Guilliers

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Guilliers
L'église Notre-Dame
L'église Notre-Dame
Blason de Guilliers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Ploërmel
Intercommunalité Ploërmel communauté
Maire
Mandat
Michèle Urien
2014-2020
Code postal 56490
Code commune 56080
Démographie
Gentilé Guilliérois, Guilliéroise
Population
municipale
1 394 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Population
aire urbaine
5 454 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 36″ nord, 2° 24′ 15″ ouest
Altitude 91 m (min. : 47 m) (max. : 114 m)
Superficie 35,14 km2
Localisation

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Liens
Site web Guilliers commune du pays du Porhoët

Guilliers [gilje] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Commune du Centre-Bretagne, elle est située dans le pays du Porhoët.

Le nom breton de la commune est Gwiler-Porc'hoed.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'économie guilliéroise repose essentiellement sur l'agriculture et l'artisanat. L'activité touristique est en essor, grâce au site naturel de l'étang de Château-trô, au sympathique petit bourg, au vieux four à pain de Query, à la chapelle de la Grande Touche, etc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Quilir entre 1066 et 1082[1][réf. incomplète], puis Guiler en 1164. On retrouvait aussi ce toponyme certifié sur une cloche datée de 1315. L'office de la langue bretonne signale ce toponyme sous la forme Guilleri en 1108.[réf. nécessaire]

Gwiler-Porc'hoet en breton.

Ce toponyme semble dériver du latin Villa désignant des domaines ruraux gallo-romains.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale - la rafle :

Le 18 janvier 1944, jour de réquisition des chevaux, un soldat allemand est abattu à coups de revolver dans la soirée dans le bourg, le corps est découvert le lendemain. La réaction de l'occupant allemand est immédiate : le 20 janvier 1944 à l'aube, une rafle de 500 hommes est organisée sur les communes de Guilliers, Evriguet, Mauron, Mohon, Brignac et Loyat où des coups de feu sont entendus, les Allemands fouillent les maisons. Les prisonniers sont conduits à pied, certains portant des sabots, à Guilliers et sont rassemblés dans la cour de l'école publique ; un fusil mitrailleur braqué sur eux, est prêt à tirer.

Les Allemands retiennent pour la déportation 44 hommes, des jeunes de préférence, pris au hasard. les autres sont relâchés. Ces malheureux otages sont dirigés à pied l'après-midi, à la gare de Mauron puis partent pour Compiègne le 25 janvier, quelques familles prévenues, leur apportent du ravitaillement et un bagage. En mars, ils sont déportés dans les camps d'extermination de Mauthausen et Dachau. 25 ne reverront plus leur pays, ils sont morts d'épuisement, de sévices subis et de faim en quelques mois. Le plus jeune avait 18 ans, le plus vieux, 61 ans. Le responsable de ce drame prit soin de se cacher et de rester discret. Il avait 19 ans et habitait Saint-Brieuc, il était de passage à Guilliers, il aurait été suspecté par le soldat allemand. Les 19 survivants revinrent affaiblis et amaigris en 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Jean Letournel    
2001 2008 Marcel Courtel    
2008 en cours Michèle Urien    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 394 habitants, en augmentation de 5,37 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 822 2 058 2 047 1 998 2 106 2 027 2 183 2 197
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 172 2 264 2 414 2 341 2 314 2 293 2 333 2 294 2 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 177 2 188 2 128 1 885 1 920 1 906 1 835 2 023 1 877
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 820 1 509 1 312 1 213 1 207 1 216 1 288 1 360 1 394
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-du-Tertre construite grâce à la disponibilité de l'abbé Hurtel,
  • Le monument des 24 Déportés, morts pour la France,
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard TANGUY - Saint Hervé - Vie et culte - Diocèse de Quimper, page 81
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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