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Bricherasio

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Bricherasio
Bricherasio
Noms
Nom français Briqueras
Nom occitan Bricairàs
Nom piémontais Bricheras
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région du Piémont Piémont 
Ville métropolitaine Turin  
Code postal 10060
Code ISTAT 001035
Code cadastral B171
Préfixe tél. 0121
Démographie
Gentilé bricherasiesi
Population 4 611 hab.[1] (2026)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 00″ nord, 7° 18′ 00″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 400 m
Superficie 2 280 ha = 22,8 km2 [2]
Divers
Saint patron Assunzione di Maria Vergine
Fête patronale 15 août
Localisation
Localisation de Bricherasio
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin.
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Bricherasio
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Bricherasio
Liens
Site web Site officiel

Bricherasio (en français Briqueras) est une commune de la ville métropolitaine de Turin dans le Piémont en Italie.

Géographie

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Cartographie interactive (cliquer pour afficher)

Carte
Carte dynamique

Bricherasio s'étend sur un territoire varié, allant de 328 à 1 161 mètres d'altitude, avec une excursion altimétrique de 833 mètres. La commune est traversée par le Pellice et son affluent, le Chiamogna, qui ont influencé les établissements humains et l'utilisation agricole des terres.

Étymologie

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Le nom de Bricherasio pourrait dériver d'un nom personnel celtique, Briccarius ou Brittgarius, ou du terme piémontais brich, signifiant « hauteur ». En piémontais, la commune est appelée Bricheras, en occitan Bricairàs, et en français Briqueras.

Origines et Moyen Âge

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Les premières traces documentées de Bricherasio remontent à 1159, avec la mention d'un Guglielmus de Bricarasio dans un acte de donation à l'abbaye de Staffarda par les seigneurs de Luserna. Des vestiges plus anciens, comme des gravures rupestres sur le mont Vandalino et des découvertes romaines (monnaies, briques), attestent d'une occupation antérieure.

Le noyau originel de Bricherasio se situait près de l'actuel hameau de San Michele. En 1324, en raison des péages, des communications difficiles et du développement du commerce le long du Pellice, le village fut déplacé et refondé sur la colline du Château, où se trouve aujourd'hui le chef-lieu. Dès 1243, Bricherasio avait prêté allégeance aux Savoie-Achaïe de Pinerolo, et en 1291, elle obtint son autonomie communale grâce aux privilèges accordés par Philippe d'Acaïe.

En 1360, après la défaite de Jacques d'Achaïe, Bricherasio passa sous la domination féodale de la famille des Cacherano, originaires du Montferrat. Sous leur contrôle bienveillant, la commune connut un développement commercial et économique significatif, marqué par la rédaction des Statuts communaux en 1467, qui codifiaient les coutumes juridiques et les privilèges obtenus au fil des siècles[3].

Époque moderne : guerres et sièges

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Le XVIe siècle marqua la fin de la prospérité et le début d'une période de crise. Les Espagnols et les Français, en lutte pour l'hégémonie en Europe, dévastèrent à plusieurs reprises les terres de Bricherasio. En 1537, une garnison française assiégea et prit la forteresse.

Cependant, l'événement le plus marquant reste le grand siège de 1594 : le 18 septembre, une armée ducale de 10 000 hommes (Lombards, Piémontais, Suisses et Espagnols) assiégea la forteresse, défendue par seulement 800 soldats, épuisés par la maladie et la faim. Malgré leur infériorité numérique, les Français résistèrent pendant un mois avant de capituler le 23 octobre. Ce siège coûta cher à la population civile, réduite à 349 survivants, et provoqua d'énormes destructions dans toute la commune.

Au XVIIe siècle, les guerres qui secouèrent l'Europe apportèrent leur lot de malheurs à Bricherasio. Le château fut pris et repris à plusieurs reprises, et la commune ne fut rendue aux Savoie qu'en 1630, dans un état déplorable : les moulins étaient détruits, la peste faisait rage, 80 % des terres agricoles étaient ravagées, et sept dixièmes du village étaient en ruines. Bricherasio dut être reconstruite, ce qui modifia sa topographie.

Aux conflits politiques s'ajoutèrent des tensions religieuses entre catholiques et vaudois, culminant en 1690 avec un massacre perpétré par les troupes françaises du colonel Sailly, qui fit 80 victimes. La fin de la guerre de Succession d'Espagne en 1714 mit fin à cette période sombre.

XVIIIe et XIXe siècles : renaissance et développement

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Au XVIIIe siècle, l'agriculture repartit, le village fut reconstruit et embelli, et les activités économiques connurent un nouvel essor. En 1797, les Cacherano furent chassés et Bricherasio adhéra au gouvernement provisoire républicain du Piémont. La Restauration de 1814 vit le retour des Cacherano. La participation et les célébrations dédiées à l'expédition de Garibaldi témoignèrent de l'engagement des habitants de Bricherasio dans les événements du Risorgimento.

La commune se développa grâce à l'action de personnalités illustres comme le général Filippo Brignone et Edoardo Giretti : les écoles furent améliorées, l'hôpital réorganisé et l'asile infantile créé. Les industries de la soie, des spiritueux et du chocolat prirent une importance significative dans l'économie locale, tandis que l'arrivée des lignes ferroviaires favorisa les communications avec le reste du Piémont[4].

XXe siècle : guerres mondiales et modernisation

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Pendant la période fasciste, la vie publique se rigidifia. Pendant la Résistance, Bricherasio connut à la fois des épisodes héroïques et des massacres cruels. Parmi ces derniers, on retient celui de la borgata Badariotti, où, le 18 novembre 1944, des troupes allemandes et italiennes de la République sociale italienne exterminèrent une famille entière lors d'une opération de ratissage.

Le boom économique des années 1950-1960 entraîna le développement de l'industrie du bâtiment, la transformation de l'hôpital en maison de retraite et la construction d'une école secondaire, contribuant à faire de Bricherasio une commune moderne et bien équipée[5].

Le patrimoine historique et architectural de Bricherasio comprend plusieurs monuments notables, chacun sur une ligne distincte :

- L’église Santa Maria (it) bâtie dans un style baroque en 1602.

- Le Palazzo dei Conti di Bricherasio (XVIIe siècle, agrandi au XVIIIe siècle dans un style baroque par les Cacherano)

- Le Palazzo Castelvecchio (XVIe siècle, restauré en 1910 dans un style Liberty)

- La Villa Daneo (siège du consulat du Danemark en Piémont et Vallée d'Aoste)

- La Villa Viancino (résidence des comtes Viancino, où séjournait souvent Don Bosco)

- Le Belvedere conte Viancino (bâtiment pentagonal construit au XIXe siècle, restauré au début des années 2000)

- Le Castello di Bricherasio

Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 juin 2004 en cours Luigi Bosio lista civica  
Les données manquantes sont à compléter.

Cappella Moreri, Cappella Merli, San Michele, Sopravilla, Rivà

Communes limitrophes

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Angrogna, San Secondo di Pinerolo, Prarostino, Osasco, Garzigliana, Luserna San Giovanni, Cavour, Campiglione-Fenile, Bibiana

Évolution démographique

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Habitants recensés

Personnalité liée à la commune

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Notes et références

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  1. « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  3. (it) Alessandro Maldera, « Comune di Bricherasio: tra Val Pellice, palazzi e vini DOC », sur Mole24, (consulté le )
  4. (it) « Bricherasio - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
  5. « Histoire - Commune de Bricherasio », sur comune.bricherasio.to.it (consulté le )