Graçay

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Graçay
Graçay
Mairie de Graçay.
Blason de Graçay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Vierzon
Intercommunalité Communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt
Maire
Mandat
Michel Archambault
2022-2026
Code postal 18310
Code commune 18103
Démographie
Gentilé Graçayais
Population
municipale
1 432 hab. (2019 en diminution de 1,85 % par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 37″ nord, 1° 50′ 51″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 164 m
Superficie 31,82 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Vierzon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vierzon-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Graçay
Liens
Site web http://www.gracay.info/

Graçay est une commune française située à la pointe centre-ouest du département du Cher, en limite de l'Indre et dans la région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Graçay est située dans l'extrémité ouest du département du Cher, à 6 km au nord de Vatan (Indre). Le village se trouve à 2 km de l'autoroute A20.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est drainé par le Fouzon et le Pozon, qui confluent près de la commune de Saint-Outrille

Il s'agit d'affluents du Cher, et donc de sous-affluents de la Loire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Graçay est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vierzon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), zones urbanisées (3,4 %), forêts (2,2 %)[6].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 921, alors qu'il était de 917 en 2013 et de 952 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 74,7 % étaient des résidences principales, 15,8 % des résidences secondaires et 9,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,5 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Graçay en 2018 en comparaison avec celle du Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,8 %) supérieure à celle du département (7,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 67,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (69,4 % en 2013), contre 67,1 % pour le Cher et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Graçay en 2018.
Typologie Graçay[I 1] Cher[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 74,7 79,6 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 15,8 7,5 9,7
Logements vacants (en %) 9,5 12,9 8,2

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Graçay est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[7]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[8].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Graçay.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[9]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 81,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 901 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 845 sont en en aléa moyen ou fort, soit 94 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[10],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2002, 2006, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[7].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Graçay était une importante seigneurie.

Au traité de Gaillon ratifié en 1196 Philippe Auguste doit renoncer à la forteresse de Graçay qu'il avait conquise[12]. La place est donnée en dot par Jean sans Terre à sa nièce Blanche de Castille, qu'elle apporta, avec de nombreux droits sur le Bas Berry, à son mari le futur Louis VIII, épousé en 1200.

Témoins de l'époque féodale, des remparts médiévaux, une motte seigneuriale, et l'abside Saint-Martin de l'église de la fin du XIe siècle.

La communauté de Coulon, indépendante de Graçay à l’époque, connait un important essor démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 111 feux en 1709 à 162 en 1726[13]. La communauté de Saint-Phallier est elle en crise démographique, comme le reste de l’élection d’Issoudun, puisqu’elle passe de 45 feux en 1709 à 43 en 1726[14]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[15].

Avant 1806, la commune a absorbé celles voisines d'Avexi, de Coulon et de Saint-Phâlier ; cette dernière porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de La Liberté[16].

La commune fut desservie, de 1904 à 1939, par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des tramways de l'Indre qui reliaient Issoudun et Vatan à Vierzon.

Une belle animation en gare de Gracay, avec un train et deux locomotives à vapeur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le département du Cher et, depuis 1984, dans l'arrondissement de Vierzon. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription du Cher.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Graçay[17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Vierzon-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Graçay et Saint-Outrille ont créé fin 1993 la communauté de communes de Graçay Saint-Outrille, qui a pris la dénomination de communauté de communes des Vallées vertes du Cher Ouest à la suite de l'adhésion de nouvelles communes en 2000.

Cette intercommunalité fusionne avec la communauté de communes Vierzon Pays des Cinq rivières, la nouvelle intercommunalité créée le portant le nom de communauté de communes Vierzon Sologne Berry.

