Cirié
| Cirié | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Cirié |
| Nom piémontais | Ciriè |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10073 |
| Code ISTAT | 001086 |
| Préfixe tél. | 011 |
| Démographie | |
| Gentilé | ciriacesi |
| Population | 18 083 hab.[1] (2026) |
| Densité | 1 022 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 14′ 00″ nord, 7° 36′ 00″ est |
| Altitude | Min. 344 m Max. 344 m |
| Superficie | 1 770 ha = 17,7 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Ciriaco |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Cirié (en français Cirié) est une commune de la ville métropolitaine de Turin dans le Piémont, en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Cirié est située à 20 km au nord-ouest de Turin, près des vallées de Lanzo. La ville est traversée par la Stura di Lanzo, un affluent du Pô, et est entourée de collines et de montagnes, offrant un paysage typique du Piémont. La commune s'étend sur une superficie de 17,79 km² et se trouve à une altitude moyenne de 344 mètres.
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]La région autour de Cirié était habitée dès le IIIe siècle av. J.-C. par les Salasses, une tribu celtique. Les Romains, dirigés par le consul Appius Claudius Pulcher, ont mené une guerre contre les Salasses au IIe siècle av. J.-C. pour ouvrir une voie vers la Gaule transalpine. Un camp romain, appelé Castrum Cerreti (du nom du chêne ceris, Quercus cerri, abondant dans la région), fut établi à Cirié. Ce camp devint un carrefour commercial important, donnant naissance à un centre habité. Avec la christianisation, le nom évolua en Ciriacum, en l'honneur de Saint Cyriaque, martyr chrétien, dont la fête était célébrée avec ferveur dans la région[3].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Les premières mentions fiables de Cirié remontent au début du XIIIe siècle. En 1229, les marquis de Montferrat occupèrent les terres entre la Doire Baltée et la Doire Ripaire, entrant en conflit avec les comtes de Savoie pour le contrôle du Canavais. En 1296, Marguerite de Savoie, fille d’Amédée V de Savoie, épousa Jean Ier de Montferrat et reçu en dot les châtellenies de Caselle, Cirié et Lanzo. À la mort prématurée de son époux en 1305, Marguerite gouvernait personnellement ces terres depuis l’ancien château de Cirié, marquant une période de prospérité pour la ville. À sa mort en 1349, les châtellenies furent confirmées à la maison de Savoie par un autre mariage.
En 1306, l’installation de Marguerite au château de Cirié est encore commémorée aujourd’hui par le Palio dei Borghi, une manifestation qui a lieu tous les deux ans. Le château, détruit lors de l’invasion française en 1536, a complètement disparu lors de l’aménagement de la place Castello au début du XXe siècle[4].
Époque moderne
[modifier | modifier le code]En 1576, Emmanuel-Philibert de Savoie, souhaitant un accès à la mer pour son État, acquit le port de Oneille et d’autres terres de l’Imperiese au patricien génois Gian Gerolamo D’Oria, en échange de Cirié, érigée en marquisat avec Nole et San Maurizio. La famille D’Oria s’installa à Cirié, y établissant sa résidence principale. Cette lignée dura jusqu’au début du XXe siècle, s’éteignant avec Emmanuel D’Oria, 10e marquis de Cirié et del Maro, qui fut également le premier maire de Cirié après que la ville obtint le titre de cité par décret royal en 1905. Son fils unique, Andrea, mourut au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Après la Révolution française, les troupes françaises entrèrent rapidement au cœur du Piémont, diffusant les idées de liberté, de fraternité et d’égalité. Le blason de la famille D’Oria fut retiré, ses membres exilés, et leurs souvenirs brûlés. Ce n’est qu’avec la Restauration et le Congrès de Vienne (1814-1815) que Cirié, avec le Canavais et l’ensemble du Piémont, revint sous la maison de Savoie.
Le XIXe siècle fut marqué par le long chemin vers l’unification nationale et les vicissitudes du Risorgimento. Cette période n’apporta pas de bouleversements majeurs à Cirié, mais fut plutôt positive, notamment grâce au développement industriel. L’inauguration en 1869 de la ligne de chemin de fer Turin-Cirié fit de la commune un centre commercial important pour la région.
Patrimoine
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Palais des Marquis D’Oria (it) (XVIe et XVIIe siècles), aujourd’hui hôtel de ville, avec ses vastes salles décorées et sa bibliothèque abritant une collection de portraits des D’Oria.
Église San Martino (it) (Xe siècle) Église San Giuseppe (1632) Chapelle San Rocco (XVIIe siècle)[5]
Le dôme Saint-Jean-Baptiste (it). Déclaré monument national en 1887, il se trouve place San Giovanni, zone piétonne. Exemple de gothique piémontais, il fut bâti au XIVe siècle. À côté de l'église, il y a un clocher à quatre étages. À l'intérieur, il y a des œuvres d'art de valeur, parmi lesquelles un retable ovale connu comme Madonna du Peuple, attribué à l'atelier de Defendente Ferrari. Au-dessus du maître-autel se trouve un triptyque de Giuseppe Giovenone da Vercelli
Château de Masino, situé à quelques kilomètres de Cirié, avec ses jardins et ses œuvres d’art.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Nole, San Carlo Canavese, San Maurizio Canavese, Robassomero.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Eventi storici », sur www.comune.cirie.to.it (consulté le )
- ↑ (it) « Ciriè - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Comune di Ciriè | Comune | Turismo Torino e Provincia », sur turismotorino.org (consulté le )
