Garantie mutuelle des fonctionnaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article contient une ou plusieurs listes. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques, plus agréables à la lecture.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir GMF.
Garantie mutuelle des fonctionnaires
logo de Garantie mutuelle des fonctionnaires
Création 1934
Dates clés 1993 : rapprochement avec Azur ; 2005 : rapprochement avec MAAF-MMA & adhésion à Covéa
Fondateurs Louis Moncond'huy
Forme juridique mutuelle sans intermédiaire
Slogan Assurément humain
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Thierry Derez
Activité assurance
Produits contrats d'assurance auto, habitation, protection juridique, assurance-vie, prévoyance, assurance santé[1] et produits financiers
Société mère Covéa
Sociétés sœurs SMI, APGIS, MAAF & MMA
Filiales Fidelia Assistance,
Assistance Protection Juridique, GMF VIE
Site web www.gmf.fr
Fonds propres 2 718 M
Chiffre d’affaires 3 649 M
Résultat net 125 M

La Garantie Mutuelle des Fonctionnaires, connue du grand public sous le signe GMF, est une entreprise française du secteur de l'assurance, plus exactement une mutuelle sans intermédiaire. Elle est une des trois enseignes constituantes de Covéa, par l'intermédiaire de qui, elle fait partie d'EurAPCo.

Historique[modifier | modifier le code]

Des militants syndicalistes créent en 1934 la Garantie mutuelle des fonctionnaires et employés de l'État et des services publics, société coopérative d'assurances mutuelles contre les accidents. Le premier président de la GMF est Louis Moncond'huy, directeur d'école à Villers-Cotterêts. La GMF essuie en 1964 un refus à sa demande d'adhésion à la FFSA. Avec quatre autres mutuelles dans le même cas (MAAF, MAIF, Macif et Matmut) elles vont fonder le GSACM, leur propre syndicat[2]. En 1967, la GMF franchit le cap du million de sociétaires. Elle crée l'année d'après un fonds d'entraide qui peut intervenir à la suite d'un évènement non assurable ou à caractère social.

En 1974 Fondation de l'Association nationale des sociétaires de la GMF (ANS GMF) dont le premier président est Paul Villetorte. En 1979, la GMF crée son premier contrat d'assurance-vie, nommé GMF VIE. Un an plus tard, la GMF acquiert une partie du capital de « la Maison de Valérie ». Elle crée en 1984 une filiale d'assistance : A.M.I. (Assistance Multiservices Internationale).

En 1986, la GMF signe un partenariat avec la Fédération française de rugby et avec la Fédération française de ski. En 1987, le groupe crée deux sociétés de réassurance, la « GMF Protection Juridique » et la « GMF Re ».

Le GSACM, syndicat professionnel de la GMF, devient en 1989 le GEMA. en 1991, la GMF lance son premier contrat de prévoyance Sérénitude.

Elle traverse en 1993 une période très critique[3], enregistrant 1,5 milliard de francs de pertes historiques au titre de 1992. GMF cède la FNAC à Altus et la Compagnie Générale des Eaux. Le groupe se rapproche ensuite avec le groupe Azur, ce qui aboutit à la naissance du groupe « Azur-GMF, mutuelles d’assurances associées ».

En septembre 1994, menacée d'exclusion par les autres mutuelles depuis son rapprochement avec Azur, la GMF quitte le GEMA. Elle adhère en juin 1995 à la FFSA[4], qui adapte ses statuts pour elle et pour Groupama.

En 1999, la GMF noue un partenariat avec Ethias, première mutuelle belge, dans Les Assurances mutuelles d'Europe, pôle mutualiste européen. Ils lancent alors leur premier contrat multisupport, Multéo. Un an plus tard, l'entreprise crée la prestation « accompagnement psychologique » et des Services Patrimoniaux avec la mise en place d'une équipe de conseillers spécialisés.

En 2002, la fusion de sa société d'assistance AMI et de Fidelia Assistance (filiale groupe Azur) constitue une seule entité : FIDELIA Assistance. En 2003, Thierry Derez, avocat, devient président de la GMF. En novembre 2005, le groupe se rapproche de MAAF-MMA et adhère à Covéa, « Société de Groupe d’Assurance Mutuelle ». Le président de la GMF, Thierry Derez, devient alors également président de la MAAF[5]. La GMF rejoint de nouveau le GEMA, tout en restant adhérente à la FFSA[6].

