Mandchourie

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Différentes définitions géographiques de la Mandchourie.

La Mandchourie (en mandchou : Manju ; en chinois simplifié : 满洲 ; en chinois traditionnel : 滿洲 ; hanyu pinyin : Mǎnzhōu ; EFEO : Man-tcheou) est un vaste territoire au nord-est de l'Asie, dont la plus vaste extension couvre le nord-est de la Chine (environ 1 550 000 km2), et l'est de la Russie sur l'océan Pacifique (environ 1 000 000 km2).

En chinois, Mandchourie se traduit par 滿洲 (Mǎnzhōu) 滿族國 (Mǎnzú guó, pays ou royaume du peuple mandchou), proche du nom de l'« État fantoche » créé par les Japonais en 1932, le Mandchoukuo (ou Manzhouguo).

Géographie[modifier | modifier le code]

« Mandchourie », « Daourie », « Mongolie » et « Turkestan chinois » sur une carte de l'Empire chinois (1836). Le terme Mandchourie (Mantchourie) a peut-être été introduit par Edme Mentelle et Conrad Malte-Brun en 1804[1].

Le terme Mandchourie peut désigner différentes régions de taille variable, qui sont, de la plus petite à la plus grande :

La « grande Mandchourie » peut aussi être comprise comme un terme ethnique. En sus de la région décrite ci-dessus, la grande Mandchourie inclut la péninsule de Corée, Sakhaline et les îles Kouriles, et quelques fois même l'archipel japonais. Ce terme sert parfois à décrire l'histoire ethnique de cette zone, mais n'est jamais utilisé en rapport aux différentes entités politiques d'hier ou d'aujourd'hui de cette zone.[réf. nécessaire]

La Mandchourie est voisine de la Mongolie à l'ouest, de la Sibérie au nord, de la Chine au sud et de la Corée à l'est.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Mandchourie a été le berceau des peuples xianbei, khitan et jurchen, qui ont fondé plusieurs dynasties en Mandchourie comme en Chine même, et dont la plus récente et la plus célèbre furent les Mandchous, qui donnèrent leur nom à la région, et qui conquirent au XVIIe siècle la Chine et la gouvernèrent jusqu'à la chute de la dynastie Qing en 1911.

Manchukuo map.png

Entre 1931 et 1945, la Mandchourie a constitué l'avant-poste de l'occupation de la Chine par l'Empire du Japon, qui, dans le cadre de sa politique expansionniste, l'envahit en 1931 et y installa le nouvel État du Mandchoukouo, soit « pays du peuple mandchou », considéré comme un pays indépendant du reste de la Chine. L'ancien empereur Puyi fut mis au pouvoir par les Japonais, avec le titre d'Empereur du Mandchoukouo. En 1945, l'Union soviétique attaqua les Japonais en Mandchourie, mettant un terme à l'existence du Mandchoukouo.

Depuis 1949, en République populaire de Chine, la Mandchourie ne correspond plus à aucune région administrative. En revanche, le Nord-est ou Dongbei chinois identifie, dans le langage courant, un territoire et une culture spécifique à l'intérieur du territoire chinois.

Certains noms de famille chinois, caractérisés par leur bivalence, gardent encore les origines mandchoues de leur ascendance. La ville de Harbin (哈爾濱, ha'erbin) est un exemple de toponyme d'origine mandchoue.

Références[modifier | modifier le code]

  1. «Les provinces tributaires du nord ou la Mantchourie, la Mongolie, la Kalmouquie, le Sifan, la Petit Bucharie, et autres pays vulgairement compris sous la fausse dénomination de TARTARIE», in: Edme Mentelle et Malte Brun, Géographie mathématique, physique & politique de toutes les parties du monde, vol. 12, H. Tardieu,‎ 1804 (lire en ligne), p. 144

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]