Robert Taylor

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Robert Taylor
Description de cette image, également commentée ci-après

Robert Taylor dans La Valse dans l'ombre (1940)

Nom de naissance Spangler Arlington Brugh
Naissance
Filley, Nebraska, (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 57 ans)
Santa Monica, (États-Unis)
Profession Acteur
Films notables Le Roman de Marguerite Gautier
La Valse dans l'ombre
Quo Vadis
Ivanhoé
La dernière chasse
Traquenard

Robert Taylor, de son vrai nom Spangler Arlington Brugh, est un acteur américain né le à Filley (Nebraska) et décédé le à Santa Monica (Californie). Il est surtout connu pour ses rôles dans Quo Vadis et dans Traquenard de Nicholas Ray.

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Il fait ses débuts au cinéma en 1934. Son élégance naturelle, sa chevelure sombre et ses yeux bleus font immédiatement de lui un bourreau des cœurs, au point qu'il est surnommé « l'homme au profil parfait ». Un de ses premiers films importants fut Le Roman de Marguerite Gautier (Camille, 1936), où il donne la réplique à Greta Garbo. Vers la fin de sa vie, il tournera beaucoup pour la télévision, notamment dans la série policière de 1959, The Detectives Starring Robert Taylor (en).

Il admettait lui-même qu'il était loin d'être le meilleur acteur de sa génération, mais il se montra toujours extrêmement professionnel, toujours à l'heure et prêt à s'investir pour que le film soit le meilleur possible. Beaucoup de ses collègues déclarèrent après sa mort qu'il avait été sous-estimé en tant qu'acteur, surtout dans les films de sa fin de carrière. Bien qu'il fût surtout connu pour ses grands films classiques, il restait toujours désireux d'interpréter des rôles plus risqués et plus difficiles. Il voulait être connu pour autre chose que sa « belle gueule ». À ce titre on l'apprécia particulièrement en 1956 dans le rôle westernien du antihéros raciste, Charlie Gilson, de La Dernière Chasse (The Last Hunt) : un personnage décidé à faire disparaître les Indiens en massacrant les bisons qui les nourrissent.

Politique[modifier | modifier le code]

En octobre 1947, Robert Taylor est appelé à témoigner devant le House Un-American Activities Committee (Commission des activités anti-américaines). Il déclara qu'il avait joué dans Song of Russia (en) en dépit de ses convictions[1]. Il alla jusqu'à affirmer que le script de Richard Collins and Paul Jarrico, ainsi qu'une chanson du film écrite par Yip Harburg, étaient pro-communistes[réf. nécessaire].

Il fournit également un témoignage à charge contre l'acteur Howard Da Silva, déclarant que même s'il ne saurait dire si ce dernier était communiste ou non, Da Silva « avait toujours quelque chose à dire au mauvais moment » aux réunions de la Screen Actors Guild (SAG)[2].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Robert Taylor et Barbara Stanwyck en 1941

Il eut pour première épouse l'actrice Barbara Stanwyck, avec laquelle il partageait un ranch et une grande maison à Brentwood (Los Angeles). Ce ranch est encore connu comme l'« ancien ranch de Robert Taylor ». Taylor et Stanwyck formaient un des couples les plus en vue d'Hollywood, et ils avaient pour amis un autre couple de stars, celui de Clark Gable et Carole Lombard. Ce mariage dura, avec des hauts et des bas, de 1939 à 1951.

Robert Taylor eut aussi des aventures avec Ava Gardner et Lana Turner.

Il pensa plusieurs fois se remarier avec Barbara Stanwyck après leur divorce, et eut aussi une relation sérieuse avec Eleanor Parker, mais finit par épouser en secondes noces l'actrice d'origine allemande Ursula Thiess. Ils se marièrent en 1954 et eurent deux enfants. Il forma un couple bien assorti avec Ursula Thiess, une réfugiée de la Seconde Guerre mondiale qui faisait encore elle-même ses robes, même pour aller à des galas.

Il fumait beaucoup et mourut d'un cancer du poumon à l'âge de 57 ans. Il fut enterré à Glendale, en Californie. Le tout-Hollywood assista à ses funérailles, où son meilleur ami Ronald Reagan fit son éloge funèbre[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Reds are blasted by Robert Taylor - The Montreal Gazette, 23 octobre 1947, p. 2
  2. (en) Tino Balio, The American Film Industry, University of Wisconsin Press, 1985 (ISBN 978-0-2990-9873-5), p. 499 [lire en ligne]
  3. (en) « Gov. Reagan Hails Taylor at Funeral », The Spokesman-Review,‎ , p. 25 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexander, Linda J. Reluctant Witness; Robert Taylor, Hollywood and Communism. North Carolina, Tease Publishing, 2008. ISBN 978-1-934678-64-0
  • Imwold, Denise, Andrew Brettell, Heather von Rohr and Warren Hsu Leonard.Cut!: Hollywood Murders, Accidents, and Other Tragedies. Hauppauge New York: Barrons Educational Series, 2005. ISBN 0-7641-5858-9.
  • Quirk, Lawrence J. The Films of Robert Taylor. New York: Lyle Stuart, 1979. ISBN 978-0-8065-0495-7.
  • Ross, Steven J. Movies and American Society (Blackwell Readers in American Social and Cultural History). Chichester, West Sussex, UK: Wiley-Blackwell, 2002. ISBN 0-631-21960-9.
  • Tibbets, Paul W. Mission: Hiroshima. New York: Stein & Day, 1985. ISBN 0-8128-8169-9
  • Tranberg, Charles. Robert Taylor: a Biography. Albany, GA, Bear Manor Media, 2011. ISBN 978-1-59393-615-0
  • Wayne, Jane Ellen. The Leading Men of MGM. New York: Carroll & Graf, 2005. ISBN 978-0-7867-1475-9.
  • Wayne, Jane Ellen. The Life of Robert Taylor. New York: Warner Paperback Library, 1973. ISBN 978-0-446-76103-1.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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