San Gillio
| San Gillio | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Saint-Gilles |
| Nom piémontais | San Gili |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10040 |
| Code ISTAT | 001243 |
| Préfixe tél. | 011 |
| Démographie | |
| Gentilé | sangilliesi |
| Population | 3 311 hab.[1] (2026) |
| Densité | 372 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 09′ 00″ nord, 7° 32′ 00″ est |
| Superficie | 890 ha = 8,9 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Sant'Egidio |
| Fête patronale | 1 septembre |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
San Gillio (en français Saint-Gilles) est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin dans la région Piémont en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]San Gillio est située à environ 15 km au nord-ouest de Turin. Le territoire communal, traversé par le torrent Casternone (it) (affluent de la Ceronda (it)), s'étend sur une superficie de 8,9 km² dans une zone collinaire entre les embouchures des vallées de Suse et de Lanzo.
Le climat est de type subcontinental, avec des hivers froids mais ensoleillés et des étés chauds tempérés par les courants en provenance de la vallée de Suse.
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et premières attestations
[modifier | modifier le code]Les origines de San Gillio remontent au début du XIVe siècle, avec la première mention documentée datant de 1306, liée à une vente effectuée par les vicomtes de Baratonia.
En 1324, Philippe de Savoie-Acaïe signa une convention avec les habitants de San Gillio pour la construction d’une Villanova, un nouveau centre habité planifié selon la politique savoyarde de renforcement territorial. Ce projet fut achevé dès 1331. La Villanova fut construite sur une colline différente de celle du premier noyau médiéval. L’église Sant’Egidio, d’origine plus ancienne, resta cependant la paroisse du bourg. Une autre église, dédiée à la Sainte-Croix, fut édifiée au sein de la Villanova, mais elle fut détruite par un incendie en 1738[3].
Période féodale
[modifier | modifier le code]L’histoire féodale de San Gillio est marquée par plusieurs changements de mains :
- En 1327, le prince Jacques d’Acaïe inféode San Gillio à Guillaume de Montbel.
- En 1366, le fief passe à Bérard Roero, une puissante famille astigienne.
- En 1409, il est cédé aux Romanzone, puis en 1472 à Dominique Ambrogio Vignati, un célèbre juriste de Lodi ayant occupé des fonctions importantes pour le duc de Savoie. Les Vignati conservèrent San Gillio jusqu’à leur extinction en 1821.
- En 1835, le roi Charles-Albert de Sardaigne attribue le titre de comte de San Gillio à Félix Maffei (1790–1870), premier secrétaire d’État aux Affaires étrangères du royaume de Sardaigne.
Symboles civiques
[modifier | modifier le code]San Gillio obtint son blason communal par décret royal du 23 février 1931 : un écu bleu avec une croix d’argent et quatre figures dorées (un lis, une étoile, un cor de chasse et une tour). Le gonfalon, blanc avec des éléments rouges, fut accordé en 1937.
Évolution moderne
[modifier | modifier le code]Jusqu’au XXe siècle, San Gillio était un bourg principalement agricole, basé sur la culture des céréales, de la vigne et de l’élevage. Après la Seconde Guerre mondiale, la proximité avec Turin poussa de nombreux habitants à travailler dans l’industrie et l’artisanat de la capitale piémontaise. À partir des années 1970, la population tripla, transformant le village en un centre résidentiel en forte croissance, tout en conservant des liens avec ses traditions agricoles[4].
Patrimoine
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- Église Sant’Egidio (it) : Édifice d’origine médiévale, de style roman, avec des caractéristiques rappelant les « mansiones » templières. Elle a été conservée et valorisée au fil des siècles, tout en préservant des éléments décoratifs et un mobilier historique.
- Château de San Gillio : Ancienne forteresse médiévale, transformée en résidence noble à partir du XVIe siècle. Aujourd’hui, il abrite des appartements privés, mais conserve des vestiges de murs, des éléments du pont-levis et des parties du noyau originel de la Villanova.
- Centre historique : Composé de ruelles étroites, de maisons rurales en pierre et de quartiers documentés depuis 1603. Il inclut la place de l’église, le four communal, la forge et la zone de la Villanova savoyarde.
- Lac Borgarino : Ancien réservoir agricole, aujourd’hui transformé en oasis ornithologique, accueillant plus de 150 espèces d’oiseaux. C’est un lieu idéal pour les promenades, l’observation de la faune et la photographie naturaliste.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]La Cassa, Val della Torre, Druento, Givoletto, Pianezza, Alpignano
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) Alessandro Maldera, « Storia San Gillio: chiesa di Sant’Egidio, castello e trasformazioni », sur Mole24, (consulté le )
- ↑ « Comune di San Gillio - Vivere San Gillio - La Storia - Le origini », sur comune.sangillio.to.it (consulté le )
