Rumiko Takahashi

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Rumiko Takahashi
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高橋留美子Voir et modifier les données sur Wikidata
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Rumiko Takahashi (高橋 留美子, Takahashi Rumiko?), née le à Niigata au Japon, est une dessinatrice de manga.

Ses mangas sont d'abord connus à l'étranger par leur adaptation en animés diffusés dans le Club Dorothée : Lamu et Juliette, je t'aime en 1988, Ranma ½ en 1992. Ses œuvres sont traduites lorsque les éditeurs français décident d'importer massivement des mangas, à commencer par sa série Ranma ½ (らんま½, Ranma nibun no ichi?), publiée chez Glénat de 1994 à 2002.

Takahashi s'acquitte en 2004 d'un million d'euros d'impôt[1], ce qui témoigne de ses revenus confortables et donc du succès de ses œuvres. En 2017, les ventes de ses mangas à travers le monde dépassent les 200 millions d'exemplaires[2].

Takahashi remporte deux fois le prix Shōgakukan dans la catégorie shōnen, en 1980 pour Urusei Yatsura et en 2001 pour Inu-Yasha. En 2019, elle reçoit le grand prix de la ville d'Angoulême pour l'ensemble de son œuvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rumiko Takahashi est née en 1957 à Niigata. Au lycée, elle propose son premier manga à un magazine. Son dessin s'inspire alors de celui de Ryōichi Ikegami[3]. Lors de ses études à l'université de Tokyo, elle s'inscrit au Gekiga Sonjuku, une école de manga fondée par Kazuo Koike, scénariste des mangas Lone Wolf and Cub et Lady Snowblood[4]. Sur ses conseils, elle commence à publier ses premiers dōjinshi en 1975, tels que Bye-Bye Road et Star of Futile Dust. Koike incite ses élèves à créer des personnages intéressants et bien pensés, et son influence aura un fort impact sur le travail de Takahashi[réf. souhaitée].

Sa carrière professionnelle commence en 1978 avec Those Selfish Aliens, une histoire de science-fiction sur le ton de la comédie[5]. La même année, elle dessine Time Warp Trouble, Shake Your Buddha et Golden Gods of Poverty pour le magazine de prépublication de manga Weekly Shōnen Sunday, qui publiera par la suite la majeure partie de son œuvre. Plus tard la même année, elle commence sa première série, Urusei Yatsura, qui devient l'un des mangas d'humour les plus appréciés au Japon[6]. Mais les chapitres sont publiés de manière sporadique car la dessinatrice a des difficultés à respecter les délais imposés par une publication hebdomadaire.

En 1980, Takahashi a trouvé son créneau et parvient à publier Urusei Yatsura régulièrement. Elle commence alors sa deuxième série-phare, Maison Ikkoku[7], dans le magazine Big Comic Spirits. Écrite pour un public plus âgé, la série est souvent considérée comme l'un des meilleurs mangas romantiques de tous les temps[réf. souhaitée]. Takahashi dessine les deux séries simultanément jusqu'en 1987. Urusei Yatsura se conclue alors avec le volume 34 et Maison Ikkoku au volume 15. La première sera adaptée en animé en 1981 et la seconde en 1986.

Pendant les années 1980, Takahashi dessine également des histoires courtes, The Laughing Target, Maris the Chojo et Fire Tripper, qui sont toutes adaptées en animés. Elle créée également Mermaid Saga, une nouvelle série sombre et macabre, publiée sporadiquement de 1984 à 1994. De nombreux fans soutiennent que cette série n'est pas terminée, car la dernière histoire ne s'achève pas sur une note conclusive. Elle sera adaptée en deux OAV en 1991 et 1993, et en un animé en 2003. One-Pound Gospel est une autre série publiée de façon erratique puis abandonnée. Sa prépublication débute en 1987 dans Weekly Young Sunday et s'interrompt en 2001. Cinq ans plus tard, Takahashi dessine cinq nouveaux chapitres pour conclure la série. Un OAV sort en 1988 et une adaptation en prise de vues réelles (drama) est diffusée en 2009.

En 1987, Takahashi commence sa troisième série d'envergure, Ranma ½, inspirée par la mode des mangas d'arts martiaux. Ce récit publié dans Weekly Shōnen Sunday conte les aventures d'un jeune adolescent champion d'arts martiaux qui, après être tombé dans une source maléfique, se transforme en fille au contact de l'eau froide et redevient garçon avec de l'eau chaude. Takahashi poursuit cette série pendant presque une décennie, la terminant en 1996 à son 38e volume. C'est l'un des mangas de la dessinatrice les plus populaires en Occident[7],[6]. Son adaptation en animé débute en 1989.

