Aidée par un vent favorable de 2,0 m/s à la limite autorisée, l'athlète de dix-neuf ans établit temps de 10 s 88, améliorant de 19/100e le record du monde d'Annegret Richter[52]. Championne du monde du 100 m en 1983, et triple championne d'Europe de 1978 à 1986, elle réédite cette performance de 10 s 88 le 9 juillet 1982 lors de la rencontre d'athlétisme RDA-États-Unis à Karl-Marx-Stadt[53]. Le 8 juin 1983, à Berlin, elle améliore de 7/100e de seconde son propre record du monde en le portant à 10 s 81 (vent favorable de 1,7 m/s)[52].

Le 3 juillet 1983, l'Américaine Evelyn Ashford devient la nouvelle détentrice du record mondial en établissant le temps de 10 s 79 (+ 0,6 m/s) à Colorado Springs, en altitude, record qu'elle porte à 10 s 76 (+ 1,7 m/s) le 22 août 1984 lors du meeting Weltklasse de Zurich, peu après son titre olympique décroché à Los Angeles[54].

Florence Griffith-Joyner depuis 1988[modifier | modifier le code]

Florence Griffith-Joyner, détentrice depuis 1988 du record du monde féminin du 100 m dans le temps de 10 s 49.

Le 16 juillet 1988, lors des quarts de finale des sélections olympiques américaines, à Indianapolis, l'Américaine Florence Griffith-Joyner remporte sa course en 10 s 49 (vent nul) et établit un nouveau record du monde du 100 m en améliorant de 27 centièmes de seconde le temps d'Evelyn Ashford[55]. Le vent nul indiqué par l'anémomètre suscite alors des polémiques. En effet, des témoins de la course décrivent des rafales tourbillonnantes soufflant sur la stade alors que dans le même temps, les triple-sauteurs qui s'élancent dans le même sens que les sprinteurs, voient leurs sauts avantagés par un vent arrière de l'ordre de 5 m/s[56]. L'IAAF homologue cependant ce record du monde après avoir néanmoins diligenté une enquête au début des années 1990. Sa performance sur 100 m, mais également son record du monde du 200 m, toujours inaccessibles de nos jours, ses transformations physiques, ainsi que sa mort prématurée, ont alimenté nombre de polémiques[57] concernant le dopage même si celle-ci ne fut jamais contrôlée positive (à l'instar des anciens athlètes du bloc soviétique)[58].

Griffith-Joyner détient les trois meilleures performances mondiales de tous les temps en réalisant par ailleurs 10 s 61 (+ 1,2 m/s) le lendemain de son record du monde, puis 10 s 62 (+ 1,0 m/s) le 24 septembre 1988 en finale des Jeux olympiques à Séoul. Depuis, plusieurs athlètes se sont rapprochées de ce record du monde en effectuant un temps inférieur ou égal à 10 s 70 : les Américaines Marion Jones (10 s 65 en 1998 et 10 s 70 en 1999) et Carmelita Jeter (10 s 64 et 10 s 67 en 2009), et la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce (10 s 70 en 2012)[59].

Progression du record du monde[modifier | modifier le code]

43 records du monde féminins du 100 m ont été homologués par l'IAAF.

Chronométrage manuel[modifier | modifier le code]

