Roger Ayrault

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Roger Ayrault
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité

Roger Ayrault (né le à Maringues - mort en 1985) est un germaniste français, spécialiste de Heinrich von Kleist et du romantisme allemand.

Après des études à Clermont-Ferrand[1], Bonn et Strasbourg, Ayrault devient pensionnaire de la Maison académique française à Berlin de 1931 à 1933. Il soutint sa thèse sur Heinrich von Kleist en Sorbonne le 30 juin 1934. Son ami Pierre Bertaux écrit à ce propos : « Le lendemain 30 juin 1934, date historique, j'assistais à la soutenance de thèse en Sorbonne de Roger Ayrault qui s'était consacré à Kleist comme moi je me consacrais à Hölderlin Au milieu de la soutenance, il y eut un entracte. Le bruit se répandait dans les couloirs de la Sorbonne qu'effectivement il se passait quelque chose en Allemagne. On apprenait peu à peu le coup de force d'Hitler... »[2]. Il exerça des fonctions d'enseignement à Rennes (1937), puis à Besançon à partir de 1938. Il est nommé en 1959 à la Sorbonne où il retrouve son ami et collègue Pierre Bertaux. Le style profondément érudit de Roger Ayrault traduit l'exigence de l'investigation  : l'ample phrasé périodique s'enfonce, en s'y entrelaçant, dans la riche complexité du propos, ainsi au cours de la somme de cet auteur sur la genèse du romantisme allemand.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Heinrich von Kleist, Paris, Nizet et Bastard, 1934.
  • La légende de H. von Kleist. Un poète devant la critique, Paris, Nizet et Bastard, 1934;
  • Traduction (et préface) par Roger Ayrault de Penthésilée de Kleist, Paris, Fernand Aubier - Éditions Montaigne, 1938.
  • Traduction (et préface) par Roger Ayrault de La Cruche cassée (Der zerbrochene Krug) de Heinrich von Kleist, Paris, Aubier, 1943.
  • La genèse du romantisme allemand Tomes 1. et 2.: Situation spirituelle de l'Allemagne dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, Paris, Aubier - Éditions Montaigne, 1961.
  • La genèse du romantisme allemand Tome 3 : 1797-1804 (I) Baader; Brentano; Hülsen; Novalis; Ritter; Schelling; Steffens; les Schlegel: Auguste Wilhelm, Caroline, Dorothée, Friedrich; Schleiermacher; Tieck; Wilhelm Heinrich Wackenroder, Paris, Aubier - Éditions Montaigne, 1969.
  • La genèse du romantisme allemand Tome 4: 1797-1804 (II)Baader; Brentano; Hülsen; Novalis; Ritter; Schelling; Steffens; les Schlegel: Auguste Wilhelm, Caroline, Dorothée, Friedrich; Schleiermacher; Tieck; Wackenroder, Paris, Aubier - Éditions Montaigne,1976.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annales de l'Université de Paris, Bureau des renseignements scientifique de l'Université de Paris à la Sorbonne, Volume 28, 1958, p. 171.
  2. Pierre Bertaux, Mémoires interrompus, Hansgerd Schulte, Presses Sorbonne Nouvelle, 2000, p. 91, note 71.»