Jacques Mitterrand (1908-1991)

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Jacques Mitterrand
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Fonction
Grand maître du Grand Orient de France
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Parti politique
Parti républicain, radical et radical-socialiste (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Jacques Mitterrand, né à Bourges le et mort le (à 82 ans), est un homme politique français, qui fut grand-maître du Grand Orient de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Né au sein d'une famille profondément républicaine, Jacques Mitterrand fait ses études au lycée Louis-le-Grand de Paris. Étudiant, il milite à la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste avec Pierre Mendès France. En 1931, il adhère à la SFIO.

Jacques Mitterrand passe ensuite au Parti radical pour lequel, il devient secrétaire de la Fédération de la Seine en 1938.

Résistant actif, il participe au journal clandestin Le Jacobin.

À la Libération, il entre à la Caisse des dépôts et consignations, en tant qu'administrateur civil. Il adhère aussitôt à la CGT ou il obtient rapidement des responsabilités importantes.

Il abandonne ensuite le Parti radical et fonde l'Union progressiste, dont il devient le secrétaire. En 1947, il est élu conseiller de l'Union française, mandat qu'il conserve jusqu'en 1958. Il est alors « apparenté » au groupe communiste de l'Assemblée de l'Union française[1].

Jacques Mitterrand se présente, sans succès, aux législatives de 1958. Pendant la Cinquième République, il abandonne la carrière politique, tout en poursuivant son ascension au sein du Grand Orient. Il devient grand maitre de l'obédience en 1962, fonction qu'il conserve jusqu'en 1964, puis à nouveau, de 1969 à 1971.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Il est initié, le 20 juin 1933, à la loge parisienne « La Justice » de l'obédience maçonnique du Grand Orient de France. Il élu vénérable maître (1953 - 1956) de la loge avant d'être élu au conseil de l'ordre du Grand Orient de France en 1957. Il devient grand orateur de l'obédience en 1958 et 1959, grand secrétaire en 1960. En 1961, il est grand maître adjoint et grand-maître pour deux mandats, 1962-1964 et 1968-1971. Jacques Mitterrand il est porteur du 33e degré du Rite écossais ancien et accepté. Orateur et tribun, auteur d'ouvrage polémique et politique, il est souvent attaqué pour sa trop grande propension à vouloir politiser la franc-maçonnerie[2].

Son fils, Jean-Jacques, a été vénérable de la loge « Combats » du Grand Orient[3].

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Politique extérieure du Vatican, Dervy, Paris, 1959, 139 p. [pas d'ISBN]
  • La Politique des francs-maçons1re édition (avec une présentation de Guy Nania) : Roblot, coll. « Cité » no 2, Paris, 1973, 205 p. [pas d'ISBN] ; 3e édition : À l'orient, coll. « Entre l'équerre & le compas », Paris, 2004, 238 p. (ISBN 2-912591-10-4)
  • À gauche toute, citoyens ! (avec une préface de Guy Nania et Renée Roblot Nania), G. Roblot, Paris, 1984, 245 p. (ISBN 2-85667-023-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Durand, Cette mystérieuse section coloniale. Le PCF et les colonies (1920-1962), éditions Messidor, Paris, 1986, p. 194, composition officielle du groupe communiste
  2. Ligou 202, p. 832.
  3. Catherine Corroler, Frangines indésirables au Grand Orient, Libération, 19 juin 2008, en-ligne « Copie archivée » (version du 1 juillet 2008 sur l'Internet Archive)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]