Razengues

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Razengues
Razengues
Blason de Razengues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Intercommunalité Communauté de communes de la Gascogne Toulousaine
Maire
Mandat
Janine Barioulet-Lahirle
2020-2026
Code postal 32600
Code commune 32339
Démographie
Gentilé Razenguois
Population
municipale
245 hab. (2019 en augmentation de 13,43 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 32″ nord, 0° 59′ 53″ est
Altitude 218[1] m
Min. 147 m
Max. 231 m
Superficie 4,35 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gimone-Arrats
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Razengues
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Razengues

Razengues est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Savès, une petite province gasconne correspondant au cours moyen de la Save.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Sarrampion, le ruisseau du Gay et par divers autres petits cours d'eau.

Razengues est une commune rurale qui compte 245 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Razenguois ou Razenguoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Razengues est une petite commune du Gers située en Gascogne Toulousaine, dans le Savès à 8 km au nord- ouest de L'Isle-Jourdain, à 45 km à l'ouest de Toulouse et 38 km à l'est d'Auch. Avec les communes proches de Beaupuy et Clermont-Savès, elle constitue l'un des "villages des coteaux" de la communauté de communes de la Gascogne Toulousaine (CCGT).

Carte de la commune de Razengues et de ses proches communes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Razengues est limitrophe de six autres communes:

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 435 hectares ; son altitude varie de 147 à 231 mètres[3].

Les quelques risques géologiques encourus sur la commune sont liés aux aléas hygrométriques et à la nature argileuse des sols : inondations et coulées de boues localisées ; et éventuels mouvements de terrain différentiels consécutifs au retrait-gonflement des argiles à la suite d'épisodes de sécheresse et de réhydratation des sols[4].

Razengues se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village de Razengues est au croisement de la D39 et de la D161. Quelques routes (sur 4,8 km) et chemin communaux (2,3 km) assurent les dessertes rurales.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par le Sarrampion, le ruisseau du Gay, le ruisseau de la Boubée et par deux petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 3 km de longueur totale[7],[Carte 1].

Le Sarrampion, d'une longueur totale de 25,4 km, prend sa source dans la commune de Monferran-Savès et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Gimone à Maubec, après avoir traversé 14 communes[8].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Razengues.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[9]

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 708 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Isle-Jourdain », sur la commune de l'Isle-Jourdain, mise en service en 1967[14] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[15],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 705,4 mm pour la période 1981-2010[16]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Toulouse-Francazal », sur la commune de Cugnaux, dans le département de la Haute-Garonne, mise en service en 1922 et à 30 km[17], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[18], à 14,1 °C pour 1981-2010[19], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[20].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[21],[22],[23].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Razengues est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[24],[I 1],[25].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[26].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chemin de Henri IV : le jeune Henri de Navarre, aurait emprunté ces voies environnantes du château pour se rendre à Roquelaure Saint Aubin et en son église à laquelle il offrit un autel doré à l’or fin[27].

Chemin des Pyrénées : la vue sur les Pyrénées pourtant distantes de 120 km y est superbe, en particulier l'hiver lorsque l'enneigement des sommets est à son maximum.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’occupation ancienne du sol est attestée par la découverte de vestiges préhistoriques attribuables au Néolithique final (outils en silex ou en quartzite), près du lieu-dit « Touron ». Une intéressante hache-marteau à perforation centrale, en roche noire, provient aussi de la commune. Aucun site antique n’est connu pour l’instant. Au Moyen Âge la première mention du castrum de Razengues remonte à 1277. Dans les textes de l’époque, Razengues est désigné successivement comme castrum puis comme bastide. Au XIIIe, Razengues était rattaché à la baronnie de L’Isle. Après être passé dans la possession des Armagnacs, puis entre diverses mains, Razengues finit par être le fief de la branche Tiscier. Au XVIIe s, Pierre Tiscier était protestant et pasteur de Mauvezin. La révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, le contraignit à s’exiler à Londres avec son épouse. La branche d’Albis hérita alors du fief de Razengues et Catonvielle. L'histoire de la commune se confond ensuite avec celle du domaine et de son exploitation agricole. À partir de 1950, Razengues subit un exode rural puis connait une forte expansion démographique à partir de 2000 (et une plus grande diversification de la sociologie de ses habitants, beaucoup d'entre eux occupant des activités urbaines dans les périphéries de Toulouse et Auch[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune comprend moins de 500 habitants (283 début 2021 selon les données de l’INSEE) de ce fait le conseil municipal comprend 11 membres[29]. Le Maire est assisté de trois adjoints.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes de la Gascogne Toulousaine et du Canton de Gimone-Arrats.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1795 Nicolas Caubet    
1795 1798 Cirissé Donnés    
1798 1805 Joseph, François Ferrié    
1805 1815 Nicolas Caubet    
1815 1820 François, Joseph d'Albis de Razengues    
1820 1848 Baron Auguste d'Albis de Razengues    
1848 1851 Charles Pérès    
1851 1871 Baron Henri d'Albis de Razengues    
1871 1871 Charles Pérès    
1871 1884 Baron Henri d'Albis de Razengues    
1884 1892 Guillaume Daries    
1892 1917 Cléri Trebosc    
1917 1925 Jean-Marie Daries[Note 6]    
1925 1938 André Laüat    
1938 1945 Jules Bernis    
1945 1953 Léopold Cestaré    
1953 1955 René Deluc    
1955 1971 Julien Lahirle    
1971 1977 Jean Fourcade    
1977 2001 Georges Ambroise[30]    
2001 2014 Yves Druilhet[30]    
2014 2020 Audrey Bichet[31]    
2020 En cours Janine Barioulet-Lahirle[32]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].

