Saint-Georges-sur-la-Prée

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Saint-Georges-sur-la-Prée
Saint-Georges-sur-la-Prée
Château de Rozay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Vierzon
Intercommunalité Communauté de communes Vierzon Sologne Berry
Maire
Mandat
Jean-Marc Duguet
2020-2026
Code postal 18100
Code commune 18210
Démographie
Gentilé Saint-georgeois
Population
municipale
607 hab. (2019 en diminution de 7,19 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 37″ nord, 1° 56′ 15″ est
Altitude 122 m
Min. 91 m
Max. 151 m
Superficie 22,83 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Vierzon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vierzon-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Georges-sur-la-Prée

Saint-Georges-sur-la-Prée est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département du Cher à la limite de celui de Loir-et-Cher.

Elle est à l'intersection des routes départementales 19 et 90. La commune est accessible en voiture depuis la route nationale 76 allant de Bourges à Tours en passant par Vierzon mais aussi depuis la route nationale 20 allant de Vierzon à Châteauroux en prenant la sortie Saint-Hilaire.

La commune se situe à 120 m d'altitude et le point culminant est de 152 m au lieu-dit les Picardies. Le point le plus bas est à 92 m dans la prairie de Saint-Georges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-sur-la-Prée est traversée par deux rivières : le Cher sur 4,8 km et la Prée qui se jette dans le Cher à Saint-Loup (Loir-et-Cher).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Une grange abandonnée à Saint-Georges-sur-la-Prée.

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-sur-la-Prée est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vierzon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (87,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,3 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), forêts (12,9 %), prairies (10,5 %), zones urbanisées (1,8 %)[6].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Georges-sur-la-Prée est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[7]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[8].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher, la Prée. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2001 et 2008[9],[7].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Georges-sur-la-Prée.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[10]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 315 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 314 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[11],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1997, 1998, 2002, 2011, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-sur-la-Prée a changé plusieurs fois de nom. En 1422, elle portait le nom de Sanctus Georgius de Pradea puis en 1442 Saint-Georges-de-la-Prehee qui changea en 1467 pour devenir Saint-Georges-Souls-la-Prehee[réf. nécessaire].

Au cours de la Révolution française, la commune porta temporairement les noms de Montagne-sur-la-Prée ou Égalité-la-Prée[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village existait déjà au temps de Charlemagne et on y avait bâti l'abbaye bénédictine de Dèvres (ou Devre). Dans l'église de l'abbaye placée sous le vocable de saint Georges, en 843, l'archevêque de Bourges saint Raoul avait transféré les reliques de sainte Perpétue. Les moines, après le pillage par les Normands en 903, fondèrent l'abbaye de Vierzon et y portèrent ces reliques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le département du Cher et, depuis 1984, dans l'arrondissement de Vierzon. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription du Cher.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Graçay[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Vierzon-2[13].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est devenue membre en 2000 de la communauté de communes de Graçay Saint-Outrille créée fin 1993, et qui a alors pris la dénomination de communauté de communes des Vallées vertes du Cher Ouest.

Cette intercommunalité fusionne avec la communauté de communes Vierzon Pays des Cinq rivières, la nouvelle intercommunalité créée le portant le nom de communauté de communes Vierzon Sologne Berry.

Le , celle-ci a fusionné avec la communauté de communes les Villages de la Forêt pour former la communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1793 Claude Martin   Propriétaire
1793 1793 Antoine Taureau   Fermier
1793 1800 François Maltier   Laboureur
1800 1800 Claude Martin   Propriétaire
1800 1808 François Maltier   Laboureur
1808 1813 Blaise Blanchet   Maréchal
1813 1819 Thomas de Waters   Colonel
1819 1823 Jean Aradan   Fermier
1823 1824 François Firmin   Fermier
1824 1840 Alexandre Meunier   Fermier
1840 1843 Antoine Boin   -
1843 1846 Jacques Gavelle   Notaire
1846 1848 Julien Le Goazre de Toulgoet   Propriétaire du Rosay
1848 1851 Antoine Boin   -
1851 1855 Julien Le Goazre de Toulgoet   Propriétaire du Rosay
1855 1860 Claude Meunier   Fermier
1860 1870 Antoine Meunier   -
1870 1878 Claude Meunier   Fermier
1878 1884 Paul Roux   Marchand de vin
1884 1896 André Ratelet   Agriculteur
1896 1900 Émile de Toulgoet   Propriétaire de Rosay
1900 1908 Pierre Brinay   Agriculteur
1908 1919 Victor Legendre   Agriculteur
1919 1929 Louis Firmin   Agriculteur
1929 1944 Henri Tripeau   Agriculteur
1944 1947 Joseph Bigot   Boulanger
1947 1978 Yves de Hauteclocque   Directeur au Botin
1978 1999 Claude Debéda MDC Professeur de physique
mars 2001 2020[15] Vincent Faucheux[16],[17] PCF Professeur des écoles, musicien[18]
2020 en cours Jean Marc Duguet SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].

En 2019, la commune comptait 607 habitants[Note 3], en diminution de 7,19 % par rapport à 2013 (Cher : −3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
726647783725830853794835845
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
827792852807809794752754711
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
676685666572543495509466401
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
404401347367590601627631650
2017 2019 - - - - - - -
611607-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Saint-Georges-sur-la-Prée est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 141 feux en 1709 à 123 en 1726[22]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Stèle érigés en mémoire de la résistance et des victimes des fascistes et des collaborationnistes.
  • Musée de l'ocre. Les carrières d'ocre de Saint-Georges-sur-la-Prée ont été exploitées dès le Moyen Âge ; ce pigment naturel était notamment utilisé pour les fresques[24].
  • Lavoir reconstruit en 2007 par souscription auprès de la population.
  • Le château de Rozay (XVe siècle), propriété privée et non ouvert aux visites. Le château et ses dépendances sont protégés par une inscription à l'inventaire des Monuments historiques[25].
  • Les bords du Cher.
  • Nombreux chemins de randonnées.
  • Musée du Fil de Soie-Le Jardin du Tisserand : www.lejardindutisserand.com, Musée de l'Ocre avec espace village d'antan et galerie expo.
  • Brasserie Aouf: production de bières locales

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Notes carte[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Saint-Georges-sur-la-Prée », sur Géorisques (consulté le )
  8. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  9. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  10. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  11. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  12. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Décret no 2014-206 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cher
  14. Boloky, « Voici la liste des maires de Saint-Georges-sur-la-Prée », sur saint-georges-sur-la-pree.fr (consulté le ).
  15. « L’adjointe Sophie Henault tête de liste à Saint-Georges-sur-la-Prée », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Sophie Henault, actuelle adjointe au maire de Saint-Georges-sur-la-Prée, est candidate aux municipales. L'élue, qui achève son deuxième mandat, conduit la liste « Ensemble, Saint-Georges, pour l'après » rassemblant plusieurs partis de gauche, dans la continuité du maire sortant, Vincent Faucheux ».
  16. Céline Chouard, « Vincent Faucheux pour un 3e mandat », Le Berry républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  18. [1]
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (no 114), p. 169
  23. Zeller, op. cit., p. 145 et 153
  24. Site du musée.
  25. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA18000015

Liens externes[modifier | modifier le code]

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