Évolution du record du monde féminin[60]
Temps Vent
(m/s)
Auto Athlète Date Lieu
13 s 6 Drapeau : Tchécoslovaquie Marie Mejzlikova 5 août 1922 Prague
12 s 8 Drapeau : Royaume-Uni Mary Lines 20 août 1922 Paris
12 s 4 Drapeau : République de Weimar Gundel Wittmann Brunswick
12 s 2 Drapeau : Japon Kinue Hitomi 20 mai 1928 Osaka
12 s 0 Drapeau : Canada Myrtle Cook 2 juillet 1928 Halifax
Drapeau : Pays-Bas Tollien Schuurman 31 août 1930 Amsterdam
11 s 9 Drapeau : Pays-Bas Tollien Schuurman 5 juin 1932 Haarlem
Drapeau : Pologne Stanisława Walasiewicz 1er août 1932 Los Angeles
11 s 8 Drapeau : Pologne Stanislawa Walasiewicz 17 août 1933 Poznań
11 s 7 Drapeau : Pologne Stanislawa Walasiewicz 26 août 1934 Varsovie
11 s 6 Drapeau : États-Unis Helen Stephens 20 juin 1935 Kansas City
Drapeau : Pologne Stanislawa Walasiewicz 1er août 1937 Berlin
11 s 5 Drapeau : Pays-Bas Fanny Blankers-Koen 13 juin 1948 Amsterdam
1,7 11 s 65 Drapeau : Australie Marjorie Jackson 22 juillet 1952 Helsinki
11 s 4 1,7 Drapeau : Australie Marjorie Jackson 4 octobre 1952 Gifu
11 s 3 1,4 Drapeau : Australie Shirley Strickland 4 août 1955 Varsovie
1,4 Drapeau : URSS Vera Krepkina 13 septembre 1958 Kiev
0,8 11 s 41 Drapeau : États-Unis Wilma Rudolph 13 septembre 1960 Rome
11 s 2 Drapeau : États-Unis Wilma Rudolph 19 juillet 1961 Stuttgart
0,2 11 s 23 Drapeau : États-Unis Wyomia Tyus 15 octobre 1964 Tokyo
11 s 1 2,0 Drapeau : Pologne Irena Szewińska 9 juillet 1965 Prague
Drapeau : États-Unis Wyomia Tyus 31 juillet 1965 Kiev
0,3 Drapeau : États-Unis Barbara Ferrell 2 juillet 1967 Santa Barbara
0,0 Drapeau : URSS Lyudmila Samotyosova 15 août 1968 Leninakan
1,8 11 s 20 Drapeau : Pologne Irena Szewińska 14 octobre 1968 Mexico
11 s 0 1,2 11 s 08 Drapeau : États-Unis Wyomia Tyus 15 octobre 1968 Mexico
1,9 11 s 22 Flag of Chinese Taipei for Olympic games.svg Chi Cheng 18 juillet 1970 Vienne
1,9 Drapeau : Allemagne de l'Est Renate Stecher 2 août 1970 Berlin
1,7 Drapeau : Allemagne de l'Est Renate Stecher 31 juillet 1971 Berlin
- 1,5 Drapeau : Allemagne de l'Est Renate Stecher 3 juin 1972 Potsdam
1,9 Drapeau : Allemagne de l'Est Ellen Stropahl 15 juin 1972 Potsdam
1,4 Drapeau : République tchèque Eva Glesková 1er juillet 1972 Budapest
10 s 9 1,9 Drapeau : Allemagne de l'Est Renate Stecher 7 juin 1973 Ostrava
10 s 8 1,8 11 s 07 Drapeau : Allemagne de l'Est Renate Stecher 20 juillet 1973 Dresde

Chronométrage électronique[modifier | modifier le code]

Évolution du record du monde féminin (chronométrage électronique)[61]
Temps Vent
(m/s)
Athlète Date Lieu
11 s 08 1,2 Drapeau : États-Unis Wyomia Tyus 15 octobre 1968 Mexico
11 s 07 0,2 Drapeau : Allemagne de l'Est Renate Stecher 2 septembre 1972 Munich
11 s 04 0,6 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Inge Helten 13 juin 1976 Fürth
11 s 01 0,6 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Annegret Richter 25 juillet 1976 Montréal
10 s 88 2,0 Drapeau : Allemagne de l'Est Marlies Oelsner-Göhr 1er juillet 1977 Dresde
10 s 88 1,9 Drapeau : Allemagne de l'Est Marlies Göhr 9 juillet 1982 Karl-Marx-Stadt
10 s 81 1,7 Drapeau : Allemagne de l'Est Marlies Göhr 8 juin 1983 Berlin
10 s 79 0,6 Drapeau : États-Unis Evelyn Ashford 3 juillet 1983 Colorado Springs
10 s 76 1,7 Drapeau : États-Unis Evelyn Ashford 22 août 1984 Zurich
10 s 49 0,0 Drapeau : États-Unis Florence Griffith-Joyner 16 juillet 1988 Indianapolis

Meilleure performance en salle[modifier | modifier le code]

Le 100 m est très rarement couru en salle, car les lieux couverts ne sont généralement pas suffisamment grands pour proposer une ligne droite aussi longue. La distance du 60 m est donc plus courante pour les courses en salle. D'autre part, l'IAAF ne reconnaît pas de record du monde en salle sur 100 mètres[62], on parlera donc de meilleure performance mondiale. Elle est actuellement détenue par le Namibien Frankie Fredericks en 10 s 05 (1996).

