Éditions Ring

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Logo de la maison d'édition
Repères historiques
Création 14/02/2012
Fondée par David Serra
Fiche d’identité
Forme juridique SAS

SIREN 539874461

Statut Maison d'édition
Siège social 10 rue de l'Arbalète
75005 Paris
Dirigée par David Serra (17/02/2012)
Collections Documents, Ring Blanche, Ring Noir, Murder Ballads
Langues de publication français
Diffuseurs Editis
Effectif 3
Site web ring.fr
Données financières
Chiffre d'affaires 249 000 € en 2014

comptes récents non disponibles

Résultat net -44 400 € en 2014 (perte)

Ring[1] est une maison d'édition française indépendante fondée en 2012 par David Serra. Elle publie des thrillers, documents, témoignages, enquêtes d'investigation, true crimes, romans, essais et bandes dessinées.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les éditions Ring sont fondées en 2012[2] dans le sillage de la revue Sur le ring[3], considérée par Michel Houellebecq comme la meilleure revue littéraire de l'époque[4].

Parmi les différents auteurs publiés par l'éditeur, on compte Zineb El Rhazoui, Géraldine Woessner[5], Julian Assange, Stéphane Bourgoin, Waleed Al-Husseini, Joël Houssin, Laurent Obertone, Zineb El Rhazoui, Frédérique Lantieri, Dominique Rizet, Philippe Verdier, Ghislain Gilberti, Norman Mailer, Jimmy Page (édition française), Jocko Willink, Papacito ou le dessinateur Marsault[6]. Ring est par ailleurs la première maison d'édition à réaliser des bandes-annonces pour promouvoir les ouvrages de ses auteurs.

Le directeur littéraire de la maison, Raphaël Sorin, est connu pour avoir édité par le passé Michel Houellebecq, Charles Bukowski, Philip K. Dick ou encore William Burroughs. Xavier Raufer est quant à lui conseiller de la maison.[2]

Les éditions Ring ont réalisé 785 000 euros de chiffre d'affaires et 130 000 euros de bénéfices fin 2013, ce qui représente pour Les Inrockuptibles « un score impressionnant au vu du catalogue modeste — une quarantaine de livres — et d’une équipe réduite ». En 2014, le chiffre d’affaires retombe sous les 250 000 euros[2].

En janvier 2016, Ring lance sa marque de poche, La Mécanique Générale[7], qui réédite les principaux succès de la maison deux ans après leur parution mais également des ouvrages phare parus chez d'autres éditeurs.

En août 2018, la première exposition du dessinateur Marsault a été annulée conséquemment à des menaces proférées à l'encontre de la galerie Art Maniak par des militants d'extrême gauche. Plusieurs personnalités ont dénoncé cette opération de censure, notamment le politologue Laurent Bouvet, la déléguée exécutive de la LICRA Zohra Bitan ou encore Jeannette Bougrab, ex-compagne du dessinateur Charb et présidente de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Cette mésaventure a été suivie de près par l'annulation d'une conférence de Laurent Obertone, à la suite d'une campagne de harcèlement lancée contre le Théâtre de L'Atelier, qui devait recevoir l'auteur.

En 2019, le stand de l'essayiste et militante des droits de l'homme franco-marocaine Zineb El Rhazoui est « saccagé »[8],[9] sur le stand de la maison d'édition sur la Foire du livre de Bruxelles. Zineb étant l'une des personnes les plus protégées de France, l'équipe de Ring a hésité à quitter la Foire, avant de prendre la décision de rester jusqu'au bout, en comptant sur le renforcement de la sécurité qui s'est ensuivi.

Collections[modifier | modifier le code]

  • La Mécanique Générale (LMG) :
    • LMG Documents : documents d'actualité, enquête sociales, témoignages et essais
    • LMG Thrillers : littérature de fictions, thrillers
  • Ring Blanche : littérature générale
  • Ring Noir : thrillers, romans policiers
  • Murder Ballads : documents et true crimes

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Sur sa page Facebook, Ring décrit son positionnement en ces termes : « La maison Ring est née dans le prolongement de la revue éponyme, créée en novembre 1999. Notre arrivée en librairie fut marquée par de grands succès critiques et populaires comme autant de portes vers notre salle des machines : le document et le témoignage brûlants, le thriller, le rock, le fait criminel et la bande dessinée en noir et blanc. »

