Néant-sur-Yvel

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Néant-sur-Yvel
Néant-sur-Yvel
La mairie.
Blason de Néant-sur-Yvel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Ploërmel
Intercommunalité Ploërmel communauté
Maire
Mandat
Philippe Louapre
2014-2020
Code postal 56430
Code commune 56145
Démographie
Gentilé Néantais, Néantaise
Population
municipale
1 058 hab. (2016 en augmentation de 6,76 % par rapport à 2011)
Densité 33 hab./km2
Population
aire urbaine
5 592 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 51″ nord, 2° 19′ 40″ ouest
Altitude 65 m
Min. 37 m
Max. 150 m
Superficie 32,3 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

Néant-sur-Yvel [neɑ̃ syʁ ivɛl] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Néantais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Néant-sur-Yvel se trouve dans la région de la forêt de Paimpont, à l'ouest de Rennes. La commune est traversée par l'Yvel et comporte deux étangs: celui du Boissy et celui de Tlohan.

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain.

La région de Néant-sur-Yvel est localisée dans le domaine centre armoricain[1], dans la partie médiane du Massif armoricain qui est un socle ouest-européen de faible altitude (maximum 400 m), caractérisé par des surfaces d'aplanissement et qui résulte d'une histoire complexe composée de trois orogenèses : icartienne (Paléoprotérozoïque,ca. 2,2-1,8 Ga), cadomienne (Édiacarien 750-540 Ma)[2] et surtout varisque (ou hercynienne, au Dévonien-Carbonifère, 420-300 Ma)[3]. La structure du Massif armoricain résulte de la superposition de l'héritage[4] de ces deux derniers orogènes[5].

Néant est situé dans un vaste bassin sédimentaire constitué de sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion de la chaîne cadomienne et accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur, sur lesquels repose en discordance des formations paléozoïques sédimentaires[6]. La commune a donné son nom d'une formation géologique, les roches briovériennes à faciès « Dalles de Néant » qui se présentent sous forme d'alternances de bancs millimétriques d'argilites grises homogènes présentant un débit caractéristique en « baïonnette » ou « prismatique » dû au plan de schistosité, avec des bancs de siltites fines rubanées et des bancs de grès moyens à grossiers, souvent chenalisants et plurimétriques[7]. Les lamines visibles « évoquent des dépôts sédimentaires « rythmiques » analogues aux dépôts de turbidite, tels qu’on les voit aujourd’hui, en milieu marin, généralement au-delà du plateau continental, en aval de débouchés de fleuves à fort débit[8], remaniant des alluvions[9] ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté pour la première fois sous sa forme bretonne Neant (sans accent) en 1330.

Ce toponyme n'a aucun rapport avec le néant, il faut rechercher du côté du vieux breton Nant (rivière, vallée ou coule une rivière) qui dérivera en Néant.

À l'origine, la commune ne portait que le nom de Néant, du breton Neñv signifiant « Les Cieux » ou « Le Paradis ». C'est à force de voir le courrier détruit par une mauvaise interprétation du nom, que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands ajoutèrent le suffixe « sur-Yvel »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 19 juillet 2011 vers h 20 du matin, une météorite (non retrouvée) termine sa course à Néant-sur-Yvel selon les estimations données du Planétarium de l'Espace des Sciences de Rennes[11].

Le documentaire Les Enfants de Néant de Michel Brault raconte l'histoire d'un paysan obligé d'abandonner sa terre pour aller travailler à l'usine Citroën près de Rennes en 1968.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Néant-sur-Yvel (Morbihan).svg

