Alain Connes

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Alain Connes est un mathématicien français né le à Draguignan, dans le Var. Il a révolutionné la théorie des algèbres de von Neumann et résolu la plupart des problèmes posés dans ce domaine, notamment la classification des facteurs de type III. Pour ces travaux, il a reçu la médaille Fields en 1982.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Connes est un ancien élève du lycée Saint-Charles de Marseille. Il est élève en classes préparatoires au lycée Thiers[1],[2], et intègre l'École normale supérieure[a] en 1966. Il soutient en 1973 sa thèse d'État, à l'université Pierre-et-Marie-Curie, sous la direction de Jacques Dixmier.

Il est successivement :

Il est aussi professeur à l'Institut des hautes études scientifiques[b] depuis 1979[3] et au Collège de France[c] à compter de 1984, titulaire de la chaire « Analyse et Géométrie »[4]. Il fut également membre du conseil d'administration de la Fondation Hugot du Collège de France (2000-2004).

Il est membre de l'Académie royale danoise des sciences et des lettres, de l'Académie norvégienne des sciences et des lettres.

Travaux[modifier | modifier le code]

Algèbres d'opérateurs[modifier | modifier le code]

Alain Connes révolutionne entièrement la théorie des algèbres de von Neumann, et résout la plupart des problèmes posés dans ce domaine, notamment la classification des facteurs de type III[3].

Pour cela, il est récompensé par la médaille Fields en 1982[5],[6]. La même année, il devient membre de l'Académie des sciences[3].

Géométrie non commutative[modifier | modifier le code]

Le prix Crafoord lui est attribué en 2001 pour ses travaux dans ce domaine[6].

Aspects mathématiques de la renormalisation[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Parmi ses élèves figurent Jean-Benoît Bost, Georges Skandalis, Alain Valette[7].

Son attitude face à un calcul[modifier | modifier le code]

« Depuis très très tôt, depuis mes tous débuts de mathématicien, je me suis convaincu qu’il n’y avait pas de calcul que l’on ne puisse faire de tête, c’est-à-dire que si l’on ne pouvait pas le faire de tête ça voulait dire que l’on ne comprenait pas. Donc en fait, il y a une règle qui consiste à dire justement, quelle que soit la complexité du calcul, il vaut mieux aller faire un tour à pied et réfléchir comment les choses vont s’agencer, etc. avant de commencer[8]. »

Engagement pour l'avenir de l'école[modifier | modifier le code]

Alain Connes a corédigé et cosigné Les savoirs fondamentaux, au service de l'avenir scientifique et technique avec Roger Balian, Jean-Michel Bismut, Jean-Pierre Demailly, Laurent Lafforgue, Pierre Lelong et Jean-Pierre Serre.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Alain Connes a reçu les prix suivants[5] :

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

Journaux[modifier | modifier le code]

Alain Connes est éditeur de plusieurs journaux de mathématiques et de physique :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Entre 1966 et 1970.
  2. Titulaire de la chaire honorifique Léon Motchane.
  3. Titulaire de la chaire d'analyse et de géométrie.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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