Thuret (Puy-de-Dôme)

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Thuret
L'église.
L'église.
Blason de Thuret
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Aigueperse
Intercommunalité Communauté de communes Plaine Limagne
Maire
Mandat
Pierre Lyan
2014-2020
Code postal 63260
Code commune 63432
Démographie
Gentilé Thurétois, Thurétoises
Population
municipale
902 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 11″ nord, 3° 15′ 34″ est
Altitude Min. 304 m – Max. 356 m
Superficie 16,66 km2
Localisation

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Liens
Site web thuret.fr

Thuret est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Thuret se situe au nord-est du département du Puy-de-Dôme[1], en plein cœur de la Limagne, réputée par ses terres noires et fertiles.

Six communes sont limitrophes[2] :

Communes limitrophes de Thuret
Bussières-et-Pruns Saint-Clément-de-Régnat
Aubiat, Sardon Thuret
Surat Saint-André-le-Coq

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 1 666 hectares ; son altitude varie entre 304 et 356 mètres[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Merdanson.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route départementale 210 est la principale route traversant le village, reliant Vichy et Randan au nord à Surat, Ennezat et Clermont-Ferrand au sud. La commune est aussi l'origine de la D 211 menant vers Sardon et Riom[2].

La D 12 relie Aigueperse et Bussières-et-Pruns au nord à Saint-André-le-Coq et Maringues au sud-est. Vers l'est, la D 107, filant vers l'est en direction de Clémentel (commune de Saint-Clément-de-Régnat) et de Barnazat (commune de Saint-Denis-Combarnazat), coupe la ligne ferroviaire de Vichy à Riom par un passage à niveau[2].

La D 445 dessert le hameau de Chassenet, au nord de la commune[2].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de Vichy à Riom passe par la commune de Thuret, où la RD 210 passe au-dessus au PK 391. Il a existé une gare[4], elle est actuellement fermée aux voyageurs et vandalisée.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Une ligne du réseau Transdôme dessert la commune : la ligne 70, reliant Clermont-Ferrand à Thuret[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a été occupé très tôt puisqu'on retrouve des indices d'époque préhistorique (silex taillés, haches polies). L'implantation humaine s'est développée surtout à l'époque gallo-romaine (on a retrouvé cinq villae) car Thuret était sur la voie romaine allant d'Augustonemetum (Clermont-Ferrand) à Aqua Calidae (Vichy).

Au Moyen Âge, Thuret est rapidement devenu le siège d'une viguerie d'après un acte de Pépin II d'Aquitaine édité en 848, ce qui en faisait un village assez important.

Au XIIe siècle, l'église de Thuret était le siège d'un important prieuré bénédictin dépendant d'une abbaye de Clermont. Nicolai Bertrandi dit Nicolas Bertrand (14.. - 1527) et ceux qui ont écrit après lui appelle Étienne Aldebrand « cambarut[Note 1] ». Il aurait été curé de Turet, près de Clermont en Auvergne, d'où il fut tiré par le Pape Clément VI qui le fit grand Camérier et abbé de l'abbaye de la Celles à Troyes, puis de l'abbaye de Saint-Pons de Thomières, et qui deviendra évêque de Saint-Pons, archevêque d'Arles et de Toulouse[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 M. Pouzat PS Retraité
mars 2008 mars 2014 Colette Rougier - Agricultrice
mars 2014 en cours Pierre Lyan PS Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 902 habitants, en augmentation de 14,47 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 754 1 720 1 765 1 930 1 884 2 035 2 100 2 260 2 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 233 2 154 2 076 2 029 1 343 1 345 1 307 1 243 1 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 184 1 132 1 009 846 835 750 717 672 709
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
703 656 642 652 708 712 703 788 902
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Thuret dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique[11].

Hors dérogations à la carte scolaire, les collégiens se rendent à Aigueperse[12], et les lycéens à Riom, au lycée Virlogeux pour les filières générales et STMG ou Pierre-Joël-Bonté pour la filière STI2D[13].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin de Thuret.

Église romane classé au titre des monuments historiques[14] .

La paroisse de Thuret se situe dans l'ancien diocèse de Clermont-Ferrand.

La dédicace de l'église a changé de nombreuses fois. Son premier vocable était Saint-Genès puis Saint-Limin en 1311 (jusqu'au XVIIIe siècle) puis Saint-Martin au XVIIIe, Saint-Bonnet au XIXe et Saint-Bénilde à partir de la seconde moitié du XXe siècle (Frère Bénilde, né Pierre Romançon à Thuret en 1805, Frère des écoles chrétiennes, il fut canonisé par le pape Paul VI en 1967).

