Gare d'Alençon

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Alençon
Image illustrative de l'article Gare d'Alençon
Bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Commune Alençon
Adresse Place de la Résistance
61000 Alençon
Coordonnées géographiques 48° 26′ 02″ nord, 0° 05′ 56″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Le Mans à Mézidon
Alençon à Condé-sur-Huisne
Alençon à Domfront
Voies 3 + voies de service
Quais 2
Altitude 144 m
Historique
Mise en service 15 mars 1856
Correspondances
Bus et cars voir Intermodalité

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Alençon

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Alençon

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Alençon

La gare d'Alençon est une gare ferroviaire française de la ligne du Mans à Mézidon, située à proximité du centre de la ville d'Alençon, dans le département de l'Orne, en Région Normandie.

L'embarcadère[1] est mis en service en 1856 par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest. C'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des trains Intercités, TER Normandie et TER Pays de la Loire circulant entre Caen, Le Mans et Tours.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 144 mètres d'altitude, la gare d'Alençon est située au point kilométrique (PK) 55,969 de la ligne du Mans à Mézidon, entre les gares ouvertes de La Hutte - Coulombiers (s'intercalent les gares fermées de Bourg-le-Roi et de Champfleur) et de Sées. Elle est séparée de cette dernière par la gare aujourd'hui fermée de Vingt-Hanaps.

Gare de bifurcation, elle est aussi l'origine, au PK 0,000, de la ligne d'Alençon à Condé-sur-Huisne, déclassée et transformée en voie verte depuis 2010[2], et de la ligne d'Alençon à Domfront partiellement exploitée en trafic fret. Les premières gares sont celles de Semallé en direction de Condé-sur-Huisne et de Damigny en direction de Domfront.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne de la gare d'Alençon vers 1900.
Alençon, la place de la gare avec des voitures à cheval en attente devant le bâtiment voyageurs vers 1900.

Alençon entre dans la jeune histoire des chemins de fer avec un arrêté pris en 1842 par le ministre des travaux publics. Cette information est publiée par le Journal des chemins de fer, dans son numéro du samedi 3 septembre 1842[3], qui précise qu'il y a deux projets à l'étude pour une ligne de Paris à Brest : l'une par Nantes et l'autre par Chartres, Alençon, Laval, Rennes et Pontivy. La loi du 26 juillet 1844[4] écarte le tracé par Nantes en finançant un premier tronçon de Versailles à Chartres, mais ne précise plus Alençon comme point de passage avant Laval. Le choix est maintenant entre Alençon et Le Mans, les édiles et soutiens des deux parties vont, selon Alain Champion[5], soutenir sans failles le tracé passant par leur ville, c'est finalement le passage par Le Mans qui est décidé à une voix de majorité par la commission parlementaire chargée de ce dossier. La loi du 21 juin 1846[6] précise le tracé de la ligne principale de l'Ouest : de Versailles à Rennes par Chartres, Le Mans et Laval, et ajoute en complément deux embranchements : de Chartres à Alençon et du Mans à Caen. Mais différents problèmes, notamment financiers, feront prendre du retard à la réalisation de la ligne de l'Ouest et ne permettront pas la réalisation des embranchements prévus, il faut attendre encore quelques années pour l'arrivée du chemin de fer à Alençon.

L'embarcadère[7] d'Alençon est le terminus de la première section, de l'embranchement du Mans à Mézidon, mise en service par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest le 15 mars 1856[8]. La section suivante d'Alençon à Argentan est mise en service le 1er février 1858[9]. et l'ensemble de la ligne est ouvert le 1er février 1859 avec la mise en service du dernier tronçon d'Argentan à Mézidon.

L'importance ferroviaire d'Alençon se renforce, avec la mise en service le 6 mai 1873 de la ligne d'Alençon à Condé-sur-Huisne et en 1881 l'ouverture d'une nouvelle ligne d'Alençon à Domfront mise en service par sections : le 15 septembre 1881 d'Alençon à Pré-en-Pail et le 15 septembre 1881 de Pré-en-Pail à Domfront.

Durant la Seconde Guerre mondiale la gare va subir plusieurs bombardements qui vont détruire les infrastructures et notamment son bâtiment voyageurs. Le 14 juin 1940[10] un bombardement de la Luftwaffe sur la gare et ses abords fait plus de trente victimes parmi les réfugiés présents. Les attaques suivantes seront les bombardements alliés de 1944. Le premier a lieu le 21 mai et cause deux blessés ainsi que des dégâts matériels touchant le bâtiment et plus de dix locomotives. Le 9 juin, c'est le tout le quartier de la gare qui est détruit par l'aviation anglo-américaine. Les 12 et 13 juillet la gare subit encore des attaques.

