Rumiko Takahashi

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Rumiko Takahashi

高橋 留美子

Naissance (61 ans)
Nationalité Japonaise
Profession
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Japonais

Œuvres principales

Rumiko Takahashi (高橋 留美子, Takahashi Rumiko?), née le à Niigata au Japon, est une dessinatrice de manga.

Ses mangas furent d'abord connus à l'étranger par leurs adaptations en animés diffusés dans le Club Dorothée à partir de 1988. Ses œuvres furent traduites dès 1994 lorsque les éditeurs français commencèrent à importer massivement des mangas, notamment la série Ranma ½ (らんま½, Ranma nibun no ichi?) chez Glénat.

Plus de 200 millions d’exemplaires de ses œuvres diverses ont été édités[1]. En 2004, elle dut s'acquitter d'un million d'euros d'impôt[2], ce qui témoigne de ses revenus confortables et donc du succès de ses œuvres. Elle remporte le Prix Shōgakukan dans la catégorie Shōnen à deux reprises, en 1981, puis en 2002, et le Grand Prix de la ville d'Angoulême en 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rumiko Takahashi est née en 1957 à Niigata. Durant son séjour à l’université de Tokyo, elle s’inscrit au Gekiga Sonjuku, une école de manga fondée par Kazuo Koike, mangaka de Crying Freeman et Lone Wolf and Cub[3]. Sur ses conseils, elle commença à publier ses premiers dōjinshi en 1975, tels que Bye-Bye Road et Star of Futile Dust. Kazuo Koike poussait souvent ses élèves à créer des personnages intéressants et bien pensés, et son influence aura un fort impact sur le travail de Rumiko Takahashi tout au long de sa carrière[réf. souhaitée].

La carrière professionnelle de Rumiko Takahashi commence en 1978[4]. Sa première histoire publiée est Those Selfish Aliens, une histoire de science-fiction sur le ton de la comédie. La même année, elle publie Time Warp Trouble, Shake Your Buddha, et Golden Gods of Poverty dans le magazine Shōnen Sunday, qui publiera par la suite la majeure partie de son œuvre. Plus tard la même année, elle commence sa première série, Urusei Yatsura. Bien qu’il a des débuts difficiles en raison de problèmes de publication, Urusei Yatsura deviend l’un des mangas d’humour les plus appréciés au Japon[5].

En 1980, Rumiko Takahashi a trouvé son créneau et commence à publier régulièrement. Elle commence alors sa deuxième série-phare, Maison Ikkoku[6], dans le magazine Big Comic Spirits. Écrit pour un public plus âgé, Maison Ikkoku est souvent considéré comme l’un des meilleurs mangas romantiques de tous les temps. Elle réussit à poursuivre les deux séries simultanément, et les termina en 1987, Urusei Yatsura se concluant au volume 34, et Maison Ikkoku au volume 15.

Pendant les années 1980, Rumiko Takahashi devient prolifique en mangas d’histoires courtes. Ses histoires The Laughing Target, Maris the Chojo, et Fire Tripper sont toutes adaptées en animé. Après la fin de Urusei Yatsura et Maison Ikkoku, elle entreprend une approche différente dans la narration et commence la sombre et macabre Mermaid Saga. Cette série fut publiée sporadiquement jusqu’en 1994, la dernière histoire étant Mermaid's Mask. De nombreux fans soutiennent que cette série n’est pas terminée, car la dernière histoire ne se termine pas sur une note conclusive. One-Pound Gospel est une autre série publiée de façon erratique puis laissée en plan. Le dernier volume est publié en 2001. En 2006, Rumiko Takahashi dessine cinq nouveaux chapitres pour conclure cette série.

En 1987, Rumiko Takahashi commence sa troisième série d’envergure, Ranma ½, suivant la mode de la fin des années 1980 / début des années 1990 des mangas shōnen d’arts martiaux. Ce récit conte les aventures d'un jeune ado champion des arts martiaux qui, après être tombé dans une source maléfique, se transforme en fille au contact de l’eau froide, mais redevient garçon avec l’eau chaude. Elle poursuit cette série pendant presque une décennie, la terminant en 1996 à son 38e volume. Ranma ½ est l’un des mangas de Rumiko Takahashi les plus populaires en occident[6],[5].

Durant la deuxième moitié des années 1990, Rumiko Takahashi continue ses histoires courtes et commence sa quatrième œuvre majeure, Inu-Yasha. Alors que Ranma ½, Urusei Yatsura, et Maison Ikkoku sont tous solidement ancrés dans le genre comédie romantique, Inu-Yasha se rapproche plus de la sombre Mermaid Saga. Ce manga reste son travail le plus éclectique à ce jour, mélangeant action, romance, horreur, fantasy, fiction historique, et comédie. Inu-Yasha comporte au total 558 chapitres et 56 volumes, ce qui en fait son plus long manga.

Elle remporte le Prix Shōgakukan dans la catégorie Shōnen à deux reprises, en 1981 pour Urusei Yatsura, puis en 2002 pour Inu-Yasha[7]. Le 23 janvier 2019, elle remporte le Grand Prix de la ville d'Angoulême au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême récompensant l'ensemble de son oeuvre[4].

Œuvres majeures[modifier | modifier le code]

One shot[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Rumiko Takahashi's Manga Top 200 Million Copies in Print Worldwide », sur Anime News Network, (consulté le 19 mars 2017).
  2. « Japanese Top Tax Payers », sur Anime News Network, (consulté le 19 avril 2014)
  3. « Festival de la BD d’Angoulême : Rumiko Takahashi élue Grand Prix », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c « Festival d’Angoulême : le Grand Prix 2019 couronne la mangaka Rumiko Takahashi », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 23 janvier 2019)
  5. a et b Marius Chapuis, « Rumiko Takahashi, vive la paillarde ! », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Grand Prix d’Angoulême 2019 : les trois mangas emblématiques de Rumiko Takahashi », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. (ja) « Liste des lauréats du prix Shōgakukan », sur Shōgakukan (consulté le 5 janvier 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]