Machine à coudre

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Machine à coudre domestique moderne (années 1990).

Une machine à coudre est une machine, d'usage domestique ou industriel, qui exécute mécaniquement les points de couture, généralement en utilisant deux fils, le fil supérieur enfilé dans l'aiguille, et le fil inférieur venant de la canette.

Les premières machines à coudre, apparues au XIXe siècle, étaient mécaniques et mues manuellement ; de nos jours elles sont généralement électriques et font de plus en plus appel à l'électronique, et par exemple à des mémoires permettant de piloter des motifs complexes ou même de broder des suites de lettres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Femme chinoise cousant à la machine sur le trottoir (2008).

Les premiers inventeurs d'une « machine à coudre », l'Américain Elias Howe, l’Allemand Balthasar Krems, l’Anglais Thomas Saint et l’Autrichien Joseph Maderspeger sont, aujourd'hui, pratiquement oubliés.

La première machine à coudre véritablement pratique est attribuée à un tailleur français originaire de la région lyonnaise, Barthélemy Thimonnier. Il dépose en 1830 le premier brevet d'une machine à coudre construite en bois, à un fil continu, en point de chaînette, cousant 200 points à la minute. Il en fabrique 80 exemplaires pour honorer une commande d'uniformes de l'armée. Beaucoup d'inventeurs de cette époque misent sur la reproduction du mouvement de la main, ce qui limite la couture à une simple aiguille (Madesperger notamment dont la machine s'appelait « La main qui coud »).

En 1834 l'américain Walter Hunt est le premier à utiliser une navette, et donc utilise deux fils. Cette idée est reprise et améliorée par Elias Howe qui dépose un brevet en 1846 mais n'obtient aucun succès et part en Angleterre pour tenter de l'exploiter. Isaac Merrit Singer perfectionne en 1851 une machine qu'il doit réparer, ce qui lui permet de déposer le 12 août 1851 un premier brevet et de créer la même année la I.M. Singer & Co qui vend des machines à coudre à usage domestique, ce qui lui apporte le succès. Elias Howe le poursuit en justice et gagne son procès en 1854 mais ne peut en profiter car Isaac Merrit Singer a apporté suffisamment d'améliorations protégées pour que sa production à grande échelle se poursuive[1].

La fabrication des machines françaises allait être brillante sous le second Empire : Peugeot, Hurtu, Journaux Leblond, Brion, Reimann. La machine à coudre à navette, fonctionnant au pied avec une pédale, fut brevetée le par Pierre Cobet. Brevet et nom furent vendus à la famille Peugeot qui la fabriqua à Audincourt.

À l'Exposition universelle de Paris de 1878, la Légion d'honneur fut décernée à Benjamin Peugeot, constructeur de la machine à coudre.

En 1871 l'allemand Kayser imagine un dispositif qui permet de déplacer l'aiguille transversalement afin d'obtenir une couture en zig-zag. En Alsace Caroline Garcin, imagine un moteur à ressort, car, à cette époque, l'électricité ne pouvait encore être produite que par des piles encombrantes et onéreuses.

En 1873, Ward invente l'ancêtre de la machine à bras libre utilisée par la marque suisse Elna pour coudre manches et jambes de pantalon.

En 1937, Pfad ajoute à cette machine un moteur.

La machine à coudre a révolutionné la couture en la rendant plus rapide et moins chère.

Description[modifier | modifier le code]

Fonctionnement du mécanisme effectuant les points de couture.

Inventeurs[modifier | modifier le code]

  • Brevet Machine : Jean-Frédéric JOURNAUX
  • Brevet Machine moteur électrique : René PFAD


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]