Gare de Bréauté - Beuzeville

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Bréauté - Beuzeville
image illustrative de l’article Gare de Bréauté - Beuzeville
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Bréauté
Adresse Place de la gare
76110 Bréauté
Coordonnées géographiques 49° 36′ 13″ nord, 0° 25′ 03″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER Normandie
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare au Havre
Bréauté - Beuzeville à Fécamp
Bréauté - Beuzeville à Gravenchon-Port-Jérôme
Voies 3 (+ voies de service)
Quais 2 (dont un central)
Transit annuel 508 051 voyageurs (2014)
Altitude 116 m
Historique
Mise en service 22 mars 1847
Architecte William Tite
(première gare)
Correspondances
Cars voir Intermodalité

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Bréauté - Beuzeville

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Bréauté - Beuzeville

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Bréauté - Beuzeville

La gare de Bréauté - Beuzeville est une gare ferroviaire française des lignes de Paris-Saint-Lazare au Havre, de Bréauté - Beuzeville à Fécamp et de Bréauté - Beuzeville à Gravenchon-Port-Jérôme. Elle est située au "Hameau de la Gare"[1], sur le territoire de la commune de Bréauté à proximité de Beuzeville-la-Grenier, dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Elle s'appelle uniquement Beuzeville lorsqu'elle est mise en service en 1847 par la Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre, avant de devenir une gare de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, puis de l'Administration des chemins de fer de l'État. En 1938, elle devient une gare du réseau de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Un nouveau bâtiment voyageurs est édifié au début des années 1950.

La gare est desservie par des trains grandes lignes Intercités et des trains régionaux TER Normandie.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 116 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Bréauté - Beuzeville est située au point kilométrique (PK) 202,216[2] de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, entre les gares de Bolbec - Nointot et de Virville - Manneville. Elle est également l'origine de la ligne de Bréauté - Beuzeville à Fécamp, avant la gare de Grainville-Ymauville (fermée), et de la ligne de Bréauté - Beuzeville à Gravenchon-Port-Jérôme exploitée en fret seulement.

La gare dispose d'un faisceau de voies de service.

Histoire[modifier | modifier le code]

Beuzeville est l'une des treize stations[3] mises en service le 22 mars 1847 par la Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Rouen au Havre, en prolongement de la ligne de Paris à Rouen[4].

La gare vers 1900, avec l'ancien bâtiment voyageurs dû à l'architecte anglais William Tite.

Elle devient une gare de bifurcation le , lors de l'ouverture à l'exploitation de la ligne de Bréauté - Beuzeville à Fécamp par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest[5].

La gare prend de l'importance le avec l'ouverture du tronçon de Bréauté - Beuzeville à Bolbec, suivi le du prolongement jusqu'à Lillebonne[6].

Dans les années 1940-1950, l'ancienne gare est détruite et une nouvelle gare est édifiée sur le même emplacement.

La ligne de Bréauté - Beuzeville à Gravenchon-Port-Jérôme est fermée au trafic voyageurs au printemps 1969[7] mais connaît toujours un trafic fret important.

L'ensemble des quais et des installations voyageurs ont été remis à neuf en 2010. Afin de faciliter l'accès de la gare aux personnes à mobilité réduites, deux ascenseurs ont été installés pour rejoindre les quais.

En 2014, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 508 051 voyageurs[8].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Les quais et les voies, avec le bâtiment voyageurs en arrière-plan.

Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. C'est une gare « Accès Plus », qui dispose d'aménagements, équipements et services pour les personnes à mobilité réduite[9].

Un souterrain, accessible par escaliers et ascenseurs, permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

Desserte[modifier | modifier le code]

Desserte par un TER (rame X 73500).

La gare est desservie par des trains de grandes lignes Intercités, sur la relation Le Havre – Rouen-Rive-Droite – Paris-Saint-Lazare[9].

C'est également une gare régionale, desservie par des trains TER Normandie, sur les relations Le Havre – Rouen-Rive-Droite et Le Havre – Fécamp[9].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking sont aménagés à ses abords.

Elle est desservie par des autocars TER Normandie (ligne de Bréauté - Beuzeville à Fécamp) et des cars départementaux[9] (ligne 17, de Bréauté-Beuzeville à Étretat, et navette de Bréauté - Beuzeville à Bolbec).

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare de Bréauté - Beuzeville, qui dispose d'un faisceau de voies de services, est ouverte au trafic du fret pour trains massifs en gare[10].

La gare dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

La gare de Bréauté - Beuzeville apparaît dans La Bête humaine, film de Jean Renoir sorti en 1938. C'est là que Lantier (Jean Gabin), s'arrête pour aller voir sa marraine qui est garde-barrière.

Elle apparaît également dans l'œuvre de Simenon, d'abord dans Pietr-le-Letton[11], puis dans Maigret et la Vieille Dame[12], à chaque fois sous un jour peu favorable.

La gare est évoquée dans Le triangle d'hiver de Julia Deck[13]. Elle est également évoquée dans La peau noire des anges de Yves-Marie Clément[14]. Elle est encore évoquée dans Index de Camille Laurens[15].

