Ménéac

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Ménéac
La chapelle de la Riaye.
La chapelle de la Riaye.
Blason de Ménéac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Ploërmel
Intercommunalité Ploërmel communauté
Maire
Mandat
Yvette Folliard
2014-2020
Code postal 56490
Code commune 56129
Démographie
Gentilé Ménéacois, Ménéacoises
Population
municipale
1 572 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Population
aire urbaine
5 454 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 25″ nord, 2° 27′ 34″ ouest
Altitude Min. 68 m – Max. 208 m
Superficie 68,22 km2
Localisation

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Ménéac
Liens
Site web http://www.porhoet.fr/

Ménéac [meneak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ménéac est une commune de la région Bretagne, département du Morbihan, arrondissement de Vannes, canton de Ploërmel. Elle est située dans le centre-Bretagne, en limite des Côtes-d'Armor, à 40 minutes de Rennes par la RN 164. Le bourg est situé sur une éminence pierreuse dominant un ensemble faiblement vallonné.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Miniac Plebs en 1082, Miniaco de Porrehoit en 1130[réf. nécessaire], du breton méné. « lieu montueux »[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

Le territoire de Ménéac est occupé dès le Néolithique comme le prouvent les différents menhirs situés sur la commune par exemple aux villages de Camblot ou de Bellouan.

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Le nom de Ménéac a une origine gallo-romaine : le « fundus meneacus » signifie « colline » (Mene = montagne en haut vannetais).

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La paroisse de Ménéac est fondée au début du XIe siècle par des moines venus de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. D'abord simple chapellerie de Saint-Yguer en 1638, Ménéac est érigé en trève vers 1668, avec chapelle et cimetière. La paroisse faisait alors partie de l'évêché de Saint-Malo et du prieuré de Saint-Martin de Josselin. L'église romane datant de cette époque fut remplacée au XIXe siècle par l'église actuelle.

D'après des documents des archives départementales de Vannes, il apparait que les seigneurs de la Grandville (en Brandivy), la famille Guého sont aussi les seigneurs de la Muce paroisse de Ménéac ainsi que les seigneurs de Locquémerien paroisse de Grand-Champ et d'Iseignon paroisse de Malensac et ce entre 1427 avec un certain Jean Guého jusqu'en 1558, qu'ils possèdent un blason d'argent à trois tourteaux de sable.

