Michel Baroin

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Michel Baroin
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Fonctions
Président
Mission du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (d)
-
Maire de Nogent-sur-Seine
-
Grand maître du Grand Orient de France
-
Serge Behar (d)
Roger Leray (d)
Sous-préfet
Arrondissement de Nogent-sur-Seine
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
JakiriVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Auteur de roman policier, haut fonctionnaire, chef d'entrepriseVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Jules Baroin (d) (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Michel Baroin, né le à Paris (6e) et mort le à Jakiri (Cameroun) est un haut fonctionnaire, dirigeant d'entreprise et écrivain français.

Père de l’homme politique François Baroin, franc-maçon, il est notamment grand maître du Grand Orient de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Michel Baroin au cimetière de Vaugirard.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils de Barthélemy Baroin (1901-1984) et d'Anne-Marie Couturier son épouse (1910-1980), Michel Baroin a également un frère : Alain Baroin (né en 1947). Il passe son enfance dans le Morvan, puis viendra le temps du service militaire qu'il effectue à Dijon. Il entre à Sciences-Po à Paris, où il fait la connaissance de Michel Rocard et Jacques Chirac[réf. nécessaire], et passe un doctorat en droit. Michel Baroin est docteur en science politique (1969)[1] et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1952)[2].

Le à Clamart, Michel Baroin épouse Michèle Paulin avec qui il a deux enfants, Véronique Baroin (1963-1986) et François Baroin, né à Paris le , maire de Troyes depuis 1995 et ancien ministre.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière comme commissaire de police en Algérie, fonction qu'il exercera ensuite à Lille.

En 1959, il passe aux renseignements généraux.

Affecté à partir de 1960 à la direction de la Surveillance du territoire (DST), il devient ensuite sous-préfet à Nogent-sur-Seine dans l'Aube en 1964 puis secrétaire général de ce même département de 1967 à 1971.

Par la suite, il exerce la fonction de chef de cabinet de deux présidents de l’Assemblée nationale : Achille Peretti et Edgar Faure.

En 1974, à la présidence de la Garantie mutuelle des fonctionnaires[3], dont il développe les activités en Afrique, notamment en construisant le palais présidentiel d’Omar Bongo à Libreville (Gabon)[4]. Il est nommé en 1985 à la présidence celle de la Fnac, après le rachat de celle-ci par la GMF[3]. Il relance Les Nouvelles Littéraires, achète un grand cru du Bordelais[Lequel ?], ainsi qu'un domaine dans les environs de Beaune, et acquiert des parts de Canal+.

Michel Baroin était un ami personnel de Jacques Chirac qui, en accord avec François Mitterrand, le nomme en 1986 président du Comité d'organisation du bicentenaire de la Révolution. Edgar Faure lui succède.

Élu maire de Nogent-sur-Seine en 1983[3], il exercera diverses fonctions : président de la Banque centrale des coopératives et des mutuelle (BCCM), président fondateur de la fondation de l'Homme citoyen. De 1986, il préside la mission du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Le , il meurt dans un accident d'avion à Jakiri, au Cameroun[5]. Son avion, un Learjet 55[6], s’écrase peu après le décollage de Brazzaville (République du Congo), où il venait de rencontrer le président congolais Denis Sassou-Nguesso. Selon la journaliste Dominique Lorentz, il ne s'agirait pas d'un accident mais d'un attentat de l'Iran motivé par le contentieux Eurodif[7]. Victor Chapot, ancien conseiller spécial de Valéry Giscard d'Estaing, juge « incompréhensible » la thèse de l'accident et évoque un possible assassinat politique[4].

Michel Baroin est enterré le à Paris au cimetière de Vaugirard (15e arrondissement de Paris).

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Michel Baroin est initié le à la loge « Les Amis de l'Humanité » du Grand Orient de France (GODF). Il devient vénérable de sa loge de 1973 à 1976 et entre au conseil de l'ordre du GODF en . Élu grand maître de l'obédience en et réélu pour un second mandat d'une année en . Il rassemble les francs-maçons les plus progressistes de l'obédience, et réussit à mettre en œuvre, en 1979, un des rares convents extraordinaires que tient l'obédience dans son histoire. Le thème du convent étant les nouveaux enjeux de la société au regard de la crise économique que traverse le pays[3].

En 1982, il accède au Grand Collège des Rites écossais avec le grade de 32e. Michel Baroin se réclame du courant socialiste et humanitaire d'Arthur Groussier et de Marcel Sembat[8].

Pour son décès, il eut droit à une messe d'enterrement et à une cérémonie laïque, qui a lieu dans un temple de la rue Cadet, siège de son obédience. Il avait demandé à être enterré selon la confession chrétienne de son enfance[9].

Décorations, distinctions et hommage[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • G.M. Hanoux (pseudonyme), Sur les roses, Série noire, no 589, 1960[11],[12].
  • Avec Michel Baron, Un homme, une voix : itinéraire d'un militant de l'économie sociale, Paris, CIEM, 1985.
  • La Force de l'amour, Odile Jacob, 1987 [autobiographie et réflexions].
  • Monsieur X : Mémoires secrets, Denoël, 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Baroin, Essai de sociologie politique du département de l'Aube, thèse, 1969, 806 ff. (notice Sudoc en ligne, consultée le 20 juin 2017).
  2. Michel Baroin, Le nationalisme marocain, thèse sous la direction de M. Julien, 1952, 117 p. (notice Sudoc en ligne, consultée le 20 juin 2017).
  3. a b c et d Alain Bauer et Roger Dachez 2022, p. 253.
  4. a et b Benoît Collombat, L'Empire qui ne veut pas mourir: Une histoire de la Françafrique, Seuil, , p. 516-518.
  5. Le Journal de l’année 1987, Éditions Larousse, p. 369.
  6. aviation-safety.net.
  7. Dominique Lorentz, Une guerre, 1997 (ISBN 2-912485-00-2).
  8. Collectif (Dir. Eric Saunier), Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le Livre de poche, coll. « La Pocothèque », (réimpr. 2008), 2e éd. (1re éd. 2000), 984 p. (ISBN 978-2-253-13252-3), « Michel Baroin », p. 65.
  9. « Obsèques religieuses pour Michel Baroin », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  10. « L'American Legion à Paris », sur Franceusa.org, (consulté le ).
  11. SN, voyage au bout de la Noire : inventaire de 732 auteurs et de leurs œuvres publiés en séries Noire et Blème, p. 179.
  12. Les Années “Série noire” : bibliographie critique d'une collection policière, volume 2 p. 59.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bauer et Roger Dachez, L'encyclopédie des franc-maçonnes et des franc-maçons, Gründ, , 276 p. (ISBN 978-2-324-03165-6), « Baroin, Michel »Voir et modifier les données sur Wikidata
  • Jean-Michel Blanquer, Michel Baroin : les secrets d'une influence, Paris, Plon, 1992.
  • Alain Baroin, Michel Baroin, mon frère, Paris, L'Harmattan, 2008.
  • Michel Limoges, « Michel Baroin, un Morvandiau premier de classe », Journal du Centre, .
  • Le carré long, n°13, 1987.
  • « Les francs-maçons et l'Élysée », Minute, n°1299, 1987.
  • Bernard Leblanc, « Michel Baroin (1930-1987) parle du Morvan », Vents du Morvan, n°63, pp.68 à 71.

Liens externes[modifier | modifier le code]