Chen Yun

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Chen Yun
1959 Chen Yun.jpg
Fonctions
Secrétaire du Comité central pour l'Inspection disciplinaire du Parti (en)
-
Vice-président du comité central du Parti communiste chinois
-
Vice-premier ministre de la République populaire de Chine
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
PékinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint
Yu Ruomu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Chen Yuan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique

Chen Yun (Chinois simplifié : 陈云 ; Chinois traditionnel : 陳雲 ; pinyin : Chén Yún), né le et décédé le , est un homme politique et économiste chinois. Il est l'un des « huit immortels » du Parti communiste chinois auquel il adhéra en 1925.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est à l'origine un ouvrier et un militant syndical[1]. Il participe dès 1933 au Bureau politique du Parti communiste chinois. Il est membre du 7e Politburo du PCC, du 8e, du 11e et du 12e.

Sa carrière connaît un premier apogée en 1950 quand il participe à l'élaboration du premier plan quinquennal. Ses positions en matière d'économie lui valent une première disgrâce à la suite du Grand Bond en avant en 1956, bien qu'il continue à jouer un rôle important dans les années qui suivent. À partir de 1966 et du début de la Révolution culturelle, il est durablement écarté (mais n'est victime d'aucune violence) et rétrograde dans la hiérarchie du Parti[2]. Il retrouve des fonctions de premier plan après le retour aux affaires de Deng Xiaoping.

Deng Xiaoping reprend le parti de Mao Zedong à partir de juin 1977. Il critique Mao et propose quatre modernisations dans l'agriculture, l'industrie, la technologie et l'armée. La priorité est donnée à la réforme économique. Les années 1979-1985 sont considérées comme des " années heureuses" où les révélations sur le passé maoïste donnent l'impression d'une vraie libéralisation (on dénonce les prisons d’État, les camps, la famine).

1978 marque la fin du collectivisme, et la disparition des communes populaires. Cela s'accompagne d'une réforme urbaine, les buildings donnent l'impression d'une ouverture à l'Occident, effective avec le développement des ZES en 1984. Chen Yun utilise une métaphore pour décrire la situation : "L'oiseau retenu dans une main étouffe, il se sent plus libre dans une cage même si sa liberté est contrôlée".

Yao Yilin sera le porte parole de Chen Yun[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Pairault, « Chen Yun 1949-1956. Retouches à un portrait », Études chinoises, no 6-1, 1987. [lire en ligne]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Mort du chef nonagénaire des conservateurs chinois, Chen Yun Libération, 12 avril 1995
  2. Biographie de Chen Yun Encyclopédie Larousse.
  3. Francis Deron Les cinquante jours de Pékin. Chronique d'une révolution assassinée 1989 Page 304