Ligue des Tessinois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ligue.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2009).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

La Ligue des Tessinois
(de) Die Lega dei Ticinesi
(it) La Lega dei Ticinesi
Image illustrative de l'article Ligue des Tessinois
Logo officiel
Présentation
Président vacant
Fondation 1991
Siège via Monte Boglia 3
6900 Lugano
Idéologie Régionalisme
Populisme
Euroscepticisme
National-conservatisme
Couleurs bleu
Site web http://www.lega-dei-ticinesi.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux -
Représentation
Conseillers nationaux[1][2]
2 / 8
Conseillers aux États[3][2]
0 / 2
Législatif cantonal[4][2]
22 / 90
Exécutif cantonal[5][2]
2 / 5

La Ligue des Tessinois (Lega dei Ticinesi), également appellée la Lega en français, est un parti politique suisse, actif uniquement dans le canton du Tessin.

Historique[modifier | modifier le code]

Créée en janvier 1991 par Giuliano Bignasca et Flavio Maspoli est implantée dans le canton italophone du Tessin, la Lega bâtit ses succès sur la dénonciation de la « partitocratie » et du « clientélisme » des partis traditionnels, emboîtant le pas à la Ligue du Nord d'Umberto Bossi qui lui sert de modèle. Toutefois, contrairement à son homologue italienne, la Ligue du Nord, elle n'est pas un parti sécessionniste. Fidèle à une stratégie populiste, ce mouvement protestataire prétend représenter à lui seul la voix du peuple face aux « compromissions » du monde politique tessinois.

Sans véritable programme, le parti cultive une rhétorique anti-establishment où s'entrechoquent des revendications telles que « débureaucratisation » de l'administration, aide accrue aux couches défavorisées de la population ou réduction des impôts.

Réaction régionaliste à la marginalisation du Tessin et réponse à la crise économique qui ravage le canton, la Lega connaît son apogée lors des élections fédérales de 1991, avec l'élection de 3 parlementaires, et des élections cantonales d'avril 1995, avec l'entrée d'un des leurs, Marco Borradori, au Conseil d'État tessinois. Il a été réélu en 1999, 2003 et 2007. Le parti a vu s'afficher des mots d'ordre xénophobes (« Le Tessin aux Tessinois » ou « Les Arabes chez eux ») ainsi que des coups d'éclat de son excentrique président à vie Giuliano Bignasca. Toutefois, après avoir connu un déclin relatif au début des années 2000, les scores de la Ligue sont remontés aux élections cantonales et fédérales de 2007, Marco Borradori obtenant même le meilleur score des candidats au gouvernement cantonal.

En 2007, le cofondateur de la Lega Fabio Maspoli meurt des suite a des ennuis de santé. Gros fumeur, il souffre de problèmes respiratoires et cardiaques récurrents qui l'obligent à être hospitalisé plusieurs fois à la fin de sa vie. Le 11 juin 2007, son état s'aggrave soudainement et il décède quelques heures plus tard à l'hôpital de Lugano

Le parti compte un conseiller national pour la 48e législature de l'Assemblée fédérale suisse (2007-2011) : Attilio Bignasca.

En 2011, la « lega dei Ticinesi » devient le premier parti du Tessin avec 30 % des voix et remporte deux sièges du conseil d'état (sur 5)[6], Marco Borradori et Norman Gobbi.

Le , le fondateur et Président à vie[7] du parti, Giuliano Bignasca, décède.

Thématiques défendues[modifier | modifier le code]

Fermement opposée à l'adhésion à l'Union européenne, elle est proche politiquement de l'Union démocratique du centre et des autres petits partis de la droite suisse (Démocrates suisses et Parti suisse de la liberté).

Personnalités[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections au Conseil national[modifier | modifier le code]

Élections au Conseil d'État[modifier | modifier le code]

Élections au Grand Conseil[modifier | modifier le code]

Date Sièges Suffrages Rang
Obtenus +/− Obtenus  % +/−
1999 16 ±0 en stagnation 2 456 300 18,23 3e en stagnation
2003 11 −5 en diminution 1 483 945 11,74 −6,49 en diminution 4e en diminution
2007 15 +4 en augmentation 3 129 270 16,19 +4,45 en augmentation 4e en stagnation
2011 21 +6 en augmentation 4 402 455 22,84 +6,65 en augmentation 2e en augmentation
2015 22 +1 en augmentation 5 002 375 24,24 +1,40 en augmentation 2e en stagnation

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Conseil national Canton du Tessin », sur politik-stat.ch,‎ (consulté le 24 octobre 2015)
  2. a, b, c et d La Ligue des Tessinois n'existant qu'au Tessin, seul le nombre de sièges attribué à ce canton est affiché (et non la totalité des sièges de l'assemblée en question).
  3. « Conseil des Etats Canton du Tessin », sur politik-stat.ch,‎ (consulté le 24 octobre 2015)
  4. « Statistique suisse - Répartition des mandats », sur Office fédéral de la statistique,‎ (consulté le 24 octobre 2015)
  5. « Statistique suisse - Exécutifs cantonaux », sur Office fédéral de la statistique,‎ (consulté le 24 octobre 2015)
  6. « http://www.tdg.ch/actu/suisse/dimanche-triomphe-lega-fait-main-basse-tessin-2011-04-10 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. Giuliano Bignasca, président et fondateur de la Lega, est décédé jeudi, RTS, consulté le 8 mars 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]