Le , celle-ci a fusionné avec la communauté de communes les Villages de la Forêt pour former la communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt, dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2014 dans le Cher, la liste FG menée par le maire sortant Jean-Pierre Charles est la seule candidate et est donc élue en totalité avec 450 voix.
Lors de ce scrutin, 43,09 % des électeurs se sont abstenus et 155 d'entre eux ont voté blanc ou nul (25,62 %)[18]

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans le Cher, la liste menée par le maire sortant Jean-Pierre Charles a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 366 voix (66,06 %, 13 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant très largement celle menée par Pascal Mornet-Grégoire (188 voix, 33,93 %, 2 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la Pandémie de Covid-19 en France, 40,65 % des électeurs se sont abstenus[19].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de maires d'Ancien Régime successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Philibert Jouslin
(1761-1841)
   
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1878 1880 Ludovic Martinet    
1920 1922 Alexandre Mercier    
1922 1925 Lacueille    
1925 1930 Louis Sourioux    
1930 1935 Alexandre Vigneron    
1935 1941 Edmond Ferragu    
1941 1943 Eugène Pessault    
1943 1944 Henry Porte    
1944 1968 Edmond Ferragu SFIO puis PCF  
1968 1988 Pierre Monin DVD  
1988 1990 Pierre François DVD  
1990 juin 1995 Anne-Marie Dupré RPR  
juin 1995 décembre 1998 Henri Beaufol[20] PCF Démissionnaire
décembre 1998 janvier 2022[21] Jean-Pierre Charles[22],[23] PCF Vice-président du conseil général du Cher (2008 → 2015 )
conseiller général de Graçay (2008 → 2015)
Conseiller départemental de Vierzon-2 (2015 → )
Président de la Communauté de communes des Vallées vertes du Cher Ouest (2000 → 2012[24])
Vice-président de la communauté de communes Vierzon Sologne Berry (2013 → 2019)
Vice-président de la CC Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt (2020→ )
février 2022[25] En cours
(au 1er février 2022)
Michel Archambault DVG Vice-président de la CC communauté de communes Vierzon Sologne Berry (2020 → 2020)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le conseil national de villes et villages fleuris a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[26].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].

En 2019, la commune comptait 1 432 habitants[Note 3], en diminution de 1,85 % par rapport à 2013 (Cher : −3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5722 1992 2242 5802 7872 9863 0753 2453 239
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1693 2053 2913 3153 1683 1403 0223 0242 824
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7272 7502 6792 4072 3282 2132 1452 0902 016
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 8892 0432 0191 8441 5591 5621 5271 4711 454
2019 - - - - - - - -
1 432--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de Graçay.
  • L'église Notre-Dame : sur le pilier sud à l'entrée du chœur se trouve la statue de la Vierge d'Avexy, rescapée de deux actes de vandalisme en 1793 et 1905.
    Son chœur se prolonge sur le déambulatoire par trois belles chapelles rayonnantes. L'ensemble est éclairé par 122 vitraux plus la rosace, dont 86 sont des dons des diocèses de France à l'image de leur saint patron. Le clocher abrite trois cloches qui datent de 1872.
    L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1992[31].
  • L'abside Saint-Martin. Au Moyen Âge, Graçay possédait six églises : quatre extra-muros dont Saint-Outrille et deux intra-muros dont Saint-Martin.
    Il reste cette abside qui fut construite à la fin du XIe siècle. C'était un prieuré dépendant de l'abbaye de Massay.
    Pillée au moment des guerres de religion, elle servit de club, puis de salpêtrière pendant la Révolution française.
    À la fin du XVIIIe siècle, la nef et le clocher s'écroulèrent. Au cours d'une première tranche de travaux, un chantier de fouilles mit au jour des sépultures et permit de définir exactement le plan de l'église. Contrairement à la plupart des édifices, elle est orientée nord-est et non est-ouest. De pur style roman, elle était construite sur le plan bénédictin avec une abside profonde, flanquée de deux absidioles débouchant sur un transept. On en voit les fondations à l'extérieur. L'édifice est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1930[32].
  • Musée de la photographie de Graçay, 2 place du marché
  • Le dolmen de la Pierre Levée également appelé la Grosse Pierre, il est d'époque néolithique et situé au village Aux Pois.
    En grès très dur, sa table mesure 2,40 m de diamètre sur 0,80 m d'épaisseur, appuyée sur deux pierres sur chant. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1889[33].
  • Remparts anciennement allée des Tilleuls.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Selon La Thaumassière[35], les seigneurs princes de Graçay devaient l'hommage à l'abbaye de Massay, et leur famille, au nombre des grandes dynasties féodales du Berry, comporta :