En 2019, la commune comptait 245 habitants[Note 7], en augmentation de 13,43 % par rapport à 2013 (Gers : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
223282303275288332321313290
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
243248241215205199208182179
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
170162143159161144121116103
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
96958493104147159189229
2019 - - - - - - - -
245--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[37] 1975[37] 1982[37] 1990[37] 1999[37] 2006[38] 2009[39] 2013[40]
Rang de la commune dans le département 375 235 430 384 321 240 221 184
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école municipale est fermée depuis 1980.

Razengues fait partie de l'académie de Toulouse. Selon la carte scolaire, les enfants de maternelle sont rattachés à l'école de Monbrun et les primaires à l'école d'Encausse.

La commune participe aux frais de scolarité supportés par ces structures scolaires d'accueil (notamment à L'Isle-Jourdain, Monbrun, Monferran-Savès et Pujaudran).

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

La fête du village a lieu en général le 2e week-end de septembre.

Avec 7 clubs et associations actifs pour moins de 500 habitants, le secteur associatif razenguois est particulièrement dynamique.

  • L’Association Razenguoise Pour l’Eglise (ARPE). Créée en 2002 pour participer à la restauration et à l’entretien de l’église de Razengues, cette association finance les travaux pour la sauvegarde de l'église du village. L’ARPE organise en outre des activités conviviales, plusieurs belotes par an, elle participe au vide grenier de Razengues et perçoit les "toockets" des clients du Crédit Agricole qui souhaitent en faire don à l’association.
  • Le comité des fêtes. Depuis des décennies, les bénévoles et la municipalité aident l’association du comité des fêtes à organiser des animations festives (fête de Razengues le 2e week-end de septembre), de nombreux repas à thème, des concours de pétanque et de belote.. Des inter-villages ont aussi autrefois rassemblé la jeunesse sportive .. Le comité des fêtes organise également la chasse aux œufs, Halloween et le spectacle de Noël et la distribution des cadeaux à la soixantaine d’enfants ! En 2019 une calèche a été chercher les bambins des hameaux pour le super Carnaval prévu sur la placette du village en même temps que des jeux sportifs et un goûter offert par les parents.. Le noël 2020 a été particulier et notre célèbre personnage a distribué ses cadeaux depuis la calèche de « Faire à Cheval d'Occitanie » .. D’autres idées d’animations sont en phase de réalisation !!!
  • Les "passeurs de livres". Cette bibliothèque libre compte quelques centaines de livres relativement récents disponibles à la salle polyvalente qui jouxte la mairie. Le stock d'ouvrages est renouvelé plusieurs fois par mois par des bénévoles acheteurs et donateurs qui ont contribué à créer ce petit coin de "culture". Les emprunts et les dons sont libres de toute formalité.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Chasse: La "société de chasse de Razengues". Outre leurs activités cynégétiques, les sociétaires organisent des manifestations conviviales, cassoulets, lotos et un repas annuel dit du «chevreuil» ainsi que des repas en plein air pour créer de la convivialité, de la bonne humeur et du bien-vivre pour tous les Razenguoises et Razenguois, et leurs amis des communes voisines.
  • Pétanque: Les boulistes razenguois. Créée en 2019 cette association propose des rencontres amicales et des tournois sur le terrain de pétanque municipal.
  • Belote: Tournois de belote. L'ensemble des associations razenguoises s'assemblent périodiquement pour proposer des concours de belote, tous les seconds samedis du mois d'Octobre à Juin, et un grand concours de belote à la salle des fêtes de Razengues à une date à définir selon les contraintes (notamment sanitaires) du moment.
