Amécourt

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Amécourt
Amécourt
Le château d'Amécourt en 2014.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Alain Beal
2014-2020
Code postal 27140
Code commune 27010
Démographie
Gentilé Amécourtois
Population
municipale
167 hab. (2015 en diminution de 5,65 % par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 50″ nord, 1° 44′ 07″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 166 m
Superficie 6,01 km2
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Liens
Site web Site officiel

Amécourt est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Amécourt est une commune du Nord-Est du département de l'Eure, limitrophe de celui de l'Oise et proche de celui de Seine-Maritime. Son territoire occupe une partie de la vallée de l'Epte et s'étend, à l'ouest, sur le plateau environnant. De ce fait, Amécourt appartient à la région naturelle du Vexin normand. L'atlas des paysages de Haute-Normandie la classe même plus précisément au sein de l'unité paysagère de la vallée de l'Epte[1]. À vol d'oiseau, le bourg est à 11,5 km au nord de Gisors[2], à 26 km à l'ouest de Beauvais[3], à 47 km à l'est de Rouen[4] et à 58 km au sud-est d'Évreux[5].

Communes limitrophes d’Amécourt[6]
Bouchevilliers
Mainneville
Hébécourt
Amécourt[6] Talmontiers (Oise)
Bazincourt-sur-Epte Sérifontaine (Oise)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Armercort en 1166[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Certaines découvertes, notamment des pierres taillées, des haches en silex…, sur le plateau de la commune prouvent que la vallée de l’Epte était habitée depuis fort longtemps. La découverte de médailles romaines et de candélabres démontre l’installation des Romains sur l’implantation du village.

Les origines d'Amécourt dateraient de l'époque du haut Moyen Âge (entre 500 et 750 ap. J.-C.).

La rivière Epte, qui traverse la commune, est la frontière entre le département de l’Eure et celui de l'Oise. En effet, c’est le traité de Saint-Clair-sur-Epte (911) qui fait de l'Epte la limite de la Normandie. Charles III y concède à Rollon, chef viking, la région comprise entre l'Epte et la mer : la Normandie est née. L’Epte, frontière naturelle devient frontière historique, puisqu’elle délimite encore la Normandie de la Picardie. Ainsi Amécourt est l’un des derniers villages normands.

D'autre part, ce que l'on appelle aujourd’hui la forêt de Lyons s'étendait jadis jusqu'à l'actuel bois de Gisors (autrefois Buisson Bleu). Sept villages de la seigneurie de Mainneville (Amécourt, Hébécourt, Heudicourt, Mainneville, Sancourt, Saint-Denis-le-Ferment et Tierceville) reçoivent la jouissance de la forêt comprise dans leurs limites, contre rente probablement à partir du XIIe siècle. C'est Philippe le Bel, qui reconnaît « officiellement » l’existence de droits aux habitants des « Sept-Villes-de-Bleu », à travers la création d’une première organisation administrative forestière en instituant les charges de « Maîtres et Gardes des Eaux et Forêts », à la suite d'une ordonnance du 23 mars 1302. Les habitants des Sept-Villes-de-Bleu, forts de leurs droits, défrichent la forêt, font pâturer leurs bétails, utilisent le bois pour la construction et le chauffage et l’élaboration d’outils agricoles. Mais non sans mal, en effet, pendant plus de cinq siècles, les habitants de ces villages ont lutté avec acharnement contre leurs propres seigneurs, mais aussi contre l’administration des Eaux et Forêts, voire contre les rois eux-mêmes, afin de conserver leur privilège. Cette lutte se termine le 16 février 1805 (le 27 pluviôse de l’an XIII), le Conseil d’État décide de laisser aux paysans la jouissance du terrain. En effet, celui-ci est entièrement défriché, cultivé et change de statut, puisque, de bien commun, il devient propriété privée, selon les idées en vigueur lors de la Révolution.

Ainsi le coteau du village compte encore quelques parties boisées et des pâtures pour les troupeaux ovins et bovins au plus près de la rivière, tandis que le plateau, sur les hauteurs, est dédié à l’exploitation céréalière.

  • 20 janvier 2006 : arrivée de l'ADSL à Amécourt.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jacques Bodescot    
mars 2014 en cours Alain Béal SE Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 167 habitants[Note 1], en diminution de 5,65 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
223231225263260237218200229
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
194205188213214199190195171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
172201189179166180129120129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
13710587111106145162177167
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Amécourt compte plusieurs édifices inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • l'église Saint-Hélier (XIIe, XVIe et XVIIIe siècles)[12]. La nef a été construite, en partie, au XIIe siècle, le chœur a été reconstruit en 1577 et le portail porte la date 1706. L'édifice comprend notamment des vitraux représentant saint Joseph (1895), saint Maur (1894), saint Jean Évangéliste (1940), la Sainte Vierge (1879) et saint Louis (1879). S'y trouve également une sculpture de sainte Anne en bois du XVe siècle et un confessionnal en bois du XVIIIe siècle[13] ;
  • la chapelle Sainte-Anne ou Saint-Maur (XIXe)[14]. Cette chapelle a été édifiée en 1859 pour M. Dumesnil. Toute en brique, elle est de plan allongé à vaisseau unique. Son toit à longs pans est recouvert d'ardoise et surmonté d'une flèche pyramidale à l'avant de la nef. Le chevet est de forme polygonal et à trois pans. Flèche pyramidale au faîte du toit à l'avant de la nef. Enfin, cette chapelle accueille un pèlerinage chaque année à la fin du mois de juillet[15] ;
  • le presbytère (XVIIIe)[16] ;
  • un château du XVIIIe siècle[17]. Les propriétaires successifs ont été les familles de l'Isle, de Fours, de Beauvais, de Harle, Sublet, Dufour de Longuerue, Lefèvre d'Amécourt et Flicoteaux[18] ;
  • le domaine du Pâtis, manoir fortifié reconstruit au début du XVIIIe siècle, situé sur la place du village[19].

Autres lieux :

  • le lavoir communal, construit en bois avec une couverture en tuiles et alimenté par une source. Il possède un système de vannage qui permet de contrôler le niveau de l’eau ;
  • une statue de la Sainte-Vierge, érigée sur la place du Pâtis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La vallée de l'Epte », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 27 décembre 2017).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Amécourt et Gisors », sur www.lion1906.com (consulté le 28 décembre 2017).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Amécourt et Beauvais », sur www.lion1906.com (consulté le 28 décembre 2017).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Amécourt et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 28 décembre 2017).
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Amécourt et Évreux », sur www.lion1906.com (consulté le 28 décembre 2017).
  6. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  7. François de Beaurepaire,Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, page 51
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Église Paroissiale Saint-Hélier », notice no IA00017802, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Eglise Saint Helier ».
  14. « Chapelle Saint-Maur », notice no IA00017801, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Chapelle Sainte-Anne ou Saint-Maur », sur Observatoire du patrimoine religieux (consulté le 14 mai 2017).
  16. « Presbytère », notice no IA00018522, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Château », notice no IA00017803, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « L'histoire du Château », sur Château d'Amécourt (consulté le 14 mai 2017).
  19. « Manoir », notice no IA00017804, base Mérimée, ministère français de la Culture.