  • - Renaud/Regnaud Ier, époux d'Arsende, d'où - Renaud II (fl. en 1002 et 1007), lui-même père de - Sulpice (et aussi d'Arengarde, Milesende et Arsende) ; Sulpice engendre - Geoffroy Ier, mari d'Arengarde, d'où un fils dont le nom reste ignoré mais qui maria Eme et fut père de - Renaud III, fl. 1108, investi de la forteresse de St-Palais sous Louis VII aux dépens de l'archevêque Pierre auquel il finit par la rendre, lui-même père ou frère - d'Etienne Ier, baron de Graçay, fl. 1125 et 1145, un des fondateurs de l'abbaye de Loroy en 1125, et de l'abbaye d'Olivet en 1146 en expiation d'avoir brûlé St-Satur en 1144, mari d'Asceline de St-Palais[36] et père de - Renaud IV, baron de Graçay, qui épousa 1° Gaudrée et 2° Denise ;
  • Le fils de Renaud IV et Gaudrée, - Pierre Ier († à la fin du XIIe siècle), prit pour femme Arembour, d'où un fils cadet nommé Geoffroy, et l'aîné, - Etienne II († vers 1220/1223), qui libère en 1204 le prix du vin dans sa baronnie et atténue en /1221 la rigueur du servage en abolissant le droit de mortaille ; de sa femme Marquise de Macé, Etienne II eut - Pierre II, baron de Graçay († ap. 1248), qui donna une charte de franchises à Graçay en et convola avec Luce/Luquette, d'où Guillaume de Graçay (le cadet, vicaire de l'église Notre-Dame de Graçay), et Etienne (III) (l'aîné, † vers 1248 prédécédé, i.e. † avant son père ; époux de Mahaut de Genouilly-La Maisonfort ; - Etienne IV, frère aîné d'un Hervé de Graçay, succéda donc directement à son grand-père Pierre II avant 1285, et, de sa femme Alix de Lisle épousée vers 1310, dame de La Ferté-Nabert, Vouzon et Lamotte-Beuvron, Cléry, vicomtesse de Blois à Lisle (fille d'Isabeau de La Ferté et Renaud de L'Isle), eut probablement :
  • - Pierre III († ap. 1340), qui se maria deux fois, avec 1° Adel(a)ine de Lavardin de Savigny (elle teste en 1309), puis 2° Marguerite de St-Palais († vers 1326), et survécut à ses deux conjointes : d'où Renaud V (du 1°), et (du 2°) : Etienne ; Pierre, sire de Sauveterre, souche de la branche de La Maisonfort ; et autre Pierre, sire de l'Isle et de La Ferté-Nabert, marié à Isabeau de Sancerre, fille de Louis II, remariée veuve à Guichard Ier Dauphin de Jaligny ; - Renaud V († ap. 1355) enfanta - Renaud VI et Jeanne de Graçay († 1360 ; mariée sans postérité 1° en 1350 à André (III) de Chauvigny-Châteauroux de Levroux de St-Chartier († 1356) et 2° en 1357 à Arnaud de Cervole).
  • Branche cadette de La Maisonfort : Pierre de Sauveterre et La Maisonfort, fils cadet de Pierre III, fl. 1395, épouse 1° Jacquette de La Châtre, puis 2° Perrenelle de Groux-Boust, d'où : (du 2°) Jean de Graçay (x Marguerite de Sully d'Ainay, d'où Jean et Pernelle de Graçay) ; et (du 1°) Jean Ier de La Maisonfort († vers 1422), père de Jean II (sa mère est Jeanne (de) Guisay, fille d'Hugues/Hugonin (de) Guisay et de ladite Pernelle de Groux-Boust qui était donc la belle-mère dans les deux sens du terme de Jean Ier ; la fratrie de Jean II comptait Pierre, Léonard, et Jeanne de Graçay, femme de Pierre de Bonnay) ; Jean II fut père d'Antoine (fl. 1468,1475), Jacques (x Jeanne de Roüy/de Rouhy de Menetou : d'où Olive de Graçay qui lègue en 1498 La Maisonfort à son parent Claude de La Châtre de Nançay, arrière-grand-père du maréchal Claude II), Marguerite (x Jean de Rouy) et Isabelle de Graçay (x Philippe Potin).