  • Gymnastique: Les "amis de la forme". Cette association promeut l'activité physique pour favoriser le bien-être et la confiance en soi, lutter contre la sédentarité et rompre l'isolement. Le club « Les amis de la forme » est ouvert à tous(te)s, les activités proposées se veulent sources de motivations, gage de vitalité, sérénité et plaisir.
  • Cyclisme La "groupetta". C'est un cercle informel d'ami(e)s pratiquant un cyclotourisme décontracté. La «groupetta » est un dérivé de grupetto (selon le jargon du Tour : groupe de coureurs lâché par le peloton)[41]. C’est aussi une philosophie : rester groupés derrière, et loin des cyclosportifs. Pour autant la groupetta propose de jolies balades à vélo, entre 30 et 60 km de difficultés variables selon l’humeur et l’état des mollets.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour la collecte et le recyclage des ordures ménagères, la commune de Razengues dépend du SICTOM EST du Gers, membre du syndicat mixte départemental pour le traitement des ordures ménagères et assimilées (TRIGONE). Pour les déchets ménagers courants, deux points de collecte, disposés en colonnes aériennes sont situés sur la commune. Quatre déchetteries situées à Gimont, l’Isle-Jourdain, Mauvezin et Thoux peuvent recevoir, et recycler les déchets plus encombrants.

En 2020, la commune a participé à l'opération « Word Clean-up Day », consistant en une collecte citoyenne pour sensibiliser adultes et enfants du village aux enjeux environnementaux de proximité[42].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 82 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 241 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 24 830 [I 4] (20 820  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 6] 0 % 3,9 % 5,7 %
Département[I 7] 6,1 % 7,5 % 8,2 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 155 personnes, parmi lesquelles on compte 78,3 % d'actifs (72,6 % ayant un emploi et 5,7 % de chômeurs) et 21,7 % d'inactifs[Note 9],[I 6]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 9]. Elle compte 15 emplois en 2018, contre 18 en 2013 et 14 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 113, soit un indicateur de concentration d'emploi de 13,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 69,1 %[I 10].

Sur ces 113 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 14 travaillent dans la commune, soit 12 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 89,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,4 % les transports en commun et 6,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

11 établissements[Note 10] sont implantés à Razengues au [I 13]. Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 36,4 % du nombre total d'établissements de la commune (4 sur les 11 entreprises implantées à Razengues), contre 14,4 % au niveau départemental[I 14].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture. La surface agricole de Razengues est mise en valeur par une quinzaine d'exploitants agricoles dont 3 résident à Razengues. La production comprend essentiellement des céréales et des oléo-protéagineux, occasionnellement de la polyculture et du petit élevage (bovins et volailles)[43].

Les propriétaires du château de Razengues offrent un service de gîtes et de chambres d'hôtes et tiennent une épicerie avec relais colis ouverte 7/7 jours[44].

Quelques marchands ambulants assurent un commerce de proximité (boulangerie et pizzeria).

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 9 3 3 4
SAU[Note 11] (ha) 346 327 nd 521

La commune est dans les « Coteaux du Gers », une petite région agricole occupant l'est du département du Gers[45]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 4]. Quatre exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 13] (neuf en 1988). La superficie agricole utilisée est de 521 ha[47],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[48][modifier | modifier le code]

