Amécourt

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Amécourt
Le château d'Amécourt en 2014
Le château d'Amécourt en 2014
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Alain Beal
2014-2020
Code postal 27140
Code commune 27010
Démographie
Gentilé Amécourtois
Population
municipale
170 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 50″ nord, 1° 44′ 07″ est
Altitude Min. 67 m – Max. 166 m
Superficie 6,01 km2
Localisation

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Amécourt est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Amécourt[1]
Bouchevilliers
Mainneville
Hébécourt
Amécourt[1] Talmontiers (Oise)
Bazincourt-sur-Epte Sérifontaine (Oise)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Armercort en 1166 [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Certaines découvertes, notamment des pierres taillées, des haches en silex…, sur le plateau de la commune prouvent que la vallée de l’Epte était habitée depuis fort longtemps. La découverte de médailles romaines et de candélabres démontre l’installation des Romains sur l’implantation du village.

Les origines d’Amécourt dateraient de l’époque du Haut Moyen Âge (entre 500 et 750 ap. J.-C.).

La rivière Epte, qui traverse la commune, est la frontière entre le département de l’Eure et celui de l’Oise. En effet, c’est le Traité de St-Clair-sur-Epte (911) qui fait de l’Epte la limite de la Normandie. Charles III y concède à Rollon, chef Viking, la région comprise entre l’Epte et la mer : la Normandie est née. L’Epte, frontière naturelle devient frontière historique, puisqu’elle délimite encore la Normandie de la Picardie. Ainsi Amécourt est l’un des derniers villages normands.

D’autre part, ce que l’on appelle aujourd’hui la forêt de Lyons s’étendait jadis jusqu’à l’actuel bois de Gisors (autrefois Buisson Bleu). Sept villages de la Seigneurie de Mainneville (Amécourt, Hébécourt, Heudicourt, Mainneville, Sancourt, St-Denis-le-Ferment et Tierceville) reçoivent la jouissance de la forêt comprise dans leurs limites, contre rente probablement à partir du XIIe siècle. C’est Philippe le Bel, qui reconnaît « officiellement » l’existence de droits aux habitants des « Sept-Villes-de-Bleu », à travers la création d’une première organisation administrative forestière en instituant les charges de « Maîtres et Gardes des Eaux et Forêts », à la suite d'une ordonnance du 23 mars 1302. Les habitants des Sept-Villes-de-Bleu, forts de leurs droits, défrichent la forêt, font pâturer leurs bétails, utilisent le bois pour la construction et le chauffage et l’élaboration d’outils agricoles. Mais non sans mal, en effet, pendant plus de 5 siècles, les habitants de ces villages ont lutté avec acharnement contre leurs propres seigneurs, mais aussi contre l’administration des Eaux et Forêts, voire contre les Rois eux-mêmes, afin de conserver leur privilège. Cette lutte se termine le 16 février 1805 (le 27 pluviose de l’an XIII), le Conseil d’État décide de laisser aux paysans la jouissance du terrain. En effet, celui-ci est entièrement défriché, cultivé et change de statut, puisque, de bien commun, il devient propriété privée, selon les idées en vigueur lors de la Révolution.

Ainsi le coteau du village compte encore quelques parties boisées et des pâtures pour les troupeaux ovins et bovins au plus près de la rivière, tandis que le plateau, sur les hauteurs, est dédié à l’exploitation céréalière.

  • 20 janvier 2006 : arrivée de l'ADSL à Amécourt.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jacques Bodescot    
mars 2014 en cours Alain Béal SE Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 170 habitants, en diminution de -2,86 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
223 231 225 263 260 237 218 200 229
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
194 205 188 213 214 199 190 195 171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
172 201 189 179 166 180 129 120 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
137 105 87 111 106 145 162 177 170
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Amécourt compte plusieurs édifices inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • l'église Saint-Hélier (XIIe, XVIe et XVIIIe siècle)[7]. La nef a été construite, en partie, au XIIe siècle, le chœur a été reconstruit en 1577 et le portail porte la date 1706. L'édifice comprend notamment des vitraux représentant St Joseph (1895), St Maur (1894), St Jean Evangéliste (1940), la Ste Vierge (1879) et St Louis (1879). S'y trouve également une sculpture de Ste Anne en bois du XVe siècle et un confessionnal en bois du XVIIIe siècle[8] ;
  • la chapelle Sainte-Anne ou Saint-Maur (XIXe)[9]. Cette chapelle a été édifiée en 1859 pour M. Dumesnil. Toute en brique, elle est de plan allongé à vaisseau unique. Son toit à longs pans est recouvert d'ardoises et surmonté d'une flèche pyramidale à l'avant de la nef. Le chevet est de forme polygonal et à trois pans. Flèche pyramidale au faîte du toit à l'avant de la nef. Enfin, cette chapelle accueille un pèlerinage chaque année à la fin du mois de juillet[10] ;
  • le presbytère (XVIIIe)[11] ;
  • un château du XVIIIe siècle[12]. Les propriétaires successifs ont été les familles de l'Isle, de Fours, de Beauvais, de Harle, Sublet, Dufour de Longuerue, Lefèvre d'Amécourt et Flicoteauxl[13] ;
  • le Domaine du Pâtis, manoir fortifié reconstruit au début du XVIIIe siècle, situé sur la place du village[14].

Autre lieu :

  • le lavoir communal, construit en bois avec une couverture en tuiles et alimenté par une source. Il possède un système de vannage qui permet de contrôler le niveau de l’eau ;
  • une statue de la Sainte-Vierge, érigée sur la place du Pâtis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]