Ronco Canavese
| Ronco Canavese | |
Panorama depuis la cime Rosta. | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Ronc-en-Canavais |
| Nom francoprovençal | Ronc |
| Nom piémontais | Ronch Canavèis |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10080 |
| Code ISTAT | 001224 |
| Préfixe tél. | 0124 |
| Démographie | |
| Population | 383 hab.[1] (2026) |
| Densité | 4 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 30′ 00″ nord, 7° 33′ 00″ est |
| Superficie | 9 630 ha = 96,3 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Saint Just |
| Fête patronale | dernier dimanche de juillet |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Ronco Canavese (en français Ronc-en-Canavais) est une commune italienne du Val Soana, dans la ville métropolitaine de Turin, qui se trouve dans la région du Piémont.
Géographie
[modifier | modifier le code]Ronco Canavese (en piémontais : Ronch Canavèis, en francoprovençal : Ronk) est situé sur la rive gauche du torrent Soana, dans une cuvette pittoresque entourée de sapini et de hêtraies. Le centre historique s’est développé autour de l’église paroissiale San Giusto.
La commune s’étend entre les communes de Ingria et Valprato Soana, et comprend des zones variées comme la vallée de Forzo, le vallon de Guaria (frontalier avec Ribordone), ainsi que les vallons de Servino et de Canaussa. Une grande partie du territoire communal est incluse dans le parc national du Grand-Paradis[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Le nom Ronco dérive du latin runcus, désignant un terrain autrefois en friche, puis défriché. Les premiers établissements sur le territoire remontent au Xe et XIe siècles, lorsque de nouvelles communautés ont commencé à défricher les terres jusqu’alors incultes.
En l’an 1000, l’empereur Otton III inféode la vallée de Soana à l’évêque Léon de Vercelli. Par la suite, les empereurs Henri V (en 1110) et Frédéric Ier Barberousse (en 1163) cèdent ces terres aux comtes canavesans, qui se divisent en deux branches : les Valperga (gibelines) et les San Martino (guelfes). Des luttes acharnées éclatent entre ces familles, jusqu’à ce que le duc Amédée de Savoie réussisse à apaiser les conflits en 1338.
À la fin du XIVe siècle, les populations, excédées par les désordres et les oppressions féodales, se soulèvent lors de la révolte du Tuchinaggio, dont la devise est « Tuic un » (« tous pour un »). La répression intervient le 10 février 1539 à Pont, et en 1562, Emmanuel-Philibert de Savoie confirme les statuts pour Pont et ses vallées. Dès lors, le territoire de Ronco suit le destin de la maison de Savoie[4].
Époque moderne
[modifier | modifier le code]Au XVIe siècle, la vallée de Soana est intégrée à la province d’Ivrée et participe aux mouvements politiques menant aux guerres d’indépendance italiennes. Parmi les figures locales marquantes, on retient Giuseppe Fedele De Stefanis (seconde moitié du XVIIIe siècle – 1837), notaire et maire de Ronco, membre de la Carboneria et participant aux révoltes de 1821. Recherché par la police sarde, il dut vivre caché jusqu’à sa mort[5].
XIXe siècle : développement et modernisation
[modifier | modifier le code]Au milieu du XIXe siècle, la population de Ronco augmente significativement. En 1893, la construction d’une route carrossable est achevée, grâce à un consortium entre Pont et les communes de la vallée, avec la participation de soldats du génie. La même année, un marché dominical est instauré. En 1903, l’eau potable arrive à Ronco, et en 1904, le chef-lieu est doté de l’électricité.
Les habitants vivaient principalement de l’agriculture et de l’élevage, mais beaucoup exerçaient aussi des métiers itinérants, comme ceux de chaudronniers et de vitriers, en Piémont, en Suisse et en France. À Paris, le 5 septembre 1906, est fondée La Valsoana, une société de secours mutuel regroupant 95 membres fondateurs.
XXe siècle et époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses femmes quittent les zones de montagne pour suivre leurs maris à l’étranger ou pour rejoindre les villes où les hommes trouvent du travail dans les usines. Cela marque le début du dépeuplement de la vallée. Aujourd’hui, le tourisme est la principale ressource de Ronco Canavese, qui mise sur son histoire, ses paysages naturels et sa culture locale.
Patrimoine
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Église paroissiale San Giusto
Fresques murales à Cernisio et Tressi
Cadran solaire à Cernisio, Convento et Tressi
Rascard (anciennes granges en bois et pierre) à Servino.
Culture
[modifier | modifier le code]On y parle le dialecte de la vallée, le valsoanin, qui est une variante de l'arpitan.
D'antan nombreux des habitants de Ronco Canavese habitait à Nivolastro. Puis petit à petit, ils sont descendus pour habiter dans le village de Ronco Canavese pour y obtenir plus de confort et se faciliter la vie. Quelques années plus tard, bon nombre d'habitants, essentiellement des jeunes, sont partis en direction de la France pour pouvoir trouver du travail (à noter qu'à cette époque, bon nombre d'entre eux étaient vitriers).
Chaque année, les jeunes qui fêtent leurs 18 ans se réunissent et font une fête nommée les coscrìts.
Ronco canavese est une commune dans laquelle vous pouvez faire des randonnées ou des balades.
- Nivolastro (accès par Ronc ou Chiapetto) (fête le )
- L'Andorina (accès par Nivolastro ou Chiapetto) (fête le )
- Tiglietto (accès depuis le pont des amoureux)
- Belvédère (accès depuis le pont des amoureux) offre une vue panoramique de Ronc (conseillé de le faire la nuit)
- Gran fumà (accès depuis Forzo) (fête le )
- Lago lazin (accès depuis Lazinetto)
- Boschietto (accès depuis Forzo) (fête le )
- Santa Libera (fête le )
Administration
[modifier | modifier le code]Convento, Pineira, Bosco, Arcando, Forzo, Pessey, boschietto, etc.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Cogne, Valprato Soana, Traversella, Locana, Ingria, Ribourdon, Pont, Sparone.
Fait partie de la vallée Soana située dans la préfecture de Turin à côté de la vallée d'Aosta.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Ronco Canavese », sur www.pngp.it (consulté le )
- ↑
- ↑ (it) « Mole24 », sur Mole24 (consulté le )