Ménéac comptait plus de trois mille habitants à la fin de l'Ancien Régime. Y vivaient habituellement une quinzaine de prêtres habitués, fils de petits notables de la paroisse, qui attendaient qu'une place de vicaire se libère, vivant de petits bénéfices attachées à des chapelles particulières. La noblesse y était également nombreuse: Les Troussier, les Motte de Kerdreux, les Guého de la Muce, les Lorfeuvre... Certains familles aux XVIe et XVIIe siècles, à l'instar des Lorfeuvre, mirent leur noblesse en sommeil. Il y avait plusieurs juridictions seigneuriales, ce qui fait qu'une trentaine de propriétaires aisés et de cadets de noblesse exerçaient des charges de notaires, de greffiers et de procureurs fiscaux.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le cahier de doléances fut rédigé par le conseil de fabrique le 5 avril 1789. Ce cahier présente ses doléances "pour entrer, avec reconnaissance dans les vues de Sa Majesté [...]", soucieux "du moins [que] sa bonne volonté [soit] agréable à son souverain qu'il adore". Le cahier dénonce les corvées, les chasses, le poids des impôts (en se livrant à une démonstration chiffrant noircissant le tableau avec une mauvaise foi évidente : ainsi, à titre d'exemple, la dîme est présentée comme prélevant un dixième du revenu alors qu'à Ménéac la dîme ne prélève qu'une gerbe sur trente-six et non une sur dix. De même, le poids de l'impôt est calculé par rapport au "revenu" officiel de la terre, c'est-à-dire un vingtième de la valeur du capital, alors que ce revenu est ce que retire un propriétaire qui loue sa terre et non ce qu'en retire l'exploitant qui la fait valoir directement, l'exploitant en retirant habituellement plus du triple). Le cahier réclame l'équité fiscale, l'exemption du Clergé du don gratuit, l'augmentation de la portion congrue, la suppression des abbayes, la diminution du nombre de couvents, la diminution des revenus des prélats. Il souhaite une réforme de la cotume voir une uniformisation des lois. Il demande que la dette soit férifiée et les lois du royaume fixées préalablement au consentement de l'impôt.
  • En 1791, les prêtres de la paroisse refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Ils furent soutenus par la population.
  • Le conseil municipal, présidé par Nicolas Pichot, fut dénoncé à deux reprises au cours de l'hiver 1791-1792 comme contre-révolutionnaires par une poignée de pétitionnaires patriotes, qui n'ont pas réussi à réunir dix signatures car l'immense majorité de la population soutient le conseil et les prêtres réfractaires. Les membres du conseil étaient, d'après les pétitionnaires patriotes, d'anciens procureurs fiscaux et notaires seigneuriaux, proches des anciens seigneurs. Le conseil municipal avait ordonné au prêtre jureur d'enregistrer les baptêmes qu'il n'avait pas célébrés (et qui l'avaient été par des prêtres réfractaires). Comme le prêtre jureur refusa de s'incliner, le conseil décida de lui retirer la tenue des registres paroissiaux. La commune de Ménéac fut alors, pendant quelques semaines, occupée par un détachement de soldats qui se livrèrent à des pillages dont le conseil municipal se plaignit. Au début du mois d'avril 1792, le prêtre jureur, isolé et découragé, démissionna. Le conseil municipal décida alors de rappeler les anciens prêtres, insermentés, produisant à l'appui de sa décision une pétition signée par plus de quatre-vingts citoyens. Le directoire du département convoqua à Vannes les membres du conseil pour les sermonner.
  • Au printemps 1793, des incidents contre-révolutionnaires éclatèrent. Ils furent évoqués à la Convention nationale. Dans les années qui suivirent la population participa massivement à la Chouannerie. En juillet 1799, le recteur insermenté, l'abbé Le Mée, fut arrêté à la Catredaie chez François Pencolé chez lequel il avait passé la nuit. Il fut déporté à l'Ile de Ré où il demeura incarcéré pendant quelques mois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ménéac Blason De gueules, à trois écussons d'argent chargés chacun de trois mouchetures d'hermine de sable, deux et un.
Détails Armoiries de Jean Du Bé, seigneur du lieu dit Le Bé, de Menéac, de la Morlaye, de Saint-Aubin, de la Colinaye, de Saint-Jean-sur Couaisnon, de la Garenne et de la Hachenaye, de Paimpont, de Trébert, de Concoret, de la Lande et d’Etrellos [1]. Enregistrées à l'armorial Général, le brevet d'enregistrement ayant été délivré à Paris en juillet 1698. Ce sont également les armoiries des familles Riant et Coëtlogon[2]. Ces armoiries ont été adoptées par Raymond Dubé en 1966 pour l'Association des Dubé d'Amérique [3] , puis finalement par la commune de Ménéac dans le Morbihan en 1973.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1790 juin 1790 Mathurin Lorfeuvre   Vicaire
1791   Nicolas Pichot   Notaire
1815 septembre 1830 François-Fortuné du Plessis-Mauron de Grenédan Ultra-royaliste propriétaire
Député
septembre 1830 mai 1835 Jean Pencolé légitimiste modéré propriétaire
mars 2001 en cours Yvette Folliard MoDem retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 572 habitants, en diminution de -3,38 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 207 2 759 3 019 3 148 3 487 3 527 3 425 3 425 3 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 422 3 479 3 420 3 464 3 750 3 873 3 751 3 790 3 805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 827 4 028 3 948 3 449 3 262 3 180 3 155 2 841 2 694
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 615 2 514 2 185 2 046 1 837 1 690 1 704 1 586 1 572
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de la Riaye, située au lieu-dit « la Riaye », inscrite monument historique en 1929.
  • Manoir du Plessis-Rebours, inscrit monument historique en 2006.
  • Groupe de 6 éoliennes à la limite avec Mohon, atteignant 108 m de haut.
  • Groupe de 7 éoliennes sur la route de Brignac.
  • Le menhir de Camblot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Héli débarque en Nouvelle-France vers 1669. Il était le fils de Jean Hélie et de Jeanne Meusnier, du Faubourg de Ménéarq, évêché de Saint-Malo, en Bretagne. Il se marie à Sainte-Famille de l'Ile d'Orléans (Canada), le 28 novembre 1669, à Jeanne Labbé, fille de Charles Labbé et de Marie François, de Saint-Leu et Saint-Gilles de Paris. Ce Jean Héli est l’ancêtre de la plupart des « Hélie », « Hely » et « Breton » d’Amérique.
  • Le peintre Pierre Gilles est né à Ménéac le 7 septembre 1913.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Château de Bellouan en Ménéac (seigneuries de la Muce et Chauchix) > Fonds de Bellouan, Archives I&V, fonds 55 J, (0,60 ml).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]