Les armoiries de Néant-sur-Yvel se blasonnent ainsi :
D’argent au rocher de sable sommé d’une croix latine d’argent et soutenu de deux feuilles de chênes ployées de sinople et passées en sautoir, au chef parti de gueules à sept mâcles d’or, trois, trois et une, et au lambel à quatre pendants d’argent, et d’azur aux lettres capitales M surmontée d’un V imbriquées et sommées d’une épée versée, le tout d’or.
Devise « Caritas super eminat ».
Conc. J.C. Renaud et Y. Garaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Philippe Louapre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2016, la commune comptait 1 058 habitants[Note 1], en augmentation de 6,76 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4801 5531 3831 4621 6921 6641 6471 6761 715
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6501 6961 6441 6161 6141 8451 6301 6151 624
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5451 5661 5441 3561 3631 3581 2551 1401 082
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 076939870835882851950964994
2016 - - - - - - - -
1 058--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Koad Ar Roc'h (château du Bois de la Roche) est un centre de vacances naturiste. Le domaine de 110 hectares comprend des bois, des prairies et deux lacs (un pour la pêche et un pour la baignade).
  • L'église Saint-Pierre, la croix qui la jouxte et la croix de cimetière.
  • Le jardin aux Moines : tumulus mégalithique.
  • Le bois du tombeau : ces incontournables landes où est érigé le tombeau de Alphonse Guérin : inventeur du pansement ouaté,
  • La Ville aux Feuves : Village en dessous des landes de Brocéliande (Tréhorenteuc).
  • La Ville Zine : Village typique composé de maisons bretonnes bâties en pierre rouge du pays.
  • Le Bois Bily : Village où se situe une petite chapelle, conservée grâce aux habitants du village. Celle-ci a été remise en état dans les années 1990.
  • L'ancienne église Sainte-Anne du Bois de la Roche.
  • La fontaine d'Anne-Toussainte-de-Volvire (1653-1694) : alors que son convoi mortuaire, traîné par des bœufs, menait le corps de cette pieuse jeune femme, qui avait renoncé à se marier pour se consacrer à Dieu, à l'église paroissiale, une source jaillit à l'endroit où le convoi funèbre s'était arrêté ; l'eau de la fontaine qui a été aménagée à cet endroit est réputée combattre toutes les maladies et est encore fréquentée par des pèlerins[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le compositeur et poète Jacques Rebotier prétend y être né en 1950.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Dans la forêt de Paimpont, on peut trouver un panneau routier indiquant simplement Néant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte des différentes unités litho-structurales de l'ouest du Bassin de Paris et du Massif armoricain, tiré de Michel Ballèvre, « Structure et évolution du Massif armoricain », Géochronique, 105, mars 2008, p. 29-31
  2. (en) [vidéo] Visionner : Plate Tectonics 600Ma to Today by CR Scotese sur YouTube
  3. (en) [vidéo] Visionner : Plate Tectonics, 540Ma - Modern World - Scotese Animation sur YouTube
  4. L'orogenèse cadomienne est marquée au nord du massif par des directions N70 (groupes de direction N 60° à N 85° et quelques autres issus de failles associées). L'orogenèse varisque est la principale responsable de l'architecture de la majeure partie du massif, notamment au travers du Cisaillement Nord-Armoricain et des deux branches du Cisaillement Sud Armoricain de direction N110 (séparant les quatre grands domaines armoricains (Nord-armoricain, Centre-armoricain, Sud-armoricain et le Léon), des groupes de failles N 20° à N 40 °, et des directions N140 à N160, héritées du pré-rifting atlantique avorté du Permo-Trias. Ces groupes de failles façonnent les directions du tracé de nombreux plateaux et côtes. Cf Paul Bessin, « Évolution géomorphologique du Massif armoricain depuis 200 MA : approche Terre-Mer », thèse Sciences de la Terre. Université Rennes 1, 2014, p. 98 ; Jacques Garreau, « Remarques sur la tectonique post-hercynienne en Bretagne occidentale », Norois, no 94,‎ , p. 179-192 (lire en ligne).
  5. Michel Ballevre, Valérie Bosse, Marie-Pierre Dabard, Céline Ducassou, Serge Fourcade, et al, « Histoire Géologique du massif Armoricain : Actualité de la recherche », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, nos 10-11,‎ , p. 5-96
  6. Yann Bouëssel Du Bourg, La Bretagne, Éditions d'Organisation, , p. 23.
  7. [PDF] E. Thomas, N. Brault, A. Carn [et al.], Notice explicative de la feuille Ploërmel à 1/50 000, BRGM, 2004, p. 25
  8. Sédimentation briovérienne, tiré de Éric Thomas, Jean-Marie Outin, Jean-Marie Rivière et al., « Notice explicative de la feuille 316 - Montfort-sur-Meu », BRGM, 1999
  9. « Paysages et Géologie en Brocéliande », sur broceliande.brecilien.org (consulté le 17 avril 2019).
  10. Olivier Cléro, Où est tombée la météorite ? A Néant, Ouest-France, éditions d'Ille-et-Vilaine, 17-18 septembre 2011
  11. https://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Ou-est-tombee-la-meteorite-a-Neant..._39382-1989735_actu.Htm
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. http://fontaines.bretagne.free.fr/presentation2.php?id=84

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]