Gare d'Oissel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Oissel
Image illustrative de l’article Gare d'Oissel
Gare d'Oissel
Localisation
Pays France
Ville Oissel
Adresse Place de la Gare
76350 Oissel
Coordonnées géographiques 49° 20′ 35″ nord, 1° 06′ 08″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités Normandie
TER Normandie
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare au Havre
Serquigny à Oissel
Voies 6 (+ voies de service)
Quais 4
Transit annuel 436 828 voyageurs (2015)
Altitude 13 m
Correspondances
Bus Voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Oissel

Géolocalisation sur la carte : Normandie

(Voir situation sur carte : Normandie)
Oissel

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Oissel

La gare d'Oissel est une gare ferroviaire française des lignes de Paris-Saint-Lazare au Havre et de Serquigny à Oissel, située sur le territoire de la commune d'Oissel dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Elle est mise en service après l'ouverture de la ligne, sans doute au début de l'année 1845, par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen et elle est transformée en gare de bifurcation, en 1865, par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest qui a pris la suite de la compagnie primitive.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) du réseau TER Normandie, desservie par des trains Intercités et régionaux.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 13 mètres d'altitude, la gare de bifurcation d'Oissel est située au point kilométrique (PK) 125,741 de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, entre les gares de Pont-de-l'Arche et de Saint-Étienne-du-Rouvray[1].

Elle et également située au PK 58,741 de la ligne de Serquigny à Oissel, après la gare de Tourville[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de l'ouverture de la ligne de Paris au Havre, le 9 mai 1843, la station de Tourville établie par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen est la plus proche de la commune bien qu'étant à Tourville-la-Rivière pour les contraintes du tracé et la commodité des habitants d'Elbeuf. Ce point d'arrêt éloigné d'Oissel, n'est pas facilement accessible, du fait qu'il fallait traverser la Seine et parcourir des prairies humides inondées l'hiver. Dès lors, l'accès au chemin de fer pour les habitants, devient un problème crucial pour la commune. Rapidement, face aux demandes des autorités locales, la Compagnie décide de l'établissement d'une station dans le bourg centre d'Oissel[3].

La gare vers 1900.

Le 11 novembre 1844, les travaux de construction de la station sont lancés. Dès 1846, un service de correspondance permet aux habitants d'Elbeuf de prendre le train à Oissel. Mais peu rentable et pas subventionné, il disparaît rapidement. La proximité des deux stations, ne permet pas un développement suffisant de celle d'Oissel pour que la commune puisse en tirer un bénéfice[3].

La mise en service de la ligne de Serquigny à Oissel, embranchement de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, le 24 juillet 1865[4], fait évoluer la station d'Oissel en gare de bifurcation. Un bâtiment plus important est édifié à proximité du précédent et l'ancienne station de Tourville est fermée pour être reconstruite sur le nouvel embranchement. Cette nouvelle configuration permet à la station d'Oissel de voir augmenter sa fréquentation[3].

La commune crée une commission pour étudier la possibilité d'ouvrir une voie entre le centre et la gare. Le projet présenté au conseil municipal le 18 mai 1967 obtient une majorité de votes « pour ». Le dossier revient devant le conseil, le 25 octobre 1868, qui vote pour la prise en charge de la dépense, évaluée à 33 000 F, par un « emprunt auprès de la caisse des chemins vicinaux ». Plus tard, la nouvelle voie est baptisée « rue de la Gare »[3].

En 2002, les abords de la gare sont réaménagés, avec la création d'un « pôle d'échange multimodal » qui permet une meilleure utilisation de l'espace pour la rencontre des différents types de transports : les piétons, les véhicules et les transports en commun, ferroviaires et routiers. Il y a un agrandissement du parking à 200 places et une meilleure desserte par des bus. L'ensemble est financé principalement par la commune et l'agglomération de Rouen[5].

En 2015, SNCF estime la fréquentation annuelle à 436 828 voyageurs[6].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport TER[5].

Un souterrain permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre[5].

Desserte[modifier | modifier le code]

Oissel est desservie par les trains TER Normandie (lignes de Rouen-Rive-Droite à Paris-Saint-Lazare et à Caen)[5].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parking pour les véhicules y est aménagé[5].

Le pôle multimodal est desservi par les bus de la ligne F3 du réseau des Transports en commun de l'agglomération rouennaise (TCAR) et par les véhicules de la ligne F du réseau des Transports de l'agglomération d'Elbeuf (TAE).

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare d'Oissel, qui dépend de la plateforme de Sotteville, est ouverte au service du fret, uniquement pour des transports par train massif en gare[7].

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs édifié en 1865 par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest est toujours utilisé pour le service ferroviaire. Il comporte un corps central à trois ouvertures et un étage plus des combles, sous une toiture à quatre pans, prolongé par deux ailes à deux ouvertures, sous une toiture à trois pans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français : (340) Rouen - Le Havre, vol. 1 - lignes 001 à 600, Paris, La Vie du Rail, , 238 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), p. 131
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français : (372) Serquigny - Oissel, vol. 1 - lignes 001 à 600, Paris, La Vie du Rail, , 238 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), p. 140
  3. a b c et d Ville d'Oissel, « Histoire d'Oissel : on l'appelait station », sur ville-oissel.fr (consulté le 2 février 2016)
  4. François Palau et Maguy Palau, Le Rail en France - Le Second Empire : 8.6 Serquigny-Rouen : 24 juillet 1865, t. 3 : 1864 - 1870, Paris, Palau, , 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X), p. 51
  5. a b c d et e « Services & Gares / Gare Oissel », sur http://www.ter.sncf.com/, (consulté le 2 février 2016).
  6. SNCF Open Data, estimation de la fréquentation des gares en 2015.
  7. Fret SNCF, « Nomenclature des gares CIM : Oissel - code gare : 411207 », sur fret.sncf.com (consulté le 24 mai 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]



Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Le Havre
ou Rouen-Rive-Droite
Rouen-Rive-Droite Intercités Val-de-Reuil Paris Saint Lazare
Rouen-Rive-Droite Saint-Étienne-du-Rouvray TER Normandie Pont-de-l'Arche Paris-Saint-Lazare
Rouen-Rive-Droite Saint-Étienne-du-Rouvray TER Normandie Tourville Caen