Éditions Ring

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Logo de la maison d'édition
Repères historiques
Création 2012
Fondée par David Kersan (alias David Serra)
Fiche d’identité
Forme juridique SAS
Statut Maison d'édition
Siège social 10 rue de l'Arbalète
75005 Paris
Collections Documents, Ring Blanche, Ring Noir, Murder Ballads
Langues de publication français
Diffuseurs Editis
Site web ring.fr

Ring est une maison d'édition française indépendante fondée en 2012 par David Kersan (alias David Serra). Elle publie des thrillers, documents, enquêtes d'investigation, true crimes, romans, essais et bandes dessinées.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les éditions Ring sont fondées en 2012[1] dans le sillage de la revue Sur le ring[2].

Parmi les différents auteurs publiés par l'éditeur, on compte Stéphane Bourgoin, Joël Houssin, Laurent Obertone, Zineb El Rhazoui, Frédérique Lantieri, Dominique Rizet, Philippe Verdier, Ghislain Gilberti, Norman Mailer ou le dessinateur Marsault[3].

En janvier 2016, l'éditeur lance sa marque de poche, La mécanique générale[4], qui réédite les principaux succès de la maison deux ans après leur parution.

Les éditions Ring ont réalisé 785 000 euros de chiffre d'affaires et 130 000 euros de bénéfices fin 2013, ce qui représente pour Les Inrockuptibles « un score impressionnant au vu du catalogue modeste — une quarantaine de livres — et d’une équipe réduite ». En 2014, le chiffre d’affaires retombe sous les 250 000 euros[1].

Xavier Raufer est conseiller de la maison d'édition[1].

Collections[modifier | modifier le code]

  • Documents : documents d'actualité, enquête sociales, témoignages et essais
  • Ring Blanche : littérature générale
  • Ring Noir : thrillers, romans policiers
  • Murder Ballads : documents et true crimes

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Les éditions Ring sont considérées par l'universitaire Pascal Durand comme un média typique de la « posture néo-réactionnaire »[5]. Le journal Libération classe les éditions Ring à l'extrême droite, critiquant une mise en avant de textes perçus comme xénophobes (La France Orange mécanique de Laurent Obertone, vu comme une compilation de faits divers attribués en partie à des enfants d'immigrés, ou encore Une élection ordinaire du journaliste Geoffroy Lejeune, qui narre en fiction l'élection d’Éric Zemmour à la présidence de la République), ou encore climato-sceptiques (comme l'ouvrage de l'ancien journaliste météo Philippe Verdier)[6].

J.-L. Hippolyte, de l'université Rutgers University-Camden, reproduit la description que D. Serra (fondateur des éditions Ring) a donnée de l'un des auteurs phares des éditions Ring, Maurice G. Dantec : « chrétien sioniste, pro-américain, anti-laïque, militant contre-révolutionnaire[7]. »

Dans une enquête sur « la droite extrême à l'assaut du livre », Ellen Salvi, journaliste à Mediapart, relève en 2016 qu'« en l'espace de quatre ans, elle s'est imposée dans le paysage médiatique en publiant des fictions et des documents volontairement provocateurs, mis en scène dans des bandes-annonces anxiogènes et promotionnés via un usage pour le moins agressif des réseaux sociaux[8]. »

David Serra rejette le qualificatif d'extrême droite, affirmant qu'il « [se] fiche de la politique » et que « ce n’est pas parce [qu'il a] publié deux auteurs de droite [qu'il l'est lui-même] ». Les Inrockuptibles relèvent que « le magazine Sur le ring, fondé par le même Serra, est pourtant très politique, comme l’annonce sa profession de foi : il s’agit de ‘‘poser une bombe dans la sale ambiance humaniste’’. Les ‘‘ennemis’’ sont listés dans un inventaire rageur : ‘‘Altermondialistes, rappeurs, féministes, antiracistes, bobos’’…[1] »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Alexis Moreau, « Les Inrocks - Ring, l’éditeur trash qui défie les poids lourds du marché », sur Les Inrocks, (consulté le 26 septembre 2016)
  2. Le Point, magazine, « Les éditions Ring, passeurs de nouveaux mondes », (consulté le 26 septembre 2016)
  3. Catalogue sur le site de l'éditeur.
  4. RING, « Éditions Ring - Maison d'édition de thrillers, true crimes, document d'actualité et biographies musicales », sur ring.fr (consulté le 26 septembre 2016)
  5. Pascal Durand, « Le marché des radicaux libres. Sur quelques conditions médiatiques de la posture « néo-réactionnaire », Quaderni, vol. 2, no 87,‎ , p. 101-118 (lire en ligne). Via Cairn.info.
  6. Robin d’Angelo, « Ring, des éditions qui sentent le soufre », liberation.fr, (consulté le 16 janvier 2017).
  7. Hippolyte, Jean-Louis (2009), « Paranoia and Christianity in Maurice Dantec’s Crime Fiction », Studies in 20th & 21st Century Literature: Vol. 33: Iss. 1, Article 6. [1].
  8. Ellen Salvi, « La droite extrême à l'assaut du livre », Revue du crieur, no 4,‎ , p. 125

Liens externes[modifier | modifier le code]