Neuvy-sur-Barangeon

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Neuvy-sur-Barangeon
Neuvy-sur-Barangeon
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Vierzon
Intercommunalité Communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt
Maire
Mandat
Marie-Pierre Cassard
2020-2026
Code postal 18330
Code commune 18165
Démographie
Population
municipale
1 114 hab. (2018 en diminution de 11,09 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 58″ nord, 2° 15′ 17″ est
Altitude Min. 129 m
Max. 242 m
Superficie 67,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Vierzon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aubigny-sur-Nère
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Neuvy-sur-Barangeon

Neuvy-sur-Barangeon est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans la région naturelle de la Sologne Berrichonne puisqu'elle est sur le territoire de la Sologne (territoire aux frontières non administratives) et sur le territoire Berrichon (territoire aux frontières administratives, le Berry s'étalant sur deux départements : le Cher et l'Indre).

La commune est située à dix huit kilomètres au nord-est de Vierzon et à une trentaine de kilomètres de Bourges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nançay Presly Rose des vents
N Méry-ès-Bois
O    Neuvy-sur-Barangeon    E
S
Vouzeron Allogny

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Neuvy-sur-Barangeon est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vierzon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (77,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (78,7 %), prairies (9,1 %), terres arables (4,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %), zones urbanisées (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), eaux continentales[Note 3] (0,9 %), zones humides intérieures (0,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des ruines romaines existent à proximité. Son nom apparaît pour la première fois en 992. La paroisse est rattachée à plusieurs abbayes successives.

Seconde Guerre mondiale

En 1940, la Maison familiale pour enfants de Bourges, qui accueille entre autres des enfants espagnols réfugiés en France lors de la Retirada, est déplacée à Neuvy-sur-Barangeon pour la protéger des bombardements. Elle y reste pour la durée de la guerre[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le département du Cher et, depuis 1984, dans l'arrondissement de Vierzon. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription du Cher.

Après avoir été le chef-lieu d'un fugace canton de Neuvy de 1793 à 1801, la commune faisait partie de 1801 à 1973 du canton de Vierzon, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée| au canton de Vierzon-2[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Neuvy fait désormais partie du canton d'Aubigny-sur-Nère.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Neuvy-sur-Barangeon était le siège de la communauté de communes les Villages de la Forêt, créée en 1999.

Cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le {{[date-|1er janvier 2020}}, la communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Hélène Grataroli    
mars 2008 mars 2014 Michel Bugada    
mars 2014 En cours Marie-Pierre Cassard[10],[11]   Ancienne employée

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 1 114 habitants[Note 4], en diminution de 11,09 % par rapport à 2013 (Cher : −2,64 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
809746775860841904877915985
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9289269801 0271 1931 3631 3821 3521 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4311 4911 4871 2791 3231 2111 0871 3491 244
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0481 2101 1071 2191 2211 1621 2321 2411 250
2013 2018 - - - - - - -
1 2531 114-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Saint-Hubert, ou château du Grand-Chavanon, bâti de 1895 à 1897 dans un style « néo-Louis XIII-Louis XIV » pour le vicomte Robert du Bourg de Bozas, « industriel métallurgiste nivernais passionné de chasse », qui le destinait pour son fils (qui ne l'a jamais occupé) ; quatre statues de 1903 du sculpteur Eugène Guillaume ornent les angles de la grande pièce d'eau du parc[15]. En 1923, le domaine devient la propriété de la princesse de Caraman-Chimay, qui fit moderniser partiellement le décor intérieur. Le fut prise, probablement en vue de sa mise en vente, une vue aérienne du château, de sa cour d'honneur et des bâtiments latéraux[16].
En 1935, Louis-Joseph Fillon, archevêque de Bourges, fit acheter le domaine afin d'y installer le Petit Séminaire du diocèse, puis en dom Bellot, bénédictin et architecte à Wisques (Pas-de-Calais), fit édifier une importante chapelle et un cloître en béton à parements de briques dans la cour d'honneur et dans l'axe central, interrompant ainsi une perspective de plus de 1500 mètres (de la conciergerie route de Vierzon à la route de Vouzeron).
Après différents propriétaires de 1970 à 1978, ce fut l'une des propriétés françaises du dictateur centrafricain Jean-Bedel Bokassa[17], qui fut louée et ensuite prêtée par le Cercle des Combattants de Roger Holeindre, un des dirigeants du Front national à l'époque[18] (qui y forme les jeunes militants FN[19]), puis rachetée en 2005 par un couple d'Australiens pour en faire un gîte de luxe, puis en 2010 par une société civile immobilière privée qui le gère depuis lors. En 2008, le château et son domaine sont inscrits au titre des monuments historiques[20],[21].
  • L'église Notre-Dame date du XIIIe siècle et a été restaurée au XIXe siècle[22].
  • Historimage, musée consacré aux guerres contemporaines.
  • Le site de la Maison de l'Eau, avec un ancien moulin à eau datant du XVe siècle aménagé à la visite, jouxtant un petit parc et la tourbière de la Guette, avec sentier d'interprétation et des panneaux pédagogiques[23].
  • L'étang de la Boulasse, lieu de rencontre de pétanque et de pêche, lieu de pique-nique et de balade.
  • L'étang de la Noue, son camping et la pratique de la pêche.
  • Le Barangeon, rivière qui traverse le village.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Neuvy-sur-Barangeon (Cher).svg

Les armoiries de Neuvy-sur-Barangeon se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1er de sinople au cerf contourné d'or, la tête de face, au 2e d'azur au chevron d'argent accompagné de trois quintefeuilles d'or, au 3e d'azur à deux poissons le premier d'or, l'autre d'argent, au 4e de gueules à l'écot d'or.
D'après les indications de Pascal Vagnat. Devise : « quantum sufficit » (quantité suffisante).


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Alain Gardant, « L’enfance pendant les deux conflits mondiaux », L’enfance dans le Cher (1830-1945), consulté le 25 mars 2013, p. 4.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Michel Berger et Bernard Toulier, La Sologne à tire d'aile, 1995, p. 168.
  16. Archives privées - op.cit. pp. 252 et 253.
  17. B. Vasset, « Sur les traces de "papa Bok" », Le Journal de la Sologne, hiver 2010-211, p. 60-63.
  18. « Les vieux de la vieille », Les dossiers du Canard enchaîné - Les dégâts de la Marine, n°120, juillet 2011, pages 50-51.
  19. Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Marine Le Pen démasquée, Grasset, Le Livre de Poche, 2011, p. 109 et 223-224.
  20. « Château de Saint-Hubert, devenu petit séminaire Saint-Louis », notice no PA18000043, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
  21. Inventaire général du patrimoine culturel, « Château de Saint-Hubert », notice no IA00010944, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
  22. Inventaire général du patrimoine culturel, « Eglise paroissiale Notre-Dame », notice no IA00010937, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le .
  23. [www.lamaisondeleau.org Site officiel]
  24. Notice de Christophe Dechavanne dans le Dictionnaire des personnalités de Sologne et Environs, Le Petit Solognot, printemps 2011
  25. Centre France, « Émission - Lorànt Deutsch vit dans le Cher et tourne actuellement à Bourges son émission À toute berzingue », sur www.leberry.fr, (consulté le ).
  26. Centre France, « Économie - Éric Larchevêque, l'investisseur qui a envie d'investir », sur www.leberry.fr, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]