Malgré la grande diversité de son catalogue et ses quelque soixante-treize auteurs dont la plupart sont politiquement neutres, les éditions Ring ont fait l'objet d'accusations quant à leur supposé positionnement politique. Elles sont considérées par l'universitaire Pascal Durand comme un média typique de la « posture néo-réactionnaire »[10], tandis que le journal Libération classe les éditions Ring à l'extrême droite, critiquant une mise en avant de textes perçus comme xénophobes (La France Orange mécanique de Laurent Obertone, vu comme une compilation de faits divers attribués en partie à des enfants d'immigrés, ou encore Une élection ordinaire du journaliste Geoffroy Lejeune, qui narre en fiction l'élection d’Éric Zemmour à la présidence de la République), ou encore climato-sceptiques (comme l'ouvrage de l'ancien journaliste météo Philippe Verdier)[11]. David Serra a réagi à ces attaques via un communiqué publié sur le site officiel de Ring, dans lequel il énumère de façon détaillée les nombreux mensonges et exagérations proférés par l'auteur de l'article, Robin d'Angelo, un pigiste proche de l'extrême gauche[12]. Il relève également le ton selon lui biaisé ainsi que les informations volontairement partielles de l'article : « Pourquoi ne pas parler de la variété de notre catalogue ? De Julian Assange à Zineb de Charlie Hebdo ? Des présentateurs de Faites entrer l'accusé ? De Waleed Al-Husseini ? De Jimmy Page ? De 95% des auteurs de Ring ? »

D'une façon générale, l'éditeur a toujours vivement rejeté le qualificatif d'extrême droite, expliquant que Ring est « une maison plurielle avec un catalogue divers ». Après l'attaque du stand de Zineb par un groupuscule « antifasciste » à la Foire du livre de Bruxelles, David Serra a déclaré dans une interview donnée à Actualitté : « Nous n'avons jamais été d'extrême droite : je suis libertarien et j'ai la même aversion pour l'extrême droite que cette extrême gauche-là. Je suis notamment l'éditeur et l'agent de Zineb El Rhazoui, l'éditeur de Pierre-André Taguieff, de Jimmy Page, de Julian Assange et prochainement de Zohra Bitan, membre de la LICRA. Ring a toujours condamné le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie. Nos enquêtes rendent compte de la réalité brutale d'une société en extrême mutation. »[13]

Zohra Bitan, l'une des Grandes Gueules RMC et ancien membre du parti socialiste, a plusieurs fois pris la défense de la maison, en soulignant notamment que Ring est « un éditeur qui publie des auteurs de divers horizons » et « un éditeur engagé pour que ceux qui ont des choses à dire puissent les partager sans langue de bois. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « identité et bilans de l'entreprise N° 539874461 », sur www.societe.com (consulté le 10 juin 2019)
  2. a b et c Alexis Moreau, « Les Inrocks - Ring, l’éditeur trash qui défie les poids lourds du marché », sur Les Inrocks,
  3. Le Point, magazine, « Les éditions Ring, passeurs de nouveaux mondes », (consulté le 26 septembre 2016)
  4. Serge G., « Michel Houellebecq parle de Ring en 2010 surlering.com », (consulté le 17 juin 2019)
  5. [1]
  6. Catalogue sur le site de l'éditeur.
  7. RING, « Éditions Ring - Maison d'édition de thrillers, true crimes, document d'actualité et biographies musicales », sur ring.fr (consulté le 26 septembre 2016)
  8. « Foire du livre: le stand de Zineb El Rhazoui saccagé », sur lacapitale.be,
  9. « Mais que fait une dessinatrice bordelaise dans l’affaire du stand saccagé d’un éditeur à Bruxelles ? », sur rue89bordeaux.com, .
  10. Pascal Durand, « Le marché des radicaux libres. Sur quelques conditions médiatiques de la posture « néo-réactionnaire », Quaderni, vol. 2, no 87,‎ , p. 101-118 (lire en ligne, consulté le 3 août 2017). Via Cairn.info.
  11. Robin d’Angelo, « Ring, des éditions qui sentent le soufre », liberation.fr, (consulté le 16 janvier 2017).
  12. Réponse à Robin d'Angelo, journaliste proche des milieux antifas (lire en ligne)
  13. « Stand vandalisé à Bruxelles : la Foire veut défendre le “débat d'idées” », sur www.actualitte.com (consulté le 17 juin 2019)

Lien externe[modifier | modifier le code]