Renaud VI, évoqué ci-dessus, dernier baron prince de Graçay et dernier mâle de la branche aînée de sa Maison, vendit sa seigneurie au duc Jean de Berry les et contre 7 500 francs d'or et 300 francs de rente viagère[37], et ce dernier la céda au chapitre de la Ste-Chapelle de Bourges qu'il fonda en 1392 et que ledit chapitre prit en charge en 1405. En 1757, Louis XV transféra cette possession à la cathédrale de Bourges, ladite Ste-Chapelle disparaissant peu à peu physiquement entre 1693, 1756 et 1775.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Graçay Blason
D'azur au lion d'or.
Détails
Armoiries des anciens seigneurs de Graçay[38].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a et b « Les risques près de chez moi - commune de Graçay », sur Géorisques (consulté le )
  8. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  9. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  10. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  11. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  12. Stéphane William Gondoin, « Richard Cœur de Lion : « Le diable est déchaîné » », Patrimoine normand, no 119,‎ octobre-novembre-décembre 2021, p. 63 (ISSN 1271-6006).
  13. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 168
  14. Olivier Zeller, op. cit., p. 170
  15. Zeller, op. cit., p. 145 et 153.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Phâlier », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le )..
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Résultats officiels pour la commune Graçay
  19. « Cher (18) - Graçay », Résultats des élections municipales et communautaires 2020, Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  20. « Un gymnase en hommage à Henri Beaufol », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « C'était l'inauguration la plus émouvante, samedi. Celle du gymnase qui porte aujourd'hui le nom d'Henri Beaufol, qui fut maire de Graçay de 1988 à 1995 ».
  21. « Jean-Pierre Charles quitte ses fonctions de maire de Graçay : Jean-Pierre Charles a décidé de démissionner de ses fonctions de maire de la commune de Graçay. Il reste toutefois conseiller municipal, le temps qu’un nouveau maire soit élu », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Benoît Morin, « Le maire Jean-Pierre Charles se représente en mars à Graçay : Jean-Pierre Charles, à la tête de la commune depuis 1998, a annoncé qu'il se représentait en mars prochain dans le cadre des Municipales », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « Jean-Pierre Charles réélu à la mairie de Graçay : Le conseil municipal d’installation de Graçay a été organisé lundi soir. Le maire sortant, Jean-Pierre Charles a été réélu à son poste, et quatre adjoints ont été choisis », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. Véronique Pétreau, « Sans regret, Jean-Pierre Charles voit disparaître sa communauté de communes des Vallées vertes », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. « Après la démission de Jean-Pierre Charles, Michel Archambault est élu maire de Graçay : Le successeur de Jean-Pierre Charles, à la tête de la mairie de Graçay, Michel Archambault, et ses adjoints, ont été élus ce mardi soir, par douze voix sur quinze », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « L’ex-premier adjoint de 65 ans, élu depuis 2008 au sein de la majorité municipale, également vice-président de la communauté de communes Vierzon Sologne Berry ».
  26. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  30. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  31. « Église Notre-Dame », notice no PA00096949, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Église Saint-Martin de Graçay », notice no PA00096808, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Dolmen de la Pierre Levée », notice no PA00096807, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Château de Coulon », notice no PA00132553, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Graçay et sa Maison, p. 639-648 », sur Histoire de Berry, par Gaspard Thaumas de La Thaumassière, à Bourges et chez Jacques Morel à Paris, 1689.
  36. Les Saint-Palais qu'on rencontre désormais, à partir d'Etienne († après mars 1227), semblent avoir une étroite parenté avec les Graçay : on rencontre chez eux les mêmes prénoms, Etienne, Renaud, Pierre... Il est tentant de voir en eux une branche cadette des Graçay, St-Palais ayant pu leur venir d'Asceline, la femme d'Etienne Ier de Graçay... Les St-Palais auront Vatan (par échange avec Philippe Auguste en 1220 contre des droits sur Issoudun ; Etienne de St-Palais était l'héritier des Issoudun pour un tiers : cf. Recherches sur la ville d'Issoudun, par Armand Pérémé, 1847, p. 116), et Buxeuil.
  37. « Graçay, p. 263-278, notamment p. 265-266 », sur Nouvelle Histoire du Berry, t. V, par Félix Pallet, à Bourges, 1785.
  38. Pallet, Félix, "Nouvelle histoire du Berry", 1785, p.28