Frossasco
| Frossasco | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Frosasque |
| Nom occitan | Frussasc |
| Nom piémontais | Frossasch |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10060 |
| Code ISTAT | 001110 |
| Code cadastral | D812 |
| Préfixe tél. | 0121 |
| Démographie | |
| Population | 2 846 hab.[1] (2026) |
| Densité | 142 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 56′ 00″ nord, 7° 21′ 00″ est |
| Superficie | 2 010 ha = 20,1 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Frossasco (en français Frosasque) est une commune de la ville métropolitaine de Turin, dans le Piémont, en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Frossasco est située à environ 30 km au sud-ouest de Turin, dans le val Noce (it). Le centre historique, de forme quadrangulaire typique des anciens campements romains, est entouré de remparts médiévaux avec quatre portes d'accès et une tour. L'altitude de la maison communale est de 375 mètres.
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Les origines de Frossasco remontent à l'époque romaine, avec une implantation en forme de castrum. Au XIIIe siècle, la reconstruction du village suit le schéma urbain de l'ancien habitat, entouré de murs antiques conservant des traces de bastions. En 1064, Frossasco est donné par l'abbaye de la Novalaise au monastère Santa Maria de Pinerolo, alors dirigé par la marquise Adélaïde de Suse.
Période moderne
[modifier | modifier le code]En 1301, le fief de Frossasco est érigé par le prince Philippe Ier d'Achaïe en faveur de Guillaume de Montebello. Une nouvelle investiture est accordée en 1337 à un autre Guillaume de Montebello, fils du précédent, pour lui et ses descendants mâles. Le 3 septembre 1531, le fief de Frossasco et son mandement, érigés en comté par des lettres patentes du 11 décembre 1524, sont concédés à Charles de Montebello, avec droit de transmission aux fils aînés mâles. Charles de Montebello cède le comté de Frossasco et d'Alpignano en 1549.
Le 19 mai 1585, le fief et la juridiction de Tavernette et Baldissero, avec leurs dépendances, sont donnés par le duc Charles-Emmanuel Ier au comte Andrea Provana, avec les mêmes modalités que celles du fief de Frossasco. Le 22 février 1587, le comte Charles Provana, fils d'Andrea, reçoit la juridiction sur Frossasco, incorporant Roletto, Cantalupa, Roncaglia, Piscina, Oliva, Monastero et les lieux d'Alpignano, Tavernette et Baldissero, unis au comté de Frossasco avec le titre comtal et la dignité de fief noble, ligio, ancien, avité et paternel, avec droit de transmission aux aînés mâles.
Une autre investiture est accordée le 21 octobre 1644 au comte François Provana, fils de Charles. D'autres investitures concernent les descendants mâles aînés. Le 8 janvier 1718, le comte Joseph-Marie Casimir est investi des fiefs, son frère aîné Charles-Emmanuel étant mort sans héritiers.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Frossasco est occupé par les Français entre 1536 et 1539, puis de 1593 à 1595, avant de revenir à la maison de Savoie. En 1561, le village est donné au comte Provana de Leyni. Andrea Provana, amiral de la flotte savoyarde à Lépante, est un personnage marquant de l'histoire locale. Sa tombe, située à Frossasco, porte une épitaphe en latin gravée par son arrière-petit-fils François en 1703[3].
Patrimoine
[modifier | modifier le code]
Centre historique
[modifier | modifier le code]- La forme quadrangulaire du centre historique, typique des anciens campements romains.
- Deux maisons du XVe siècle, ornées de fenêtres gothiques en terre cuite et de fresques du XIVe siècle représentant des motifs géométriques en losanges et des lunettes avec le nom de Jésus et le Père Éternel.
- Chapelle votive de la via San Bernardino (coin via Castello), datant de 1865.
- Fresque de la via XX Settembre (XVIIe et XVIIIe siècles), représentant l'Annonciation.
Remparts, tour et portes
[modifier | modifier le code]- Quatre portes : Porta Torino, Porta San Donato, Porta di Pinerolo et Porta di San Giusto.
- La tour médiévale, faisant partie des remparts voulus par Philippe d'Achaïe à la fin du XIVe siècle, avant l'occupation française (1536-1539).
En 1586, le peintre Bernardino Lanino de Verceil est appelé à peindre les stucs ducaux sur les quatre arches des portes d'accès au village[4].
Églises et chapelles
[modifier | modifier le code]- Église San Donato (it) : mentionnée dès 1220, remaniée à plusieurs reprises, avec un clocher construit en 1571-1573. Elle conserve une fresque ancienne de saint Christophe, ressemblant à François Ier, roi de France, ainsi qu'une fresque du XVIIe siècle représentant la Vierge à l'Enfant, et un pupitre datant de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle.
- Église San Bernardino : église baroque conçue par Gerolamo Buniva et construite entre 1760 et 1770, avec un chœur en bois remarquable derrière le maître-autel.
- Chapelle San Rocco : située à la frontière avec la commune de Cantalupa, elle date du XVIe siècle et a été restaurée au XIXe siècle.
- Chapelle San Giovanni : située dans la partie collinaire de la commune.
- Chapelle du Boschetto : construite au XVe siècle, elle abrite un cycle de fresques dédié à l'histoire de la Vierge Marie, attribuées au maître de Cercenasco et restaurées en 2003-2004. Elle est équipée d'un système automatisé pour l'ouverture et d'un système multimédia pour la narration historique, artistique et dévote, en 5 langues (italien, anglais, français, espagnol, piémontais).
- Chapelle della Grà : date du XVIIe siècle siècle et a été récemment restaurée.
Jumelages
[modifier | modifier le code]
Saint-Jean-de-Moirans (France) depuis 1998.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Frossasco (TO) », sur Tuttitalia.it (consulté le )
- ↑ (it) « Patrimonio storico-artistico », sur www.comune.frossasco.to.it (consulté le )
