Thénioux

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Thénioux
La Mairie
La Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement de Vierzon
Canton de Vierzon-2
Intercommunalité Communauté de communes Vierzon Pays des cinq Rivières
Maire
Mandat
Paul Piétu
2008-2014
Code postal 18100
Code commune 18263
Démographie
Population
municipale
681 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 26″ N 1° 55′ 56″ E / 47.2572, 1.9322 ()47° 15′ 26″ Nord 1° 55′ 56″ Est / 47.2572, 1.9322 ()  
Altitude Min. 87 m – Max. 158 m
Superficie 18,33 km2
Localisation

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Thénioux

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Thénioux

Thénioux est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre. Ses habitants sont appelés les Thanalogiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a constitué durant la Seconde Guerre mondiale un point de passage, la ligne de démarcation passant par la rivière du Cher toute proche[1].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 René Bouguereau    
mars 2001 en cours Paul Piétu PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 681 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 485 515 446 517 515 456 445 507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
476 502 537 579 611 588 595 569 577
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
567 591 559 560 539 517 502 474 507
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
504 507 529 584 600 602 580 591 663
2011 - - - - - - - -
681 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument "Courage-Liberté" à la mémoire des passeurs clandestins 1940/1943. Il est matérialisé par une barque sortie du Cher dressée vers le ciel et entourée de barbelés.

Deux plaques de marbre formulent en lettres d'or : "Gloire et honneur aux héroïques passeurs de la ligne de démarcation des années 1940 à 1943. Grâce à eux, de nombreux clandestins ont retrouvé la liberté" et "Hommage à Raymond Toupet fusillé sur le Cher et à Joseph Le Cam mort en déportation". Œuvre du pictorien Vierzonnais Jean-Pierre Niogret il a été inauguré le 24 mai 1997. Il est situé au pont du canal.

Le Monument "Courage-Liberté" dédié aux passeurs héroïques de 1940-43.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Toupet, résistant, passeur. Alors qu'il assurait le passage de la ligne de démarcation à 10 personnes, sur le Cher, au lieu-dit le Moulin d'Abricot, il tomba dans une embuscade montée sur dénonciation. Touché à mort, son corps dériva dans la barque toute la nuit en février 1942, tandis que les deux personnes qu'il faisait passer sont indemnes.
  • Joseph Le Cam, né le 10 juin 1900 à Kergrist-Moëllou, cultivateur aux Breuzettes. Passeur, il assura le transfert de Jean Moulin en zone libre. De plus, il hébergeait des clandestins ce jour là (26 mai 1944) : 6 aviateurs anglais et américains qu'il devait conduire, en compagnie de son gendre, Jack Chagnoux, vers une autre "planque". Dénoncés par le propriétaire, arrêtés par les gendarmes, livrés à la Gestapo, internés et torturés à Blois. Ils furent transférés à Compiègne puis déportés à Neuengamme d'où ils ne revinrent pas.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  1. Vasst B, Achtung ! Personne ne passe, Le Journal de la Sologne, n°160 hiver 2012-2013, 16-21
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011