Jean Planchais

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Jean Planchais
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Activité

Jean Planchais est un journaliste français, né le à Mortagne-au-Perche, mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Planchais est le fils d'un médecin catholique, installé à Mortagne-au- Perche. Son père est mort en déportation, Jean Planchais est devenu résistant et a rejoint le maquis. Jeune FFI démobilisé, correspondant à temps partiel de la Fédération Mondiale des Anciens Combattants, il est engagé en à l'essai par Hubert Beuve-Méry, directeur d u nouveau quotidien Le Monde, qui avait connu son père avant la guerre[1].

Il a fait toute sa carrière au Monde. Aux côtés des anciens du quotidien LeTemps, il tient d'abord (entre autres, la rédaction est alors très réduite) la rubrique aéronautique (les catastrophes aériennes mais aussi le renouveau de l'industrie aéronautique française jusqu'à la Caravelle) et est rapidement nommé « maître des novices » accueillant ainsi dans le journal les jeunes journalistes arrivants dont André Fontaine puis bien d'autres.

C'est à la rubrique militaire qu'il se fait connaitre (lui qui cultivait la modestie): après avoir débarqué en Égypte en 1956, à l'occasion de la crise du canal de Suez[1], il couvre la guerre d'Algérie grâce à ses contacts avec les jeunes officiers, s'oppose à la torture, décrypte les frustrations à l'origine du putsch des généraux de 1961, et voit son domicile plastiqué deux fois par l'OAS.

Puis ce sera le retrait de l'OTAN et le débat sur la doctrine de dissuasion nucléaire française. En 1965, il devient chef du grand service « Informations Générales » (qui couvre tout à l'époque, sauf la politique et l'étranger) puis de 1969 à 1972 rédacteur en chef-adjoint auprès de Jacques Fauvet[1]. Il portera ainsi le projet Le Monde de l'éducation. En 1979, il crée le supplément (alors controversé pour son modernisme) Le Monde Dimanche dont la Une est un grand dessin (Tudor Banus, Barbe, Ernest Pignon-Ernest...) et qui ouvre largement ses pages aux sciences humaines notamment l'Histoire du Temps Présent. Considérant Hubert Beuve-Méry comme son deuxième père spirituel, il s'attachera tout au long de sa carrière à en défendre l'esprit au sein de la rédaction avec son ami Bernard Lausanne. Il prend sa retraite en 1987 et n'accepte la Légion d'honneur que bien après son départ.

Il est enterré à Coulonges-sur-Sarthe.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Malaise de l'armée, 1958
  • Où en est l'armée ? 1959
  • La Fronde des généraux, 1961 (avec Jacques Fauvet)
  • Une histoire politique de l'armée, 1967
  • Les Provinciaux ou la France sans Paris - 1970
  • Un homme du monde, Calmann-Lévy
  • La Guerre d'Algérie, 1989
  • L'Empire embrasé, 1990
  • Les Médias et l'histoire, en collaboration avec Marc Ferro, 1997
  • Adieu Valmy, la fin de la nation en armes, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Le Monde, 12 septembre 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]