Michael Freedman

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Michael Hartley Freedman (né en 1951) est un mathématicien américain. En 1986, il a reçu la médaille Fields pour son travail sur la conjecture de Poincaré, un des grands problèmes du XXe siècle. Il rejoint Microsoft en 1997.

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Freedman est né le à Los Angeles en Californie. Son père, Benedict Freedman (en), est ingénieur en aéronautique, musicien, écrivain et mathématicien[1]. Sa mère, Nancy Freedman (en), est actrice[2] Ses parents ont co-écrit une série de romans ensemble.

Michael Freedman entre à l'Université de Californie à Berkeley en 1968 et abandonne se cursus après 2 semestres la même année il envoie une lettre à Ralph Fox un mathématicien à Princeton et est admis directement à la Graduate school de l'Université Princeton où il obtient son doctorat en 1973 avec sa thèse intitulée Codimension-Two Surgery, rédigée sous la supervision de William Browder. Après l'obtention de son diplôme, Freedman obtient un poste de maître de conférences au Département de Mathématiques de l'Université de Californie à Berkeley, qu'il occupe de 1973 à 1975, quand il devient membre de l'Institute for Advanced Study (IAS) à Princeton. En 1976 il est nommé professeur assistant au Département de Mathématique de l'Université de Californie à San Diego. Il passe l'année 1980-81 à l'IAS, puis retourne à l'UC San Diego, où en 1982 il est promu professeur. Il occupe la chaire Charles Lee Powell de mathématiques à l'UC San Diego en 1985.

Travaux[modifier | modifier le code]

La conjecture de Poincaré, démontrée en 2003 par Grigori Perelman, est l'assertion suivante : « une variété de dimension 3 compacte et simplement connexe est une sphère ». La version en dimension n est que toute variété qui est équivalente par homotopie à une n-sphère est une n-sphère. Le cas n supérieur ou égal à 5 avait été démontré par Stephen Smale en 1961, et le cas n=4 le fut par Freedman en 1982.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Michael Freedman en 1973.

Freedman a reçu de nombreuses récompenses dont une bourse Sloan (1980) et une bourse Guggenheim (1994), le prix MacArthur (1984) et la National Medal of Science (1987). En 1986 il reçoit le prix Oswald Veblen, la même année ainsi que la médaille Fields.

Il a été élu membre de l'Académie nationale des sciences depuis 1984, de l'Académie américaine des arts et des sciences depuis 1985 et de l'American Mathematical Society[3]. Il travaille actuellement chez Microsoft Research à l'Université de Californie à Santa Barbara, où son équipe est impliquée dans le développement de l'ordinateur quantique topologique (en).

En 1998 il est conférencier invité au congrès international des mathématiciens à Berlin (« Topological views on computational complexity ») après l'avoir déjà été en 1983 à Varsovie (« The disk theorem for four-dimensional manifolds »).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Michael Hartley Freedman, « The topology of four-dimensional manifolds », Journal of Differential Geometry, vol. 17, no 3,‎ , p. 357–453 (ISSN 0022-040X, Math Reviews 679066, lire en ligne)
  • « Z2-systolic-freedom ». Proceedings of the Kirbyfest (Berkeley, California, 1998), p. 113–123 (electronic), Geom. Topol. Monogr., 2, Geom. Topol. Publ., Coventry, 1999.
  • The disk theorem for four-dimensional manifolds. Proceedings of the International Congress of Mathematicians, Vol. 1, 2, p. 647–663, PWN, Varsovie, 1983.
  • avec Frank Quinn (en), Topology of 4-manifolds, Princeton Mathematical Series, vol 39, Princeton University Press, Princeton, New Jersey, 1990. (ISBN 0-691-08577-3)
  • (en) Michael Freedman, David A. Meyer et Feng Luo, « Z2-systolic freedom and quantum codes », Mathematics of quantum computation,‎ , p. 287–320 , Comput. Math. Ser., Chapman & Hall/CRC, Boca Raton, Floride.
  • (en) Michael Freedman, « Least area incompressible surfaces in 3-manifolds », Invent. Math., vol. 71, no 3,‎ , p. 609–642.
  • (en) Michael Freedman, Zheng-Xu He et Zhenghan Wang, « Möbius energy of knots and unknots », Ann. of Math, vol. 139, no 1,‎ , p. 1–50.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valerie J. Nelson, « Benedict Freedman dies at 92; author and Occidental professor », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne).
  2. Dennis McLellan, « Nancy Freedman dies at 90; feminist had long and wide-ranging literary career », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne).
  3. List of Fellows of the American Mathematical Society, retrieved 2012-12-29.

Liens externes[modifier | modifier le code]