L'architecte Louis Arretche réalise des esquisses et un avant-projet pour une nouvelle gare en 1947 et 1948[11]. L'inauguration de la nouvelle gare a lieu en 1960[12].

Le 13 juin 2010[13] a lieu l'inauguration de la voie verte qui remplace l'ancienne ligne d'Alençon à Condé-sur-Huisne.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

à quai une rame TER X 76500
Rame TER X 76500 en gare.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare[14] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs avec un guichet ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'automates pour l'achat des titres de transport TER et d'un espace presse Relay installé dans le hall. La gare comporte trois quais numérotés de 1 à 3, qui mesurent 279 m[15].

Desserte[modifier | modifier le code]

Alençon est desservie par des trains Intercités et des réseaux TER Normandie et TER Pays de la Loire circulant entre Caen, Le Mans et Tours.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Des correspondances sont possibles avec les transports en commun routiers : les lignes 1 et 3 du réseau de bus Alto des transports urbains de la communauté urbaine d'Alençon ; les lignes 20, 21, 40, 61, 70 et 71 des bus du réseau interurbain de l'Orne ; et la ligne 4 des transports Interurbains de la Sarthe. La ligne Alto 1 assure un correspondance avec le centre ville d'Alençon, toutes les 15 du lundi au vendredi et toutes les 20 minutes le samedi et l'été de 7H à 20H[16].

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service FRET (code gare: 444711)[17]. Elle est ouverte uniquement pour le trafic de trains de bois. Elle comporte par ailleurs des voies de service et de débords, la rendant ouverte au service infrastructure de la SNCF[18].

Projet[modifier | modifier le code]

La rénovation de la gare, comprenant notamment[19] l'accessibilité et la mise aux normes du bâtiment voyageurs et de son parvis, est programmée pour être réalisée entre 2012 et 2014[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le terme embarcadère est utilisé pour les stations importantes d'une ligne à une époque où le terme gare n'est pas encore d'utilisation générale.
  2. Site du suivi de réalisation de la voie verte Alençon - Condé"-sur-Husine.
  3. Journal des chemins de fer, 1re année - 1842, Paris, p. 186 lire en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  4. France, C. M. Galisset, Legé, Daverne, Corps du droit français, ou recueil complet des lois, décrets, arrêtés, ordonnances, sénatus-consultes, réglemens, avis du conseil d'état…: 1789-1854, volume 8, 1845, p. 282 lire en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  5. Alain Champion, Dictionnaire des rues et monuments d'Alençon, éditions Cénomanes, 2006 (ISBN 9782905596871) extrait en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  6. A. Fouquier, Annuaire historique universel ou histoire politique pour 1851, Thoisnier Desplaces, Paris, 1853 p. 274 lire en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  7. Auguste Moutié, De Paris à Laval et à Alençon, 1856 p. 13 lire en ligne (consulté le 30 mars 2011).
  8. Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859 p. 40 lire en ligne (consulté le 30 mars 2011).
  9. Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859 p. 44 lire en ligne (consulté le 30 mars 2011).
  10. Alain Champion, La seconde guerre mondiale à Alençon, éditions Alan Sutton, 2007 extrait en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  11. Site Archiwebture. citechaillot.fr, Fonds Arretche, Louis (1905-1991) : Objet ARRLO-B-47-02. Gare d'Alençon (Orne) : reconstruction du bâtiment voyageurs. 1947-1948 lire en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  12. Alain Champion, Mémoire en image : Alençon, éditions Alan Sutton, 1995 extrait en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  13. Site Voie verte61, Voie Verte Alençon / Condé-sur-Huisne lire en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  14. Site SNCF TER Basse-Normandie, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare d'Alençon lire (consulté le 30 mars 2011).
  15. Site rff.fr, Document de référence du réseau : consulter l'horaire de service de l'année en cours ou la suivante, Chapitre 3, Annexe 7.1 - Liste des quais
  16. « Site d'Altobus - Plans et Horaires des lignes de bus » (consulté le 23 août 2013)
  17. Site Fret SNCF : la gare d'Alençon.
  18. Data-Gouv.fr – liste de toutes les gares exploitées ou non, domaine d'exploitation [1]
  19. Site Conseil Régional Basse-Normandie, Imprimer Envoyer Partager Comité de ligne ferroviaire Caen - Le Mans - Tours, Caen le 7 janvier 2010 lire en ligne (consulté le 31 mars 2011).
  20. Site Ouest-France, Une étude pour améliorer la ligne SNCF Caen-Le Mans-Tours, article du 7 janvier 2011 lire en ligne (consulté le 31 mars 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]



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