L'église actuelle a été construite au XIIe siècle, autour de 1150/1170, en une seule campagne de construction assez rapide, d'après un parti architectural conservateur.

L'église est en pierre calcaire blanc des carrières voisines de Chaptuzat, au nord-ouest.

Thuret, Mandorle.

Elle est de plan basilical plutôt simple.

La façade occidentale, plutôt austère, est ornée d'une archivolte en plein cintre et de chapiteaux sculptés (atlante, personnages dans les ceps, oiseau).

Le portail méridional est composé d'une archivolte en plein cintre où l'on peut voir un linteau en bâtière historié. Ce portail concentre le programme ornemental. Il est sculpté d'un christ en majesté dans une mandorle, entouré des archanges saint Michel et saint Gabriel.

Le clocher a été modifié au XIXe siècle et son couvrement a été refait. Le second niveau a été construit après la Révolution avec des pierres de Volvic.

Le chevet est tripartite, d'ordonnance pyramidale et comporte une abside semi-circulaire et deux absidioles de même forme, plus réduites.

L'intérieur de l'église a été modifié par Mallay au XIXe siècle. Elle est actuellement voûtée d'ogives quadripartites mais devait être voûtée en berceau plein cintre à l'origine.

La priorale de Thuret est très décorée, ses sculptures sont nombreuses : chapiteaux, tailloirs,…

Beaucoup de chapiteaux sont des réfections du XIXe siècle mais de nombreuses sculptures romanes subsistent. On compte 64 chapiteaux romans, surtout à l'intérieur de l'édifice. Ils sont sculptés de décors végétaux et de quelques chapiteaux historiés dont l'iconographie tourne autour de thèmes bien connus en Limagne au XIIe.

On peut y voir une version du péché originel, dans un traitement très simplifié, un aigle mais aussi un singe cordé représenté de façon inhabituelle puisqu'il et seul, sans maître. On peut également y voir un porteur de mouton d'un style typique lui aussi, un chapiteau aux griffons semblable à celui de Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand ou encore un chapiteau représentant Daniel dans la fosse aux lions.

L'église de Thuret est également renommée pour sa Vierge Noire datant vraisemblablement du XVIIe siècle.

Château[modifier | modifier le code]

Château de Thuret.

Le premier château qui se tenait sur la « motte de Châtel Veyl » fut abattu au XIIIe siècle.

L’actuel château est bâti sur une large butte qui domine le village. Le bâtiment le plus ancien, à l’écart, est un haut donjon quasi circulaire en pierre, du XIIIe ou XIVe siècle.

De la rue de la Garenne on voit un portail en cintre du XVIIIe siècle qui donne accès à une cour carrée, entourée de bâtiments d'époques différentes.

Face à l’entrée existe un corps de logis principal du XVIe siècle avec de chaque côté une grosse tour.

Des agrandissements et transformations ont lieu aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Le bâtiment de droite serait construit sur d’anciennes cryptes néolithiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thuret Blason (imaginaire) écartelé, au 1 et 4 de gueules à la tour d'argent ouverte et ajourée de sable, au 2 et 3 d'azur à la gerbe d'or, une crosse d'or en pal brochant sur la partition, sur le tout d'azur à la fasce d'or chargée des lettres gothiques S et A de sable et accompagnée de trois fleurs de lys d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Roux, L'église priorale Saint-Genès de Thuret, Sparsae hors-série,
  • A.-G. Manry et P.-F. Aleil, Histoire des communes du Puy-de-Dôme : Arrondissement de Riom
    « Canton de Thuret », « Thuret ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Qui a de longues jambes.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Thuret », sur Lion 1906.
  2. a, b, c et d Carte de Thuret sur le Géoportail.
  3. « Répertoire géographique des communes », Institut national de l'information géographique et forestière.
  4. Gare de Thuret sur massifcentralferroviaire.com
  5. « Horaires TRANSDÔME 2017/2018 », Conseil départemental du Puy-de-Dôme (consulté le 18 septembre 2017).
  6. Jean-Baptiste Trottet-le-Gentil. Prêtre, vicaire général, official, official, et chanoine de l'église de Saint-Pons de Thomières, Chronologie des abbez du monastère et des evesques de l'église de S. Pons de Thomières, Béziers 1703, réédition en 1873. p. 32 à 33.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Annuaire des établissements scolaires de Thuret sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  12. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  13. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  14. Notice no PA00092447, base Mérimée, ministère français de la Culture.