Michel Baroin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baroin.
Michel Baroin
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Sous-préfet
Grand maître du Grand Orient de France
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
JakiriVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Enfant
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre du Mérite agricole (d)
Officier de l'ordre national du Mérite
Chevalier des Palmes académiques (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Michel Baroin, né le à Paris (6e) et mort le à Jakiri (Cameroun), est un haut fonctionnaire, dirigeant d'entreprise et écrivain français.

Père de l’homme politique François Baroin, franc-maçon, il est notamment grand maître du Grand Orient de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils de Barthélemy Baroin (1901-1984) et d'Anne-Marie Couturier son épouse (née en 1910), Michel Baroin a également un frère : Alain Baroin (né en 1947). Il passe son enfance dans le Morvan, puis viendra le temps du service militaire qu'il effectue à Dijon. Il entre à Sciences-Po à Paris, où il fait la connaissance de Michel Rocard et Jacques Chirac[réf. nécessaire], et passe un doctorat en droit. Michel Baroin est docteur en science politique (1969)[1] et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1952)[2]. Il échoue au concours de l'École nationale d'administration et décide d'être commissaire de police[réf. nécessaire].

Carrière[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Il commence sa carrière comme commissaire de police en Algérie, fonction qu'il occupera ensuite à Lille. À Clamart, le , Michel Baroin épouse Michèle Paulin avec qui il a deux enfants, Véronique Baroin (1963-1986)[3] et François Baroin, né à Paris le , maire de Troyes depuis 1995 et ancien ministre.

En 1959, il passe aux renseignements généraux.

Affecté à partir de 1960 à la direction de la Surveillance du territoire (DST), il devient ensuite sous-préfet à Nogent-sur-Seine dans l'Aube, puis secrétaire général de ce même département de 1964 à 1971.

Par la suite, il occupe la fonction de chef de cabinet de deux présidents de l’Assemblée nationale : Achille Peretti et Edgar Faure.

En 1974, il est nommé à la présidence de la Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF) puis, en 1985, à celle de la Fnac, après le rachat de celle-ci par la GMF. Il relance Les Nouvelles Littéraires, achète un grand cru du Bordelais[Lequel ?], ainsi qu'un domaine dans les environs de Beaune, et acquiert des parts de Canal+.

Entré en franc-maçonnerie en 1960, il est élu grand maître du Grand Orient de France de 1977 à 1979.

Michel Baroin était un ami personnel de Jacques Chirac qui, en accord avec François Mitterrand, le nomme en 1986 président du Comité d'organisation du bicentenaire de la Révolution. Edgar Faure lui succède.

Élu maire de Nogent-sur-Seine en 1983, il occupera diverses fonctions : président de la Banque centrale des coopératives et des mutuelle (BCCM), président fondateur de la fondation de l'Homme citoyen,

Le , il meurt dans un accident d'avion à Jakiri, au Cameroun[4]. Son avion, un Learjet 55[5], s’écrase peu après le décollage de Brazzaville (République du Congo), où il venait de rencontrer le président congolais Denis Sassou-Nguesso. Selon Dominique Lorentz, cet accident aérien serait à relier à la campagne d'attentats de l'Iran motivée par le contentieux Eurodif[6].

Michel Baroin est enterré le à Paris au cimetière de Vaugirard.

Décorations, distinctions et hommage[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • G.M. Hanoux (pseudonyme), Sur les roses, Série noire, no 589, 1960[8],[9].
  • Avec Michel Baron, Un homme, une voix : itinéraire d'un militant de l'économie sociale, Paris, CIEM, 1985.
  • La Force de l'amour, Odile Jacob, 1987 [autobiographie et réflexions].
  • Monsieur X : Mémoires secrets, Denoël, 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Baroin, Essai de sociologie politique du département de l'Aube, thèse, 1969, 806 ff. (notice Sudoc en ligne, consultée le 20 juin 2017).
  2. Michel Baroin, Le nationalisme marocain, thèse sous la direction de M. Julien, 1952, 117 p. (notice Sudoc en ligne, consultée le 20 juin 2017).
  3. Renversée par une voiture boulevard des États-Unis à Paris, elle meurt le .
  4. Le Journal de l’année 1987, Éditions Larousse, p. 369.
  5. aviation-safety.net.
  6. Dominique Lorentz, Une guerre, 1997 (ISBN 2-912485-00-2).
  7. « L'American Legion à Paris », sur Franceusa.org, (consulté le 9 décembre 2016).
  8. SN, voyage au bout de la Noire : inventaire de 732 auteurs et de leurs œuvres publiés en séries Noire et Blème, p. 179.
  9. Les Années “Série noire” : bibliographie critique d'une collection policière, volume 2 p. 59.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Blanquer, Michel Baroin : les secrets d'une influence, Paris, Plon, 1992.
  • Alain Baroin, Michel Baroin, mon frère, Paris, L'Harmattan, 2008.
  • Michel Limoges, « Michel Baroin, un Morvandiau premier de classe », Journal du Centre, 27 juillet 2008.
  • Le carré long, n°13, 1987.
  • « Les francs-maçons et l'Élysée », Minute, n°1299, 1987.
  • Bernard Leblanc, « Michel Baroin (1930-1987) parle du Morvan », Vents du Morvan, n°63, pp.68 à 71.

Liens externes[modifier | modifier le code]