Villar-Basse
| Villar-Basse Villarbasse | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Villar-Basse |
| Nom piémontais | Vilarbasse |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10090 |
| Code ISTAT | 001302 |
| Code cadastral | M002 |
| Préfixe tél. | 011 |
| Démographie | |
| Gentilé | villarbassesi |
| Population | 3 521 hab.[1] (2026) |
| Densité | 339 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 03′ 00″ nord, 7° 28′ 00″ est |
| Superficie | 1 040 ha = 10,4 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Sant'Amato |
| Fête patronale | 3 septembre |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Villar-Basse (en italien, Villarbasse) est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin, dans la région Piémont.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de Villar-Basse s'est construit en opposition avec Butière-Haute. Le nom de Villarbasse dérive de deux mots différents : Villar, du latin villarium, et basse qui indique une petite vallée dans les environs. Il y a des documents du XIXe siècle qui citent le nom de Villar di Basse.
Géographie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et préhistoire
[modifier | modifier le code]Les premières traces de présence humaine à Villar-Basse remontent à la préhistoire, attestées par des incisions rupestres et des coppelles (cupules) taillées dans des blocs erratiques, comme ceux de la Pera d’le Sacoce à Pra Basse ou du Truc Monsagnasco. Ces vestiges sont associés aux rituels des populations alpines.
Époque romaine
[modifier | modifier le code]Des fouilles menées au XIXe siècle, notamment autour de la borgata Corbiglia, ont mis au jour des tombes, armes, vases et monnaies datées de l’époque romaine, confirmant la présence d’établissements ruraux organisés.
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Vers l’an Xe siècle, des documents médiévaux citent des localités de Villar-Basse dans la donation de l’évêque Gezone de Turin à l’abbaye de San Solutore. En XIIIe siècle, Villar-Basse se constitue en commune autonome, se séparant progressivement des droits de l’abbaye[3].
Le noyau habité se divise en deux bourgs principaux :
- Carre (du français carré, quadrangle), noyau originel et résidence aristocratique.
- Palassoglio, développé autour du palais des abbés de San Solutore, qui dépasse Carre en population.
À partir de XVe siècle, les deux bourgs sont administrés séparément, chacune avec son propre maire et deux conseillers. Ce dualisme institutionnel perdure jusqu’à l’époque sarde[4].
Époque moderne
[modifier | modifier le code]Éloignée des grandes voies de communication, Villar-Basse échappe aux grands événements militaires, mais subit des incendies et pillages par les troupes franco-espagnoles, notamment au XVIIe siècle. Grâce à sa position agréable et accessible, elle est souvent choisie comme résidence de vacances par les familles nobles de Turin au service de la maison de Savoie.
Un tournant a lieu avec le cadastre sarde de XVIIIe siècle, qui représente pour la première fois clairement l’aménagement urbain du village. Le Torrazzo médiéval reste le centre défensif du territoire, entouré de maisons-fortes transformées en palais nobles[5].
XIXe siècle : expansion territoriale
[modifier | modifier le code]En XIXe siècle, la population atteint 1 000 habitants. Au XIXe siècle, le bourg de Roncaglia est intégré à la commune, cédée par Rivalta. En XXe siècle, c’est au tour du bourg de Corbiglia, auparavant partie de Rosta, d’être incorporé.
XXe siècle et la tragédie de 1945
[modifier | modifier le code]Le , la tuerie de la Cascina Simonetto (it) fait onze morts lors d’un vol. Les coupables sont exécutés par fusillade, marquant la dernière application de la peine de mort en Italie.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]Patrimoine religieux
[modifier | modifier le code]- Église paroissiale San Nazario e Celso (XVIIe siècle), construite sur un édifice médiéval, agrandie au XVIIIe siècle et décorée au XIXe siècle.
- Église San Martino (XIVe siècle), citée en 1348, avec des restes d’une tombe romaine.
- Chapelle San Quirico (XIIe siècle), dans la borgata Corbiglia, avec un clocher en pierre.
- Chapelle San Bernardo à Roncaglia, centre de fêtes populaires.
Patrimoine civil
[modifier | modifier le code]- Torrazzo (XIIIe siècle-1277), tour défensive avec fossé et pont-levis, symbole de Villar-Basse[6].
- Palais Schiari-Riccardi, ancienne villa des marquis D’Angennes, restaurée au XIXe siècle.
- Palais Cucca-Mistrot, issu de bâtiments du XVIe siècle, avec une chapelle dédiée à Santa Maria del Bosco.
- Palais Gonella (XVIIIe siècle), bâtiment seigneurial avec un parc étendu.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Comune di Villarbasse - Vivere Villarbasse - Un pò di Storia - Un pò di Storia », sur comune.villarbasse.to.it (consulté le )
- ↑ (en-US) « Villarbasse – Cascina Paraccia », (consulté le )
- ↑ (it) Alessandro Maldera, « Storia Villarbasse: dalle incisioni rupestri alla strage del 1945 », sur Mole24, (consulté le )
- ↑ (it) « Edifici storici Villarbasse », sur pro1 (consulté le )