La gare a donné son nom à un personnage (Madame de Bréauté-Beuzeville) dans le film La Famille Fenouillard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bréauté - Beuzeville | Gares & Connexions », sur www.gares-sncf.com (consulté le 6 septembre 2017)
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, volume 2, édition La Vie du Rail, août 2011 (ISBN 978-2-918758-34-1), p. 132.
  3. « De Rouen au Havre », dans Journal du génie civil, des sciences et des arts, Volume 15, A. Corréard., 1847, p. 408 (consulté le )
  4. François et Maguy Palau, « 3.16 Rouen-Le Havre et jonction Rouen Sotteville », dans Le Rail en France : les 80 premières lignes 1828-1851, éditeur Palau, Paris, 2003 (ISBN 2-950-9421-0-5), p. 143
  5. Gilbert Décultot, Fécamp: pages d'histoire, visages de la ville, L. Durand et fils, 1979, p. 110 extrait (consulté le ).
  6. Jacques Vauquelin, Châteaux, manoirs, monuments et sites de la région bolbécaise, édité par l'auteur, 1977 extrait (consulté le ).
  7. Sur les rails de Haute-Normandie, José BANAUDO
  8. « Fréquentation en gares en 2014 – Bréauté-Beuzeville », sur SNCF Open data, traitement du 26 avril 2016 (onglet informations) (consulté le 6 septembre 2016).
  9. a, b, c et d La gare de Bréauté - Beuzeville sur ter.sncf.com Normandie, un site officiel de la SNCF (consulté le ).
  10. Site fret SNCF : Bréauté - Beuzeville : code gare 413344 (consulté le ).
  11. Georges Simenon, Pietr-le-letton (lire en ligne) :

    « La gare de Bréauté où, à sept heures et demie, le commissaire quitta la grande ligne Paris - Le Havre lui donna un avant-goût de Fécamp. Un buffet mal éclairé, aux murs sales, avec un comptoir où moisissaient quelques gâteaux secs et où trois bananes et cinq oranges essayaient de faire une pyramide. (...) Pour aller d'une voie à l'autre, il fallait patauger dans la boue jusqu'aux genoux. Un vilain petit train fait de wagons de rebut. »

  12. Maigret et la Vieille Dame :

    « Il descendit du Paris - Le Havre dans une gare maussade, Bréauté-Beuzeville. Le train pour Étretat, s'il vous plaît ? Il n'y avait pas de restaurant à la gare, pas de buvette, seulement une sorte d'estaminet (...) Étretat ? Vous avez le temps, il est là-bas votre train. On lui désignait (...) des wagons sans locomotive (...) d'un ancien modèle au vert duquel on n'était plus habitué avec, derrière les vitres, quelques voyageurs figés qui semblaient attendre depuis la veille. Cela ne faisait pas sérieux. Cela ressemblait à un jouet, un dessin d'enfant. »

  13. Mademoiselle fait des siennes… (lire en ligne), p. 154-155 :

    « Par la fenêtre du compartiment, la campagne s’est seulement interrompue lors de brefs arrêts en gare de Rouen, Yvetot puis Bréauté-Beuzeville. Le nom de ces localités était inscrit en capitales blanches sur des panneaux bleu nuit, et sous eux les voyageurs se hâtaient vers le dehors, impatients de gagner les quartiers obscurs au-delà des frontières illuminées de la station. Le soupçon lui était alors venu que ces gares étaient des leurres, et tous les passagers sur le quai des figurants prêts à sauter, une fois le train reparti, dans la première rame en sens inverse, qu’ils avaient été recrutés pour la maintenir dans l’illusion de ces villes, la bercer dans le mirage de leur existence alors que somme toute rien n’avait été prouvé, qu’aucune rue ne s’étendait peut-être au-delà du décor ferroviaire et que ce théâtre n’avait été inventé que pour l’induire en erreur, dans le cadre d’un vaste plan tenu secret. »

  14. Yves-Marie Clément, La peau noire des anges : Un roman d'apprentissage (ISBN 9791090685734, lire en ligne) :

    « Angelina descendit du train dans la petite gare de Bréauté-Beuzeville. Le froid. Le vent intense sur les quais. Les prairies et les champs à perte de vue. La pénombre de l'hiver. Elle ne pouvait rester là. Il n'y avait pas de ville, ici. Pas d'abri. Il y avait bien un ancien hôtel. Mais il était fermé. Un peu plus loin, quelques maisons posées en bord de route, dans la campagne. Volets fermés. Et des aboiements de chiens. Tu n'es pas la bienvenue, petite Sakalava. Passe ton chemin ! »

  15. Camille Laurens, Index, Folio (ISBN 2072713102, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Le Havre Le Havre TER Normandie Yvetot Rouen-Rive-Droite
Le Havre Le Havre
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Le Havre
ou Terminus
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ou Virville - Manneville
ou Terminus
TER Normandie Fécamp Fécamp