Fiorano Canavese
| Fiorano Canavese | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Fioran-en-Canavais |
| Nom piémontais | Fiüran |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10010 |
| Code ISTAT | 001105 |
| Préfixe tél. | 0125 |
| Démographie | |
| Population | 725 hab.[1] (2026) |
| Densité | 169 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 28′ 00″ nord, 7° 50′ 00″ est |
| Superficie | 430 ha = 4,3 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Fiorano Canavese (en français Fioran-en-Canavais) est une commune de la ville métropolitaine de Turin, dans le Piémont, en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Le chef-lieu de Fiorano est situé au pied de la moraine latérale droite de l’amphithéâtre morainique d'Ivrée, dans sa partie interne. La commune est bordée à l’est par Salerano Canavese, Ivrée, Samone et Banchette, au sud par Loranzè, à l’ouest par Val di Chy, et au nord par Lessolo et Montalto Dora.
Histoire
[modifier | modifier le code]Les premières traces certaines de Fiorano remontent à l’an mil : un diplôme de l’empereur germanique Otton III confirme à l’Église d’Ivrée, sa vassale, la possession de la corte Florano avec toutes ses dépendances. Une autre mention apparaît dans l’acte de fondation de l’abbaye de S. Stefano en 1041, où l’évêque d’Ivrée, Enrico, y inclut une brajda (une lande) et le moulin de Fiorano avec tout ce qui s’y rattache[3].
Au Moyen Âge, la colline de Fiorano abrite une première fortification avec un bourg, qui s’étend ensuite au pied de la colline, le long de l’ancienne via Claudia pédémontana. Après la destruction de l’ancien fort, un sanctuaire ducale, le santuario della Beata Vergine del Castello, est construit au XVIIe siècle sur ses ruines. Ce sanctuaire est dédié à une fresque miraculeuse, La Madone avec l’Enfant, autour de laquelle la communauté de Fiorano se rassemble encore aujourd’hui.
En 1205, un document mentionne la cession du château de Fiorano, situé sur une hauteur de la région appelée Cordola, à la ville d’Ivrée. Le podestat l’inféode à des nobles influents de la ville, qui portaient pour blason un lys fleuri d’or sur champ de gueules, presque similaire à celui de Florence. Ces nobles di Fiorano acquièrent une grande importance après 1278, lorsque Ivrée se soumet au Marquis du Montferrat. Parmi eux, Savino, conseiller de la régente Blanche de Savoie, se distingue comme un homme très expérimenté en affaires politiques et docteur en droit. Le château de Fiorano existe encore en 1502 et appartient à la mense épiscopale, qui le donne en location. Il est détruit pendant les guerres des XVIe et XVIIe siècles.
En 1407, la communauté de Fiorano obtient d’Ivrée la permission de construire un ricetto (refuge fortifié) au sud du château, sur un terrain adjacent à l’église[4]. Il reste aujourd’hui une tour-porte en briques, avec une ouverture pour les chars et une poterne. Certaines cellules adjacentes à l’entrée conservent encore l’aménagement du XVe siècle, bien que le tissu urbain ait été profondément modifié.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1942 et 1943, 15 réfugiés juifs, originaires d’Autriche et des Balkans, sont internés à Fiorano. Leur nombre se réduit à 7 en raison du transfert de 8 d’entre eux à Chiaverano au début de 1943. Après le 8 septembre 1943, avec l’occupation allemande, le groupe se disperse. Presque tous parviennent à se sauver, à l’exception de deux d’entre eux, arrêtés à la frontière suisse (Côme) le 18 avril 1944, déportés et assassinés à Auschwitz en mai de la même année.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]- Des incisions liées à un établissement de l’âge du bronze sur la colline Cordola, au-dessus du chef-lieu.
- L’église paroissiale San Dalmazzo.
- L’église San Grato.
- La Domus del Ricetto et les restes d’un ricetto du XVe siècle.
- Le cimetière florentin (Cimitero Fiorentino).
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Montalto Dora, Lessolo, Alice Superiore, Ivrée, Banchette, Salerano Canavese, Samone, Lugnacco, Loranzè.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Storia di Fiorano », sur FioranoTurismo (consulté le )
- ↑ (it) A, « Fiorano Canavese (TO) : Resti del ricetto », sur Archeocarta, (consulté le )