Le , Usain Bolt réalise 9 s 98 dans le stade national de Varsovie, recouvert d'un toit lors de la course, conduisant alors certains médias à qualifier le temps de « nouvelle meilleure performance mondiale de tous les temps sur 100 m en salle »[63],[64],[65]. Mais ce toit n'empêchait pas la présence d'un léger vent défavorable (-0,6), ce qui a donc conduit l'IAAF à considérer cette course comme une course en plein air[66].

Meilleure perf. mondiale sur 100 m en salle
Temps Athlète Date Lieu
10 s 05[67] Drapeau : Namibie Frankie Fredericks Tampere

Performance et biomécanique[modifier | modifier le code]

Selon une étude néerlandaise publiée par l'université de Tilburg en juillet 2012, la possibilité pour Usain Bolt de courir le 100 m en 9 s 40 est « réalisable »[68]. Toujours selon cette étude, le record du monde possible de manière ultime en ce moment est de 9 s 36[69]. Le chercheur Sander Smeets a obtenu ce résultat en analysant à l'aide de modèles mathématiques et statistiques les temps de référence sur 100 m des 1 034 meilleurs athlètes mondiaux depuis 1991. Il a actualisé une étude qu'il avait déjà conduite en 2008, et qui concluait que le « record mondial ultime » se situait à 9 s 51.

Autres catégories d'âge[modifier | modifier le code]

Trayvon Bromell, détenteur du record du monde junior du 100 m.

Les records du monde juniors du 100 m sont actuellement détenus par l'Américain Trayvon Bromell, auteur de s 97 le 13 juin 2014 à Eugene, devenant à cette occasion le premier athlète junior à franchir la barrière des dix secondes, et par l'Est-allemande Marlies Göhr, créditée de 10 s 88 le 1er juillet 1977 à Dresde[70].

Les meilleures performances mondiales cadets sont la propriété du Japonais Yoshihide Kiryu (10 s 19 le 3 novembre 2012 à Fukuroi) et de l'Américaine Candace Hill (10 s 98 le 20 juin 2015 à Shoreline)[71].

Hommes
Record Athlète Temps Date Lieu
Record du monde junior Drapeau : États-Unis Trayvon Bromell s 97 13 juin 2014 Eugene
Meilleure performance mondiale cadet Drapeau : Japon Yoshihide Kiryu 10 s 19 3 novembre 2012 Fukuroi
Femmes
Record Athlète Temps Date Lieu
Record du monde junior Drapeau : Allemagne de l'Est Marlies Göhr 10 s 88 1er juillet 1977 Dresde
Meilleure performance mondiale cadet Drapeau : États-Unis Candace Hill 10 s 98 20 juin 2015 Shoreline

