San Giusto Canavese
| San Giusto Canavese | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Saint-Just-en-Canavais |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10090 |
| Code ISTAT | 001246 |
| Code cadastral | H936 |
| Préfixe tél. | 0124 |
| Démographie | |
| Gentilé | sangiustesi |
| Population | 3 309 hab.[1] (2026) |
| Densité | 345 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 19′ 00″ nord, 7° 49′ 00″ est |
| Altitude | Min. 264 m Max. 264 m |
| Superficie | 960 ha = 9,6 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Giusto |
| Fête patronale | 23 mars |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
San Giusto Canavese (en français Saint-Just-en-Canavais) est une commune de la ville métropolitaine de Turin dans le Piémont en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Le territoire communal s’étend sur une zone plane, sur la rive gauche du torrent Orco, et se caractérise par une structure urbaine harmonieuse, avec de nombreux parcs et des maisons disposées de manière ordonnée, entourées de jardins.
Histoire
[modifier | modifier le code]Les origines de la région remontent à l’époque romaine, lorsque les Salasses, peuple celte, occupaient le Canavais. Après la conquête romaine, la région est devenue un lieu stratégique, notamment avec la fondation d’Ivrée comme avant-poste militaire. Les vestiges de cette époque incluent des traces de routes et de ponts construits par les Romains, ainsi que des récits de résistances locales[3].
San Giusto Canavese trouve ses origines dans une ancienne frazione de San Giorgio Canavese, connue sous le nom de « Gerbo Grande di San Giorgio ». Les habitants, traditionnellement appelés « Gerbolini », ont obtenu leur indépendance administrative le 3 septembre 1779, lorsque le roi Vittorio Amedeo III a reconnu la nouvelle commune sous le nom de San Giusto, en l’honneur de leur saint patron. En 1862, le nom officiel est devenu San Giusto Canavese, afin d’éviter toute confusion avec d’autres localités italiennes portant le même nom.
Au XVIIIe siècle, la rivalité avec San Giorgio Canavese était telle qu’un épisode emblématique, survenu en 1750, a marqué l’histoire locale : le vol d’un crucifix de l’église de San Giorgio par des habitants de San Giusto, lors d’une procession religieuse. Cet événement a valu aux habitants le surnom de « Rubacristi » (voleurs de Christ)[4].
Les Templiers et les Hospitaliers
[modifier | modifier le code]Au XIIe siècle (1164), le comte Guido III de Biandrate fit don aux templiers des biens qu'il possédait au lieu-dit « Ruspaglia », au sud de la commune ainsi que sur la commune de San Giorgio Canavese. Cette maison de Ruspaglia fut dévolue au XIVe siècle aux Hospitaliers qui y demeurèrent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle[5].
Patrimoine
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*Château de San Giusto, ancienne résidence des comtes de Biandrate.
* Église des Saints Fabien et Sébastien (it), construite au XVIIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne chapelle dédiée à l’Addolorata.
* Église San Giacomo di Ruspaglia, située dans la zone appelée « Commenda », autrefois dépendante des Chevaliers du Temple.
* Palais municipal, construit en plusieurs phases architecturales.
* Plusieurs villas du XVIIIe siècle, dont une transformée en maison de retraite.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]San Giorgio Canavese, Feletto, Foglizzo, Bosconero
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Le origini », sur comune.sangiustocanavese.to.it (consulté le )
- ↑ (it) « San Giusto Canavese », sur www.localidautore.it (consulté le )
- ↑ (it) Bianca Capone, Loredana Imperio et Enzo Valentini, Guida all'Italia dei Templari : gli insediamenti templari in Italia, Edizioni Mediterranee, , 2e éd., 327 p. (ISBN 978-88-272-1201-1, lire en ligne), p. 48-51