Durant la deuxième moitié des années 1990, Takahashi continue ses histoires courtes et commence sa quatrième œuvre majeure, Inu-Yasha, publiée elle aussi dans Weekly Shōnen Sunday, de 1996 à 2008. Alors que Urusei Yatsura, Maison Ikkoku et Ranma ½ sont des mangas solidement ancrés dans le genre comédie romantique, Inu-Yasha se rapproche plus de la sombre Mermaid Saga et reste le travail le plus éclectique à ce jour de la dessinatrice, mélangeant action, romance, horreur, fantasy, fiction historique et comédie. Inu-Yasha comporte au total 558 chapitres répartis en 56 volumes, ce qui en fait son plus long manga. Il a été adapté en deux animés (diffusés de 2000 à 2004 et de 2008 à 2009), quatre films d'animation (2001, 2002, 2003 et 2004) et un OAV (2008).

Au cours de sa carrière, Takahashi remporte à deux reprises le prix Shōgakukan dans la catégorie shōnen[8] : en 1980 pour Urusei Yatsura et en 2001 pour Inu-Yasha[9],[10]. Le , elle reçoit le grand prix de la ville d'Angoulême au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, qui récompense l'ensemble de son œuvre[5] et met ainsi en avant la culture japonaise et les mangas[11]. Un an plus tard, la médaille au ruban pourpre lui est décernée eu Japon pour sa carrière artistique[12],[13].

Œuvres majeures[modifier | modifier le code]

  • 1978 - 1987 : Urusei Yatsura (うる星やつら?) (366 chapitres, 34 tomes)
  • 1980 - 1987 : Maison Ikkoku (めぞん一刻?) (161 chapitres, 15 tomes)
  • 1984 - 1994 : Mermaid Forest (人魚の森?) (16 chapitres, 3 tomes)
  • 1987 - 1996 : Ranma ½ (らんま1/2?) (407 chapitres, 38 tomes)
  • 1987 - 2007 : One-Pound Gospel (1ポンドの福音?) (11 chapitres, 4 tomes)
  • 1996 - 2008 : Inu-Yasha (犬夜叉?) (558 chapitres, 56 tomes)
  • 2009 - 2017 : Rinne (境界のRINNE?) (398 chapitres, 40 tomes)
  • 2019 - en cours : Mao (マオ?)

One shot[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Japanese Top Tax Payers », sur Anime News Network, (consulté le )
  2. (en) « Rumiko Takahashi's Manga Top 200 Million Copies in Print Worldwide », sur Anime News Network, (consulté le ).
  3. « Teaser interview Rumiko Takahashi », sur Youtube, Festival International de la Bande Dessinée, (consulté le ).
  4. « Festival de la BD d’Angoulême : Rumiko Takahashi élue grand prix », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  5. a b et c « Festival d’Angoulême : le grand prix 2019 couronne la mangaka Rumiko Takahashi », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b Marius Chapuis, « Rumiko Takahashi, vive la paillarde ! », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. a et b « Grand prix d’Angoulême 2019 : les trois mangas emblématiques de Rumiko Takahashi », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. (ja) « Liste des lauréats du prix Shōgakukan », sur Shōgakukan
  9. Mariel Bluteau, « BD - Qui est Rumiko Takahashi, la dessinatrice japonaise qui a remporté le Grand Prix d'Angoulême 2019 ? », sur www.franceinter.fr, (consulté le )
  10. « Rumiko Takahashi, la princesse du manga : Grand Prix 2019 », sur Comixtrip (consulté le )
  11. Irving Magi, « Rumiko Takahashi, deuxième femme lauréate du grand prix du festival de la BD d’Angoulême », sur Le Média Presse, (consulté le ).
  12. « Remise du plus grand prix culturel japonais 2020 à la mangaka Rumiko Takahashi ! », sur www.nautiljon.com (consulté le )
  13. (zh-Hant) « 漫畫界傳奇 《犬夜叉》高橋留美子獲「紫綬褒章」 », sur 鏡週刊 Mirror Media,‎ (consulté le )
  14. « Rumiko Takahashi », sur data.bnf.fr (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]