Escornebœuf

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Escornebœuf
Escornebœuf
L'église paroissiale Sainte-Quitterie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Gimone-Arrats
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone
Maire
Mandat
Sergine Ageorges
2014-2020
Code postal 32200
Code commune 32123
Démographie
Gentilé Escornebovois
Population
municipale
548 hab. (2015 en augmentation de 9,16 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 21″ nord, 0° 54′ 45″ est
Altitude Min. 135 m
Max. 232 m
Superficie 25,45 km2
Localisation

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Escornebœuf (Escòrnabueu en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Les habitants d'Escornebœuf se nomment les Escornebovois, conformément à l'étymologie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Escornebœuf est une commune située en Gascogne au nord-est de Gimont chef lieu de canton.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Escornebœuf est limitrophe de huit autres communes.

Carte de la commune d'Escornebœuf et de ses proches communes.
Communes limitrophes d’Escornebœuf[1]
Sainte-Marie Touget Saint-Germier,
Catonvielle
Aubiet Escornebœuf Razengues
Gimont Monferran-Savès

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Inondations de 1977 en Gascogne.

La commune est arrosée par la Marcaoue, la Gimone et le Sarrampion.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 545 hectares ; son altitude varie de 135 à 232 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom

Le nom est attesté anciennement sous la forme Escornabou[3], comme Écornebœuf (Escornabou, Scornaboue, Descornabus, Descornabiron).

La forme Scornebœuf apparait dans des cartes du XVIIe (Hubert Jaillot)[4] et XVIIIe (carte de Cassini)[5] siècles.

Étymologie

Même nom qu'Écornebœuf avec maintien de ES initial à la place de É conformément à l'étymologie et à la phonétique occitane.

Il s'agit clairement d'un nom de lieu composé avec le nom du bœuf (occitan moderne buou), comme les noms du type Tombebœuf et Écorchebœuf. C'est un composé métaphorique « écorne bœuf » signifiant « endroit où souffle un vent à décorner... les vaches »[6],[7] ou peut-être « abattoir » (cf. Tombebœuf et Écorchebœuf).

Il est aussi possible de rapprocher le nom d'un village de Catalogne : Villanova d'Escornalbou dont Joan Coromines dit: « Escornalbou: Compost de 'escorna el bou', en el sentit de 'lloc abrupte on els bous que pastegen, cauen i es trenquen les banyes'. Del verb 'escornar', derivat de 'corn' »[8].

Le nom est retrouvé, proche ou à l'identique, dans :

  1. Une rivière du pays agenais : l'Escornebœuf
  2. Un lieu-dit près de Saint-Geours-de-Maremne, sur la RN 124 : Escornebéou
  3. Un monument en la ville de Le Dorat, Limousin : la porte d'Escornebœuf
  4. Un lieu-dit près de Périgueux, Dordogne, siège d'un oppidum gaulois sur le coteau d'Escornebœuf.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation des lieux est ancienne comme le prouvent les céramiques sigillés présentées au musée de Gimont.

L’implantation d'établissements romains, sur ou à proximité de la commune, est démontrée par la trouvaille d'amphores et d'une statue de Jupiter[9].

À l’époque romaine, la frontière entre la Narbonnaise et la Novempopulanie passait dans les parages des rivières Save, Gimone et, peut-être, la Marcaoue.

Au Moyen Âge, la frontière du comté de Toulouse serpente aussi dans les environs mais avec une orientation plutôt nord-ouest/sud-est.

Escornebœuf est traversée par la voie romaine et le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Ce village faisait partie du Pays de Rivière-Verdun, ancienne paroisse du consulat de Gimont transformée en commune indépendante par l'ordonnance du comité départemental du 1er avril 1791 et associée à l'administration cantonale de Gimont pendant les dernières années de la Révolution.

Dans le supplément de l’un de ses ouvrages l’abbé J.J. Monlezun[10] nous donne une description d’un blason qu’il associe au nom du village sans préciser aucunement sa source : "d'azur à trois corbeaux de sable becqués et membrés de gueules".

Il n'y a pas d'habitat ancien groupé à Escornebœuf. L'ancien village (église et cimetière compris) a été complètement détruit au milieu du XIXe siècle car trop souvent inondé par les crues. Ne reste que la croix de la pierre tombale de l'abbé Sudre mort en 1773 et frère de l'avocat gimontois, Théodose Sudre, qui défendit Calas.

Le nouveau village présente un caractère éclaté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et la cour d'école.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[11],[12].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone et du canton de Gimone-Arrats (avant le redécoupage départemental de 2014, Escornebœuf faisait partie de l'ex-canton de Gimont) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes de l'Arrats-Gimone.

Elle fait aussi partie du Pays Portes de Gascogne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Michel Stigliani    
mars 2008 En cours Sergine Ageorges[13] DVD Administratrice de société
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2015, la commune comptait 548 habitants[Note 1], en augmentation de 9,16 % par rapport à 2010 (Gers : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
638748792854784850830852834
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
789840800852830755706705663
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
664667589575542578557532470
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
434403383473497470502548-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[18] 1975[18] 1982[18] 1990[18] 1999[18] 2006[19] 2009[20] 2013[21]
Rang de la commune dans le département 96 80 70 58 57 66 69 65
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Escornebœuf fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, pétanque,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jean-de-Las-Monges.
L'église Sainte Quitterie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. "Cartulaire de l'abbaye de Gimont", 1905: version numérisée de la BNF
  4. « Diocèse de Toulouse », Alexis-Hubert Jaillot, 1695
  5. « Toulouse Nouvelle Edition N° 38 », César-François Cassini de Thury, BNF Ge CC707 (19G)
  6. Albert Dauzat, DELF.
  7. Ernest Nègre, TGF.
  8. (OnoCat, IV, p. 105)[réf. insuffisante]
  9. Bulletin Archéologique du Gers, 1973, pp 5-23
  10. « Histoire de la Gascogne des temps les plus reculés », Tome Supplémentaire, 1850 : version numérisée de la BNF.
  11. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  12. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  13. Site de la préfecture - Fiche d'Escornebœuf
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  22. Notice no PA00094794, base Mérimée, ministère français de la Culture