  • Le Château de Razengues : Le château est un site privé. Cette baronnie date du XVe siècle. Le bâtiment principal en briques rouges est surmonté d'une toiture entourée de galeries en brique taillée. Les trois tours carrées sont surmontées d'écussons représentant les armoiries de la famille d'Albis de Razengues..
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité, aussi appelée Saint Blaise des voyageurs, entourée du cimetière : elle présente un clocher-mur de type rural 1772 typique du midi toulousain. Outre ses parures de vitraux, des statues et autres tableaux pieux, elle recèle une Vierge à l'Enfant en bois doré du début XIXe. Elle abrite également une plaque à la mémoire des Razenguois morts pour la France. La conservation des lieux relève de la municipalité pour les travaux de gros œuvre, et de l’Association Razenguoise Pour l’Eglise (ARPE). A noter, entre autres travaux importants : la restauration du toit en 2003, des vitraux en 2010, du chemin de croix en 2012, et la réfection des murs et enduits en cours depuis 2019.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Joseph d'Albis baron de Razengues et de Catonvielle (1739-1820) : il servit comme officier durant la guerre de Sept Ans, entre 1756 et 1763, où il fut blessé par deux fois. Major au régiment de Beaujolais puis colonel du régiment de Tours et chevalier de St Louis, il fut nommé lieutenant des Maréchaux de France, charge qu'il exerça entre 1784 et 1790 à Toulouse. A Vendôme en 1791, il sauva un ecclésiastique de la vindicte populaire ce qui lui valut la reconnaissance du Duc de Chartres futur roi Louis Philippe. Ce fait de courage fut immortalisé par un tableau du peintre Horace Vernet ainsi dédicacé : "en souvenir d'une époque ou servant sous les ordres de son altesse royale, il participa avec elle au même honneur et même danger". Traduit durant la terreur devant le tribunal révolutionnaire, il fut délivré sous la pression de ses concitoyens razenguois. En 1798, durant l’insurrection royaliste de l’an VII, il combattit victorieusement l'armée républicaine près du château de Clermont Savès, proche de l'Isle Jourdain, puis fut défait par le Général Comte en Haute Garonne[49].
  • François Loupsans (1891-1966) : Forgeron installé au centre du village de Razengues, en bordure de l'actuel rond-point, François Loupsans a participé activement, entre 1942 et 1945, à l'évasion d’équipages de la Royal Air Force. Il apparait dans les archives de la Royal Air Force Escaping Society (RAFES) comme un facilitateur (helper) d'évasion, dans le cadre des filières d'évasion Sud-Ouest. A ce titre il a recueilli, protégé et transporté des aviateurs fugitifs pour leur permettre de rejoindre Gibraltar, le Portugal ou l'Afrique du Nord en passant par les Pyrénées et l'Espagne. Le réseau auquel François Loupsans était affilié était dirigé depuis Toulouse par Françoise Dissard qui recevait du vice-consul britannique en Espagne des instructions, des moyens financiers, et des renseignements sur les filières à emprunter et les lieux où les fugitifs devaient être récupérés puis transportés[50].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la rose d'argent boutonnée d'or et barbée de sinople, au chef cousu de gueules chargé d'une croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces aussi d'or mouvant du trait du chef[51].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. I : Arrondissement d'Auch, Auch, Société archéologique et historique du Gers, , 460 p. (ISBN 2-9505900-7-1, BNF 39151085)
  • Roger Bourse - Georges Laborie, L'Isle-Jourdain (Gers) d'hier et d'aujourd'hui, 1995.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[11].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Adjoint, remplace le Maire décédé le 31 juillet 1917, élu Maire le 18 décembre 1919
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[46].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Razengues » sur Géoportail (consulté le 11 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Razengues » (consulté le ).
  5. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Gers » (consulté le ).
  6. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Razengues » (consulté le ).
  7. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Gers » (consulté le ).
  8. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  10. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Razengues » (consulté le ).
  11. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  12. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  13. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Razengues » (consulté le ).
  14. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Gers » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. Plan de prévention des risques Razengues, publié par l'Ministère_de_l'Écologie_(France), [lire en ligne].
  5. Plan séisme
  6. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  7. « Fiche communale de Razengues », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  8. Sandre, « le Sarrampion »
  9. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  10. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  11. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  12. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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  20. « Station météorologique de Toulouse-Francazal - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
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  25. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  44. « Chambres d'Hôtes du Château de Razengues, Razengues, France », sur Booking.com (consulté le ).
  45. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  46. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  47. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Razengues - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  48. Carte communale de Razengues (lire en ligne).
  49. Archives de la famille d'Albis
  50. https://wwiinetherlandsescapelines.files.wordpress.com/2013/11/p1230393.jpg
  51. Banque du blason.