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Records du monde du 100 m », sur iaaf.org (consulté le 12 décembre 2011)
  2. Parienté et Billouin 2003, p. 55.
  3. Parienté et Billouin 2003, p. 59.
  4. Parienté et Billouin 2003, p. 56.
  5. Parienté et Billouin 2003, p. 62.
  6. Parienté et Billouin 2003, p. 63.
  7. Parienté et Billouin 2003, p. 67.
  8. Parienté et Billouin 2003, p. 69.
  9. Parienté et Billouin 2003, p. 72.
  10. Parienté et Billouin 2003, p. 73.
  11. Parienté et Billouin 2003, p. 76.
  12. Parienté et Billouin 2003, p. 78.
  13. Parienté et Billouin 2003, p. 81.
  14. (en) « Hometown Report: Olympic champion Jim Hines has special memories of ‘Night of Speed’ in Sacramento », sur sacbee.com,‎
  15. (en) « Celebrating the Night of Speed », sur iaaf.org,‎
  16. Parienté et Billouin 2003, p. 82.
  17. (en) « Athletics at the 1968 Ciudad de México Summer Games:Men's 100 metres », sur sports-reference.com (consulté le 11 mars 2016)
  18. a, b et c Parienté et Billouin 2003, p. 83.
  19. Parienté et Billouin 2003, p. 86.
  20. Parienté et Billouin 2003, p. 87.
  21. Parienté et Billouin 2003, p. 89.
  22. Parienté et Billouin 2003, p. 93.
  23. Parienté et Billouin 2003, p. 96.
  24. Parienté et Billouin 2003, p. 100.
  25. Parienté et Billouin 2003, p. 101.
  26. Parienté et Billouin 2003, p. 102.
  27. Parienté et Billouin 2003, p. 103.
  28. Parienté et Billouin 2003, p. 110.
  29. (en) « 100m World Record falls to Montgomery - 9.78! », sur iaaf.org,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  30. (en) « Powell keeps his World record promise - Athens Super Grand Prix report », sur iaaf.org,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  31. « Deux athlètes américains reconnus coupables de dopage », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  32. (en) « 9.77sec, the full story from Doha - IAAF World Athletics Tour », sur iaaf.org,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  33. (en) « Sun shines on Powell's World Record equalling 9.77 in Gateshead », sur iaaf.org,‎ (consulté le 11 mars 2016)
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  35. « Justin Gatlin suspendu pour huit ans », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  36. (en) « Asafa Powell breaks World 100m record - 9.74 secs in Rieti », sur iaaf.org,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  37. (en) « Bolt 9.72 in New York! – World 100m record », sur iaaf.org,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  38. (en) « Bolt's 9.69 100 m stuns the Bird nest », sur iaaf.org,‎ (consulté le 11 mars 2016)
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  40. (en) « Usain Bolt, l'homme qui court jusqu'à 44,72 Km/h », sur Leparisien.fr,‎ (consulté le 11 mars 2016)
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  43. [PDF] Progression du record du monde du 100 m masculin, www.iaaf.org, IAAF World Championships - Statistics Handbook, IAAF Media & Public Relations Department, 2013, e-book, p.624, consulté le 11 mars 2016
  44. Parienté et Billouin 2003, p. 877.
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  46. a, b et c Parienté et Billouin 2003, p. 881.
  47. (en) « Athletics at the 1960 Roma Summer Games:Women's 100 metres Final », sur sports-reference.com (consulté le 22 mars 2016)
  48. (en) « Athletics at the 1964 Tokyo Summer Games:Women's 100 metres Quarter-Finals », sur sports-reference.com (consulté le 22 mars 2016)
  49. a et b Parienté et Billouin 2003, p. 882.
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  55. (en)Frank Litski, « Olympic trials : Griffith Joyner Breaks World Mark in 100 », sur nytimes.com,‎ (consulté le 11 mars 2016)
  56. Parienté et Billouin 2003, p. 887.
  57. Nicolas Daniel, « L’ombre du dopage plane sur la mort de Griffith-Joyner », L'Humanité, 23 septembre 1998.
  58. Arnaud Bevilacqua, « Florence Griffith-Joyner, deux sprints au goût de soufre », sur la-croix.com,‎ (consulté le 23 mars 2016)
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  61. [PDF] Progression du record du monde du 100 m féminin, www.iaaf.org, IAAF World Championships - Statistics Handbook, IAAF Media & Public Relations Department, 2013, e-book, p.747, consulté le 11 mars 2016
  62. « Les Règles des Compétitions 2014-2015 », IAAF,‎ (consulté le 25 août 2014), p. 292.
  63. « 9"98: Usain Bolt devient le premier homme sous les 10 secondes sur 100 m... en salle », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 26 août 2014).
  64. « Athlétisme : Usain Bolt bat le record sur 100 m en salle », sur rtl.fr,‎ (consulté le 26 août 2014).
  65. « Un retour sous forme de « record » pour Usain Bolt sur 100 m en salle », sur lavenir.net,‎ (consulté le 26 août 2014).
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  67. (en) « All-time men's best 100m », sur alltime-athletics.com (consulté le 26 août 2014).
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  70. (en) « Records du monde juniors d'athlétisme », sur iaaf.org (consulté le 1er février 2016)
  71. (en) « Meilleures performances mondiales cadets en athlétisme », sur iaaf.org (consulté le 1er février 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Parienté et Alain Billouin, La Fabuleuse Histoire de l'athlétisme, Minerva, , 1021 p. (ISBN 978-2-8307-0727-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]