Ancien logo GMF

En 2006, la GMF et AZUR se séparent. Un an plus tard, la GMF, la MAAF et MMA se réunissent sous la bannière Covéa et ont alors toutes le même PDG[7]. Deux ans plus tard, la filiale d'assistance de la GMF, Fidelia, crée la coentreprise Astrum Assistance Alliance, pool d'assistance européen réunissant quatre autres opérateurs. En juillet 2010, la GMF effectue une dotation à hauteur de 908 000 dans le fonds de dotation Thôt, créé par Jean-Claude Seys, qui les investit dans les Presses universitaires de france[8]. Un an plus tard, l'institution de prévoyance Apgis rejoint le groupe Covéa, qui annonce en septembre la création d'une nouvelle direction, nommée Covéa Santé & Prévoyance[9], pour réunir sous une même autorité les directions santé-prévoyance des mutuelles Gmf, Maaf & MMA. Décembre : lancement d'un contrat d'assurance emprunteur « Prêtiléa ».

Métier et chiffres clés[modifier | modifier le code]

La mutuelle propose sa gamme de produits d'assurances (auto, habitation, santé, épargne, crédit et protection juridique) sous la marque GMF.

Fin 2009, la GMF assurait 3,2 millions de clients, appelés « sociétaires » dont une grande partie sont des agents du service public (personnels de l'État, de la fonction publique, personnels des entreprises et établissements publics) et ayants droit. Elle place des contrats et des services en assurances de biens et de personnes en matière d’assistance, de prévoyance, de protection juridique, d’épargne ou de produits financiers.

La GMF assurait fin 2009 :

  • 2 675 000 contrats GMF Groupe
  • 2 508 000 contrats Risque Habitation
  • 705 000 Souscripteurs Assurance Vie
  • La Garantie mutuelle des fonctionnaires : souscription de contrats d’assistance pour le compte de ses sociétaires, CA 2009 83,26 M€, RN 17,7 M€.
  • GMF Assurances : assurances de biens et de responsabilité (auto, habitation, accident…), CA 2009 1 613 M€, RN 76 M€.
  • GMF VIE : contrats d’épargne, assurances retraite, décès, placements financiers, crédits, CA 2009 1 613 M€, RN 46,5 M€
  • La Sauvegarde : assurances dommages auprès des particuliers, souscriptions de risques spécifiques pour les collectivités et associations, CA 2009 96 M€, RN - 8,1 M€.
  • Assistance Protection Juridique : contrats de protection juridique pour la vie privée et professionnelle, CA 2009 101 M€, RN 26 M€.
  • Fidelia Assistance : prestations d’assistance matérielle et médicale, CA 2009 333 M€, RN 2 M€
  • GMF en ligne, Téléassurances, CA 2009 39,9 M€, RN 1,16 M€
  • Montant des actifs gérés : 22 218 millions d'euros
  • Ratio de solvabilité : 3,41

Mutuelles Partenaires[modifier | modifier le code]

  • Crédit coopératif
  • Groupement Militaire de Prévoyance des Armées (GMPA)
  • Mutuelle Générale
  • Mutuelle Générale de la Police
  • Mutuelle INTEGRANCE
  • Mutuelle Nationale Territoriale
  • Mutuelle Nationale des Hospitaliers

Syndicat professionnel[modifier | modifier le code]

La GMF a la particularité d'être à la fois adhérente à la FFSA (Fédération Française des Sociétaires d'Assurances) et au GEMA (Groupement des entreprises mutuelles d'assurance), son syndicat professionnel d'origine, qu'elle a quitté en 1995 pour y revenir dix ans plus tard, à l'occasion de son rapprochement avec la SGAM COVEA. Cette double adhésion, voulue par la présidence actuelle de la GMF, affiche comme objectif de faciliter les rapprochements avec l'"Association Française de l’Assurance", une création commune des deux syndicats. Il est à noter que les deux autres enseignes de Covéa, MMA et MAAF, sont respectivement adhérentes à la FFSA pour la première et au GEMA pour la seconde.

La GMF est également adhérente à l'Amice (Association des assureurs mutuels et des coopératives d’assurance en Europe), l'instance représentative née en 2008 de la fusion de l’AISAM[10] & l’ACME.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Nous, la GMF 1934-1990, collectif, Paris 1992

Articles connexes[modifier | modifier le code]